‹ Épitaphier du vieux Paris (volume 4)Chapitre 379 sur 442 · Retia MARMOREO JACET heroina SEPULCHRO · texte numérisé non relu

Retia MARMOREO JACET heroina SEPULCHRO

Nobile quæ titulis genus alto a sanguine ducens,

Tôt sibi summorum devinxit pectora regum.

Qu AM TENERO CASTÆ GREMIO EXCEPERE CAMÆNÆ,

Mellea quam pavit cœlesti nectare Pitho,

Quam Charités aluere, animi plenissima magni Pectora et ingenium dea cui Tritonia finxit.

Parca sed abripiens momento munera divum Mersit et obscura noctis caligine texit.

FALLIMUR; AUGUSTA NAM PROLE SUPERSTITE, FAMAM

Retia et æternos auxit virtutibus annos.

ObIIT LuTETIÆ PARISIORUM, MENSE FEBRUARII , ANNO SALUTIS || MDCIII, ÆTATIS LX.

HENRICUS GoNDIUS, ReTIORUM DUX, EX CAROLO BeLLÆ INSULÆ MARCHIONE FILIO II NEPOS, AVÆ PIENTISSIMÆ , HENRICUS, PARISIENSIS EPISCOPUS, PHILIPPUS EMMANUEL, || JüNIACI COMES, TRIREMIUM GALLICARUM PRÆFECTUS GENERALIS , JOANNES, DIVI || Al- BINI ABBAS, FILII, MATRI SUAVISSIMÆ MŒRENTES POSUERUNT. ! Requiescat IN PACE.

Armes. Annebaud : De gueules à la croix de vair.

Texte d’après l’inscription originale; — Ms. B2, p. 325; — Du Breul, p. 674,- — Guilhermy, t. I, p. 728-729.

JEANNE DE YIVONNE.

Jeanne de Vivonne, mère de la duchesse de Retz, avait, au fond de la chapelle, un mausolée de marbre adossé à la muraille, et orné de sa statue priante (1). Sur la table de marbre noir qui formait la base du monument était gravée cette inscription :

452. — D. O. M. - Plis MANIBUS ET ÆTERNÆ MEMORIÆ CLARISS1MÆ ET ILLUS- TRISSIMÆ HEROINÆ DOMINÆ JOANNÆ VlVONNEÆ(2), QUÆ REGIA ÂRMORICÆ BrITANNÏÆ REGULORUM PROPAGINE ET STEMMATE PURO INSIGNIT A , UT TANTO NATALIUM SPLEN- DORE CLARISSIMA, ITA SUMMIS PIETATIS, CARITATIS , CONTINENTIÆ, CASTITATIS ET MUNIFICENTIÆ VIRTUTIBUS CONSPICUA, FORTISSIMI ET ILLUSTRISSIMI EQUITIS CLAUDII Claromontii Dampetræi CONJUGIS DILECTISSIMA , JUGALI N EX U LlBITINA SOLUTO PRÆCOCI , TOTOS XXXVIII ORBITATIS ANNOS VERE VIDUA LUGENS, MCERENS, CLARISSI- MUM JUGALIS T(EDÆ PIGNUS, FULGENTISSIMUM ÆVI JUBAR, GNATAM ClAUDIAM CA- THARINAM, ReTIORUM DUCISSAM, MATRI ORBIQUE UNICAM NOSTRO, ALUIT, COLUIT, EDUCAVIT OMNIBUSQUE INGENII, CORPORIS ET FORTUNÆ DOTIBUS CUMULAVIT; CUM- QUE TOT PUDORIS , CASTITATIS, IRRUPTÆ FIDE1 COPULÆ SPECIMINA EDIDISSET, HANC FAMÆ ET VIRTUTIS ERGO ERRICUS III, FrANCIÆ ET POLONIÆ REX CH RISTI ANISSIMUS , INTER ILLUSTRISSIMAS CASTISSIMÆ REGINÆ LODOICÆ CONJUGIS ASSIDENTES HEROINAS PRIMARIAM ADSCIVIT, ET REGII THALAMI TUTELAM, SUMMUM FEMINEI MUNERIS API- CEM, DEMANDA VIT; QUO INTEGRE ET FIDELITER GESTO, ANNISQUE LXVIII TRANSACTIS, VI IDUS APRILIS , ANNO RESTITUTÆ SALUTIS MDLXXX1II, TOTA CHRISTUM SPIRANS, DIEM CLAUSIT INTER OSCULA ET A AJ PLEXUS MCESTISSIMÆ ET ILLUSTRISSIMÆ UNICÆ SUÆ CLAROMONT1Æ QUÆ, PIENTISSIMA GNATA, PIENTISSIMÆ MATRI ÆTERNUM HCERERE H (ERES SATAGENS, HOCCE, UTRIQUE NON PAR, MONUMENTUM POSUIT, SACRAVIT, DI- C A VIT (3).

Armes. Clermont : De gueules à deux clefs d’argent en sautoir.

— Vivonne : D’ hermines au chef cousu de gueules.

Ms. B2, p. 3 2 3 ; — DuBreul, p. 672; — Lenoir, Musée des monumens français , t. III, p. 129.

(1) La statue de Jeanne de Vivonne fut portée au Dépôt des Petits-Augustins. On la trouve cataloguée dans le Musée des monumens français sous le n° 109 et reproduite dans la planche 122.

ff Elle a été attribuée en 1820 au musée d’antiquités de la ville de Poitiers, où la Maison de Vivonne avait un tombeau dans l’église des Cordeliers.'! (Guilhermy, t. I, p. 54(3.)

(2) Dans le ms. A1, Le Laboureur écrivait: rrJ’ai

desja parlé de celte dame dans mon premier volume des Tombeaux, [ les Tombeaux des -personnes illustres, p. 293-296], à cause de son epitaplie et de son tombeau, qui est en cette eglise dans la

nef. C’est pourquoy je ne diray rien davantage, sinon que l’imprimeur a fait deux fautes, que le lecteur doit pardonner à l’autbeur : la première est qu’il a mis Diane de Vivonne au lieu de Jeanne, et trente ans au lieu de trente-huit que cette dame demeura vefve. n (P. 444.)

(3) C’est ainsi que nous avons cru pouvoir expliquer la formule finale : PP. SS. DD qui se retrouve dans tous les textes imprimés. La répétition des lettres indique le pluriel, en règle générale; mais cette interprétation ne paraît pas admissible ici, puisqu’il ne s’agit, d’après l’épitaphe même, que de Catherine de Clermont.

COUVENT DES FILLES DE L’AVE-MÀRIA

Dans la chapelle on lisait cette épitaphe gravée sur une lame de marbre h) :

453. — Cy gist || Jeanne de Vivonne, || dame de Dampierre, || fille d’André

VlVONNE, SEIGNEUR DE LA CHASTEIGNERAYE, || SENESCHAL DE POICTOU, || CONSEILLER ET CHAMBELLAN DE FRANÇOIS Ie", || ET DE LOUISE DE ÜAILLON DU LuDE, || MERE de Claude Catherine de Clermont, || duchesse de Retz.

Lenoir, Musée des monumens français , t. III, p. i3o.

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