‹ Épitaphier du vieux Paris (volume 4)Chapitre 405 sur 442 · JEANNE BAUBE * JEANNE * YDE DE DORMANS · texte numérisé non relu

JEANNE BAUBE * JEANNE * YDE DE DORMANS

Les statues de ces trois dames étaient placées dans un autre oratoire, du côté gauche du maître-autel.

A leurs pieds était gravée, sur une lame de pierre, une épitaphe latine, dont la première partie restait seule lisible au commencement du xvuc siècle :

474. — Trium dominarum, hic inhumatarum, prima quondam reliquarum

DUARUM MATER ERAT, DOMINA JOHANNA BAUBE, DOMINA DE ÜORMANO ET DE SlL- LIACO, UXOR OLIM DEFUNCTI NOBILIS VIRI DOMINI GuiLLELMI, DOMINI DE DORMANO, MILITIS , GERMANI FRATRIS BONE MEMORIE DOMINI JOHANNIS DE DORMANO, ÜEI ET SANCTE SEDIS ROMANE ECCLESIE CARDINALIS, HUJUS COLLEGII FUNDATORUM ET ALTE- RIUS POST ALTERUM CANCELLARIORUM FrANCIE. Que DOMINA DECESSIT ANNO ÜO- MINI MCCCCV, DIE XIV MENSIS NOVEMBRIS.

Secunda... Tertia... ETC. (1) * 3.

Ms. C3, p. 1 8 1 ; — Du Breul, p. 54o.

Au-dessus de leurs têtes on lisait la traduction française de l’inscription précédente, qui avait subsisté intégralement :

475. — Des trois dames qui cy dessoubz gisent, la première, jadis mere

DES DEUX AUTRES, ESTOIT |] MADAME JEHANNE BAUBE, DAME DE ÜORMANS ET DE SlLLY, EN SON VIVANT FEMME FEU NOBLE || HOMME MESSIRE GUILLAUME, SEIGNEUR DE DORMANS, CHEVALIER, FRERE GERMAIN DE BONNE MEMOIRE || MESSIRE JEHAN DE DORMANS, PAR LA GRACE DE DlEU CARDINAL DU SAINT SlEGE DE ROME, || FUNDEURS DE CE PRESENT COLLEGE ET CHANCELLIERS DE FRANCE L’UN APRES L’AUTRE, LA¬ QUELLE || DAME TRESPASSA L’AN DE NOSTRE SEIGNEUR MIL QUATRE CENS ET CINQ, LE XIIIIE JOUR DU MOIS DE NOVEMBRE.

LA SECONDE DAME, FILLE D’iCEULX MESSIRE GUILLAUME ET MADAME JEHANNE BAUBE, ESTOIT || MADAME JEHANNE DE ÜORMANS, DAME DE PAILLART, JADIS FEMME FEU NOBLE HOMME || MESSIRE PHILEBERT, SEIGNEUR DE PAILLART, CHEVALIER, CONSEIL¬ LER DU Roy NOSTRE SIRE ET PRESIDENT EN SON || PARLEMENT A PARIS, LAQUELLE DAME TRESPASSA L’AN DE NOSTRE SEIGNEUR MIL QUATRE CENS(21...

Et la tierce dame, aussy fille d’iceulx messire Guillaume et madame

JEHANNE BAUBE, || ESTOIT MADAME YDE DE ÜORMANS, DAME DE SAINT VENENT, JADIZ FEMME FEU NOBLE || HOMME MESSIRE ROBERT DE NEELLES, SEIGNEUR DE SAINT

(l) ffLe reste ne se peut lire, parceque l’écriture

est toute usée.» (Du Breul.)

(3) Jeanne de Dormans étant morte la dernière, on avait négligé de compléter sur la pierre tombale la date de son décès. Nous savons, toutefois, quelle avait fait son testament le a5 mai i4oy. (Arch. nat. , M. 88, n° 19.) Le P. Chapotin ob¬

serve à ce sujet que du Breul trsur le témoignage d’une inscription que nous ne pouvons contrôler, puisqu’elle est détruite, fait mourir Jeanne de Dormans sept ans plus tôt». Cette critique n’est pas justifiée : du Breul s’est borné à transcrire l’épitaphe telle quelle était gravée, avec la date incomplète de i4oo. (P. 54o.)

IMPRIMERIE nationale.

Venent, et chancellier du Roy nostre sire, || laquelle dame trespassa l’an de Nostre Seigneur mil trois cens soixante et dix neuf, le dix |] huitiesme jour du mois d’octobre. Priez Dieu pour leurs âmes.

Armes. Paillart : I l'azur à l’étoile à six rais d’or , au chef cousu de gueules chargé de trois roses d’or.

— Née le. De gueules semé de trèfles d’or, à deux bars adossés du même, brochant sur

le tout.

Texte d’après l’inscription originale; — Du Breul, p. 54o; — Guilhermy, t. 1, p. 587.

Autres tombes dans le chœur :

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