Tout ce qu’eust de mortel ceste illustre duchesse
GlST DESSOUBS CE TOMBEAU; SON AME EST DANS LES CIEUX,
Qui de tant de vertu décora sa noblesse Que sa gloire enrichit l’honneur de ses ayeulx.
Ms. B\ p. 33o; — Lenoir, Musée des monumens français , t. III, p. 1 ho.
Sur la face antérieure du sarcophage, on lisait cette épitaphe :
430. — D. O. M. || Claudia Catharina Claromontia, Retiorum dux, heroina
venant cl’un tombeau qui avait été érigé à la famille Boucherat dans le temple Saint-Landry, et qui a été détruit. Le bas-relief en albâtre que l’on voit au lias, est de Pilon et représente Jésus au Jardin des Oliviers; le socle qui porte un lion chimérique est orné aussi d’un bas-relief très délicatement sculpté, en albâtre et de quatre médaillons bronzés. » El il ajoute en note : <r J’ai été obligé de changer la forme de ce monument qui tenait tellement à la construction du local où il avait été placé originairement, que la statue se trouvait posée au-dessus d’une porte.» (T. 111, p. i4o.)
Dans une autre note de son Rapport au comte de Vaublanc, Lenoir a modifié et complété ses premières indications : «Ce monument qui avait été dégradé, écrit-il, a été entièrement fait avec du marbre du Musée. Les colonnes de vert de mer qui supportent le sarcophage viennent de l'abbaye de Saint-Denis ; les enfans . et autres accessoires , de la partie supérieure du tombeau de de Thon [ce
qui d’ailleurs parait inexact]; le lion qui est sur un piédestal, du tombeau de Chabot, et le bas-relief représentant Jésus au Jardin des Olives, de Saint- Etienne-du-Mont. » (N° n5.)
La planche 128 du Musée des monumens français , donne le dessin du mausolée décrit par Lenoir.
ll) Le sarcophage en marbre , conservé par Lenoir au Musée des monuments français , est aujourd’hui placé dans une des galeries du palais de Versailles.
(2) Les deux anges de bronze étaient aussi entrés au Dépôt des Petits-Augustins. On les retrouve mentionnés dans le Projet de catalogue de 1 794 : « De l’Ave-Maria : Deux petits enfants en bronze.» (Archives du musée , t. Il, p. 195.) Mais les notes manuscrites consignées par Lenoir sur la Notice succincte des objets de sculpture, etc., nous apprennent qu’ils furent fondus. (Ibid., p. 129.) Les ornements de bronze qui surmontaient le sarcophage eurent, sans aucun doute, le même sort.
COUVENT DES FILLES DE L’AVE-MARIA
CUM QUAVIS PRISCI ÆVI COM||PARANDA, PIETATE, PUDICITIA, INGENII ELEGANTIA, IN LITTERATOS EXIMIO FAVORE, IN || TENUIORES BENIGNITATE AC MUNIFICENTI A , ERGA OM- NES COMITATE INSIGNIS; || VETUSTISSIMÆ GENTIS SPLENDORI ETIAM ALIQUID ADDI POSSE JUDICAVIT, SI ANIMUM || LIBERALIORI DOCTRINA SUPRA SEXUM EXCOLERET, EO- QUE NOMINE REGIBUS AC PRIN||CIPIBUS , QUORUM PLURES ARCTA NECESSITUDINE CON- TINGEBAT, ACCEPTISSIMA FUIT, UT [| QUI EAM SÆPIUS DE REBUS GRAVISSIMIS AC OM¬ NIBUS DISCIPLINIS ADMIRABILI FACUNDIA || DISSERENTEM LIBENTISSIME AUDIRENT. IlS PRÆSTANTIS INGENU DOTIBUS ENITUIT )| PRÆSERTIM CUM POLONORUM LEGATI CARO- LUM IX, HENRICUM, NOVUM POLONIÆ || REGEM, CATHARINAM REGIN AM-PARENTEM LATINO SERMONE ALLOQUERENTUR ; IPSI || ENIM PRINCIPES USI SUNT INTERPRETE ClA- ROMONTIA, LEGATIS APPOSITE RESPONDENTE. || JoANNI ANNEBALDO, ClAUDII ILLIUS FAMOSI MARIS PRÆFECTI FILIO, PRIMUM NUPSIT; || QUO, PRO PATRIA ET REGE IN PRÆ- LIO DRUIDENSI FORTITER DIMICANTE OCCISO, CUM Aï.BERTO || GONDIO, RETIORUM DUCE, FRANCIÆ PARI, EQUITUM TRIBUNORUM PRINCIPE, TRIREMIUMQUE || GALLICARUM GENE- RALI , OB PRUDENTIAM ET ANIMI MAGNITUDINEM DE GALLIA || BENE MERITO, XXXVI ANNOS UNANIMI CONNUBIO VIXIT. || ObIIT LUTETIÆ PARISIORUM, MENSE FEBRUARIO, ANNO SALUTIS MDCIII, ÆTATIS LX.
Texte d’après l’inscription originale; — Ms. B\ p. 82/1; — Du Breul, p. 678; — Guilhermy, 1. 1, p. 544-547-
La face postérieure du sarcophage portait cette autre inscription :