‹ Épitaphier du vieux Paris (volume 5)Chapitre 257 sur 356 · CHAPELLE DE SAINT-BERNARD · texte numérisé non relu

CHAPELLE DE SAINT-BERNARD

M“® de Verneuil, après avoir obtenu, eu 1608, au prix de quinze cents livres, la concession de cette chapelle, la céda, en 1621, à Guillaume de Montholon, conseiller d’Etat, qui y fut inhumé l’année suivante

En face de l’autel de la chapelle, contre un pan de mur, revêtu de marbre noir, bordé sur les côtés d’un filet et surmonté d’une corniche de marbre blanc, un large cénotaphe , décoré de godrons à la base et soutenu par deux pieds cannelés, était posé sur un soubassement avec avant-corps en marbre jaspé. La partie supérieure qui, par la disposition des moulures, imitait des degrés, se rattachait à un cadre rectangulaire dont l’intérieur, découpé en ovale et bordé d’un tore avec agrafes, abritait le buste de Guillaume de Montholon posé sur un piédouche, le tout en marbre blanc. Deux statues de grandeur naturelle, également en marbre blanc, personnifiant la Religion et la Vérité, étaient assises sur les degrés et inclinaient légèrement la tête vers le buste

Marguerite Bacquet mourut le 1 3 mars 1 645. (Chronique, p. 100.)

Aux termes de ce contrat, les religieux avaient permis trà ladicte demoiselle de faire mettre et poser en la susdite chapelle, en lieu commode, une epitaphe de cuivre ou marbre déclarative de la susdite fondations. [Ibid., p. 176 v°.) — L’inventaire de 1792 constate que l’épitaphe de la famille Lambert existait encore à cette époque dans l’église des Feuillants,

L’autem’ de la Chronique a confondu à ce

sujet les deux chapelles de Saint-Bernard et de Sainte-Madeleine. Après avoir constaté que la quatrième chapelle de gauche avait été concédée à M™' de Verneuil (p. 3i), il ajoute plus loin que la chapelle de Sainte -Madeleine , qui est la troisième à gauche, passa de M"’° de Verneuil à M. de Montholon (p. 55).

Dans le Journal de Lenoir et les divers documents du Musée des monuments français , il n’est fait aucune mention de ce mausolée, ce qui doit paraître assez surprenant, puisque l’inventaire de

GUILLAUME DE MONTIIOLON.

Sur une table de marbre noir, placée entre les ])ieds du sarcophage, était gravée en lettres dorées cette épitaphe :

4867. - D. O. M. ÆtERNÆ MEMORIÆ GuiLLELMl DE MONTHOLON, ReGIS A SECRE- TIORIBUS CONSILIIS, STATUS ET SENSUS, QUI GESTIS LUGDUNENSI ET RICTAVIENSI

Tombeau de Guillaume de Montholon '*).

PRÆFECTURIS, APUD HeLVETIOS RhœTIOSQUE PRO RESTITUENDA VaLLETELLINA LEGA- TUS EXTRAORDINARIUS MISSUS, LABORE SUO ET CURIS, FELICEM NEGOTIO ORIGINEM

1792 constate d’une façon très précise son existence dans l’e'glise, et qu’il avait dû par suite être tiansporté aux Petits-Angustins avec les autres sculptures des Feuillants. Faut-il conjecturer de là que peut-être on l’avait brisé en le démontant et que Lenoir avait seulement reçu des débris dont il ne crut pas devoir tenir compte? C’est fort peu vraisemblable. Il serait plus rationnel d’admettre, qu’après avoir négligé de tenir compte de son

entrée au dépôt, il a utilisé, à un moment donné, pour diverses reconstitutions quelconques, les marbres et les statues qu’il avait à sa disposition et dont la provenance lui était inconnue, et que le buste de Guillaume de Montholon a figuré dans les catalogues sous une dénomination erronée.

Reproduction d’une estampe de Millin. (Les Feuillans, pl. II, fig. 9; Brion del.; Masqueber sculp.)

ET FELICIA INCREMENTA DEDIT, SIBI MORTEM, SUISQUE INSOLABILEM ATTULIT, ANNO M DC XXII, DIE SECONDA MENSIS MAII, ÆTATIS LUI

Armes. D’azur à trois roses d’or en chef et un mouton et argent en pointe.

Mss B‘, p. 685; — FL p. iio; — Miiiin, Les Feuillans, p. aS.

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