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Reproduction d'un dessin des Collections de Gaigmeres
RAYMOND PHÉLYPEAU\.
Le monument funéraire que sa femme, Claude Gobelin, et ses enfants avaient élevé eu son honneur était placé à droite de l’autel de la chapelle ('). Sur un large sarcophage de marbre noir, décoré à sa base de godrons, soutenu par un
Monument funéraire de Salomon Phélypeaux
piédestal flanqué de consoles, le défunt était représenté par une statue de grandeur naturelle, en marbre blanc, à genoux et les mains jointes, devant un prie- Dieu portant un livre ouvert et décorée de ses armes.
Son épitaphe, gravée en lettres dorées sur une table de marbre encadrée
P* Le défunt avait légué au couvent des Feuillants de Paris la somme de huit mille livres tournois pour ffla permission d’estre inhumé dans leur eglise et son corps mis dans une voulte qui sera faicte dans la chapelle dudit sieur Deslandes, son frere, et y estre faict et apposée une epilaphe qui servira de monument à la mémoire dudict deffunct seigneur d’Herbault, et aussi pour la fondation d'un messe basse perpétuelle des trépassés pour le repos de son ame^.
Le 7 juillet 1629, ce legs fut délivré par ses exécuteurs testamentaires aux religieux qui s’engageaient à faire la voûte en question, frpour, après la perfection d’icelle, y faire ensepulturer le corps dudit seigneur d’Herbaull et les autres corps que bon leur semblera de la famille desdicts sieurs Phelipeaux. . . ■» (Arch. nat., S Û208, fol. soS-aoû.)
Reproduction d’une estampe de Millin {Les Feuillans, pl. V, fîg. 1 : Brion del. ; Ghapuis sculp.).
de monlures, était appliquée contre le piédestal, au-dessus d’une tête d’ange ailée :
1844. — ÆtERNÆ MEMORIÆ. - RaYMONDO PhELIPEAUX, BLESENSI, DOMINO d’HER- BAULT, LuDOVICI XllJ, CHRISTIANISSIMI FrANCORUM ReGIS, COMITI CONSISTORI ANO ET A SECRETIS QUATUOR, VIRO QUEM POST ANNOS QUINQUAGINTA ReGUM OBSEQUIIS ET AMPLISSIMIS MUNERIBUS OBEUNDIS NON MINUS SANCTE QUAM STRENUE AC FOR- TITER IMPENSOS, OPERE IN IPSO MORS, IN CASTRIS AD SeGUSIUM, OCULIS HOMINUM ERIPUIT ATQUE A TERRENO COMITATU PRINCIPIS AD IMMORTALIS ADSPECTUM ET CON¬ SORTIUM TRANSTULIT, VI° NONAS MAIAS M DC XXIX.
Mss A^ p. 369; — B\ p. 675 ; — Millin, Les Feuillans, p. 38.
Les épitaphes suivantes, gravées sur des tables de marbre, étaient fixées au mur qui faisait face à l’autel :