‹ Épitaphier du vieux Paris (volume 5)Chapitre 258 sur 356 · CHAPELLE DE SAINTE-MADELEINE · texte numérisé non relu

CHAPELLE DE SAINTE-MADELEINE

M“®de Sainte-Beuve, qui avait donné, en 1610, la somme de mille écus aux Feuillants pour obtenir la concession de cette chapelle céda, deux ans plus tard, ses droits de propriété à M. Dony d’Atticliy, beau-frère de Louis de Marillac^^l Ils passèrent, par héritage, d’abord à sa sœur, Anne Dony d’Attichy, comtesse de Maure W, et plus tard à René de Marillac, intendant du Poitou et arrière-neveu du maréchal

Millia a cru, sur l’affirination de Piganiol, que Guillaume de Monlholon était mort en 1722, et il a rectifié en conséquence le texte de l’inscription donnant ainsi une date erronée et postérieure d’un siècle à celle qu’indiquent les mss dont l’exactitude est conflrmée par Blanchard dans sa généalogie des Montholon. {Les Presidens au mortier, p. 181.)

En 1 6 1 2 , M°‘' de Sainte-Beuve céda , par consentement du chapitre, sa chapelle de Sainte-Madeleine à M. Dony d’Attichy, dont le chapitre délivra acte. (Ihid., p. ào.) trElIe est depuis eschue entre les mains de M“' la comtesse de Maure, laquelle estant morte sans hoirs , il semble que le sieur de Marillac, comme heritier, y ayt quelque prétention , comme aussy à cause de l’acquisition qu’il a fait de la terre d’Atlichy.n (Chronique, p. 35.)

Par contrat, du 16 mai i634, M. d’Almera fonda dans la chapelle de Sainte-Madeleine un service annuel à perpétuité, conformément aux dernières volontés de la maréchale de Marillac, consignées dans son testament du 17 septembre i63i. (Arch. nat., S /i2i3, p. 93.)

Louis de Rochechouart , comte de Maure, et sa femme, dès qu’ils furent entrés en possession de la chapelle , pour se conformer au vœu suprême du maréchal k oncle maternel de ladite dame, qui auroit toujours eu dessein de faire quelque fondation audit couvent des Feuillans, comme mesme il l’avoit tesmoigné par son testament olographe du 25 juin i63i«, y fondèrent, par contrat du 1" mars i638, plusieurs services, entre autres

une messe à célébrer, chaque année , le 1 o mai , ffle tout pour le salut et repos des âmes tant dudit seigneur mareschal de Marillac et de feue dame Catherine de Medicis, son espouse, que dudict feu messire d’Attichy, frere de ladicte dame, comtesse de Maure, dont le chœur est inhumé dans ladite sépulture et encore pour celles desdits seigneurs comte et comtesse de Maure, quand il plaira à Dieu les rappeler de ce monde. ( Arch. nat., S /i9o8, p. 172.)

Le i5 août 1 656, la comtesse de Maure écrivait dans son testament : rr Je veux que mon corps soit enterré aux Feuillans du fauxbourg Sainct-Honoré , en notre chapelle delà Magdeleine, et qu’en l’eglise desdits Feuillans il soit dit un obit tous les ans, à pareil jour que celuy de mon deceds , et pour cet elfect, comme aussy pour une messe basse de Requiem, tous les samedis de chaque semaine, avec une oraison de la Vierge, qui se dira à perpétuité dans nostredite chapelle, pour le repos de mon âme et de celle de M, le comte de Maure , je donne cent livres de rente et je veux et ordonne que, si je meurs hors de Paris , mon corps soit apporté en ladite chapelle, sans aucune ceremonie que ce qui est absolument necessaire, et, si c’est dans Paris, qu’il soit porté et enterré de la mesme façon et qu’à l’enterrement il assiste cent pauvres à qui il sera donné un ecu chacun. Je laisse pour achever la chapelle des Feuillans trois mil livres. •n{lbid., fol. 2/10.)

Ce fut Michel de Marillac, héritier de la comtesse de Maure , qui acquitta les deux legs faits par elle aux Feuillants.

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