‹ Épitaphier du vieux Paris (volume 4)Chapitre 406 sur 442 · JEAN D’AUNOY + JACQUELINE + MARIE DE PAILLART · texte numérisé non relu

JEAN D’AUNOY + JACQUELINE + MARIE DE PAILLART

476. — Cy gist noble et puissant seigneur messire Jehan d’Aunoy, dict Le Gallois, chevalier, en son vivant seigneur d’Orville et de Goussainville,

CONSEILLER ET CHAMBELLAN DU ROY NOSTRE SIRE, QUI TRESPASSA LE VIIIe JOUR DU MOIS DE NOVEMBRE, L’AN MCCCCLXXXIX.

Cy GIST NOBLE DAME MADAME JACQUELINE DE PAILLART (2), DAME D’ORVILLE, QUI TRESPASSA L’AN M CCCC . . . , LE XVIIe JOUR DE SEPTEMBRE.

Cy gist noble dame madame Marie de Paillart (3), dame de Thorigny .

qui trespassa l’an m cccc...

Armes. Aunoy : D’or au chef, alias au chevron de gueules, brisé au canton dextre, alias chargé en abîme d'un écu de Montmorency.

— Orgemont : D’azur à trois épis d’orge d’or.

Ms. A1, p. 65 1; — Bibl. nat. , F. fr. , nouv. acquis., ig46, p. 189.

CHARLES COFFIN (4b

477. — HlC RESURRECTIONEM EXPECTAT || CAROLUS CoFFIN, || CLERICUS REMENSIS, || ANTIQUUS ACADEMIÆ PARISIENSIS RECTOR, || HUJUS COLLEGII PRIMARIUS, || QUI DOMUM

(1) La place de cette pierre tombale n'est pas indiquée dans les Epilaphiers; mais il est très vraisemblable que les divers membres de la famille de Dormans avaient dû être inhumés dans le chœur.

(2) Jacqueline de Paillart était la femme de Jean d’Aunoy; la partie de l’inscription disparue devait rappeler ce détail. Par sa mère Jeanne de Dormans, fille de Guillaume, elle se trouvait la petite nièce du cardinal, fondateur du collège; elle avait fait son testament le 4 juin i44o.

(3) Marie de Paillart, sœur aînée de Jacqueline, avait épousé Amaury d’Orgemont, maître des re¬

quêtes sous Charles VI, deuxième fils de Pierre d’Orgemont, chancelier de France en 1 078.

(4) rr C’est dans cette chapelle que reposent les cendres du célèbre Collin, ancien recteur de 1 Université et auteur de plusieurs belles hymnes adoptées par le diocèse de Paris; son épitaphe est placée dans le chœur. •» (Thiéry, t. 11, p. 3oo.)

Piganiol nous apprend que rrcelle épitaphe, dans laquelle on donne, avec autant de précision que d’élégance, un détail succint des vertus, des talens et des ouvrages de l’illustre défunt, est de M. Créviem. (T. V, p. 36g.)

COLLÈGE DE BEAUVAIS

HANC PER SEX ET TRIGINTA REXIT ANNOS , || GLORIA AUCTAM, || INGENTI DISCIPULORUM MULTITUDINE FREQUENTATAM, ]| STUDIIS, DOCTRINÆ ET PIETATIS INSIGNITAM, || POS- TREMO ETIAM LEGATO NON MEDIOCRI PER TESTAMENTUM ADJUTAM, || ÆTERNUM SUI MEMOREM MERENDO FECIT, j| MAGNI ROLLINI SUCCESSOR ET ÆMULUS. || CETERAS EJUS LAUDES CERTATIM PRÆDICANT j| BONÆ ARTES, j| QU AS ORATOR IDEM ET POETA EGRE- GIUS, LATIO PLAUDENTE, COLUIT; |] ACADEMICA JUVENTUS, Il CUJUS STUDIA NOVI PRÆ- MII ACCESSIONE STIMULAVIT; || AcADEMIA PRINCEPS, || QUAM JUSTISSIMA REGIS OPTIMI LUDOVICI XV MUNIFICENTIA || DOTANDAM CURAVIT; || CLERIQUE ECCLESIÆ PARISIENSIS || CUI PIOS DULCESQUE HYMNOS CHRISTIANUS VATES CECINIT. || VlRO BONIS OMNIBUS, DUM VIVERET, CARISSIMO, || BENE POST MORTEM PRECENTUR OMNES BONI. || VlXIT AN¬ NOS LXXII, MENSES VIII, DIES XVI. || OBIIT DIE XXII JUNII ANNI M DCC XLIX , || QU O DIE ANNI VERSA RI U M PRO SE SACRUM IN PERPETUUM CELEBRARI PRÆCEPIT. || FvEQUIES- CAT IN PACE.

Moréri , Le Grand dictionnaire historique, t. III, p. 7 g A .

Page 1