RENÉ CHOPIN
En face l’autel de la chapelle, un encadrement d’architecture, d’ordre dorique, appliqué à la muraille, supportait un fronton cintré et brisé sur lequel deux enfants étaient assis tenant des guirlandes de fleurs. Dans l’échancrure du fronton, un cartouche sculpté portait l’écusson de Chopin. Un fronton plus petit, orné d’un vase funèbre, surmontait ce monument qui était, partie en marbre blanc, partie en pierre.
Sur une table de marbre noir, posée entre les pilastres, l’épitaphe suivante était gravée en lettres dorées :
507. — A. $ a. || Renatus Chopinus, || CONSULTISSIMUS juris francisci pu-
BLICI PRIVATIQUE || ANTISTES, || FIRMÆ AC TENACIS AD MIRACULUM ETIAM IN || EXTREMA SENECTUTE MEMORIÆ, j| VERI RECTIQUE ACERRIMUS VINDEX, || MORIS ANTIQUI RELIGIO- SUS CULTOR, || EODEM SEMPER TENORE FORTUNAM UTRAMQUE TULIT ET VICIT; || MA- GNIS DE REBUS SENTENTI AM ROGATUS DIXIT SEVERAM ET GRAVEM || ET SÆCULO DIG- NAM MELIORE. || BONO PUBLICO NATUS, || PLURIBUS HORIS REI PUBLICÆ VIXIT QUAM SUÆ; || POPULIS SCEPE ET PRINCIPIBUS VIRIS || CONSIL1UM EXPETENTIBUS DEDIT, || ARBI- TER SUMPTUS DATUSVE, || PERMULTAS AC DIFFICILLIMAS LITES COMPOSUIT; || SPECTAN- TIBUS VIAM AD CIVILEM SAPIENTIA M || COMITER MONSTRAVIT; || CUMPLURES DE SA- CRO, PUBLICO ET PRIVATO JURE || LIBROS SCR1PSIT, || QUI AB OMNIBUS FREQUENTANTUR. || SENEX ANNORUM SEXAGINTA, LABORIBUS || VIGILIISQUE DEFECTO CORPORE, || INTEGRIS INGENU VIRIBUS , || JUBENTE DeO, DOMINO NOSTRO, IN SPE || RESURRECTIONIS || QUIEVIT, || POSTRIDIE KALENDAS FEBRU ARIAS , ANNO SALUTIS M DC VI. || EODEM HYPOGÆO QUO ANTE ANNOS OCTO || CONDITA FUERAT MARIA BARONIA || UXOR, || HIC SALUTEM EX- PECTAT. ~ REQUIESCAT IN PACE.
Armes. D’azur au cerf ailé d’or, passant sur un épieu du même , ferré d’argent, issant de la pointe de l’écu.
Ms. F1, p. 45 (l); — Millin, Eglise de Saint-Bcnoil , p. 38.
l’ornementation et l’inscription en caractères gothiques. Cocheris nous apprend qu’elle provient de l’e'glise Saint-Benoît, où il l’avait probablement vue, lors de la démolition de l’édilîce, puisqu’il a pu lire en entier le nom de Canecheriis, dont les
trois dernières lettres ont maintenant disparu. Guiihermy ne l’a pas publie'e dans son recueil.
(1) On trouve dans le ms. F3 (p. 17) une autre transcription de cette épitaphe dont la disposition épigraphique présente quelques variantes.
Au-dessous on lisait cette inscription :