‹ Épitaphier du vieux Paris (volume 5)Chapitre 272 sur 356 · FAUBOURG SAINT-MICHEL · texte numérisé non relu

FAUBOURG SAINT-MICHEL

NOTICE HISTORIQUE

En 1621, les Feuillants du faubourg Saint-Honoré avaient acheté et aménagé au faubourg Saint-Jacques un immeuble qu’ils voulaient affecter à l’installation de leur noviciat, mais ils le cédèrent, quelques mois après, aux Feuillantines (“L Ce fut seulement en 1629 qu’ils s’occupèrent de chercher un nouveau local pour la réalisation de leur projet. Dès le 3t octobre, ils obtinrent un brevet qui fut renouvelé le i5 janvier 1629, par lequel Louis XIll leur accordait d’avance l’amortissement d’une propriété située au faubourg Saint-MicheL^), qui devait servir à

D’après le plan de Bullet et Blondel. le Boy estant à Paris, désirant gratifier et favora-

Cf. ci-dessus, p. 282. biement traicter les religieux de la Congrégation

rr Aujourd’hui, dernier jour d’octobre 1628, de Nostre-Darae des Feuiilans, ordre de Gisteaux,

rétablisseinenl d’un nouveau couvent et dont le contrat de vente fut signé le 1*"*' mars suivant Un autre brevet du 3i août leur amortit dans les memes conditions une propriété voisine de la précédente, mise en vente par la fabrique de Saint-Jacques du Haut-Pas, et qui leur fut adjugée le 5 seplembre^'-). Le roi coidirma ces amortissements par des lettres patentes des mois de mars et septembre 1699, enregistrées à la Chambre des Comptes le 2Û avril et le 2Û septembre et au Bureau des Finances le h mai et le 16 octobre. Les Feuillants n’occupèrent ])as immédiatement ces propriétés, qui avaient besoin d’être appropriées à leur nouvelle destination spéciale, et ils donnèrent même provisoirement en location

Sa Alajesté leur a tait don et remise de l’amortissement qui Iny peut appartenir à cause de l’acquisition qu’ils désirent l’aire d’une maison et jardin contenant environ six (piartiers de terre, sis an l'anxljoiirg Saiuct-Micliel, laie d’Enl'er, a})partenant à Anthoine Darde, procureur an Parlement de Paris, et à ses coheritiers, à quelque prix et somme que le tout puisse monter et revenir. . . r, (Arcli. nat., S Al 65.)

Par contrat du i"niars 16^9, Antoine Darde, procureur au Parlement, vendit à Louise Pitou, veuve de Pierre Luillier, pour la somme de dix mille livres tournois ffune maison et jardin assis es faulxbourgs Sainct-iMicliel, rue d’Enl’er, ladicte maison contenant un corps d'iiostel à esgout sur ladicte rue et ledict jardin, aplicqué à une sallette, une chambre au premier estage etgrenier au-dessus ; item un grand jardin clos de murs, dans lequel il y a un puis et plusieurs arbres fruictiers , tenant d’une part à un clos et maison appartenant à AI. de Pommereid, maistre <les requestes et à AI. de Kerre, conseiller au Parlement; d’aultre au clos et jai'din appartenant à l’œuvre et fabrique de ladicte eglise Sainct Jacques du Hault Pas; d’un bout au jardin de la maison des Cinq Croix, size audict l'aulxbourg Sainct' Jacques, et il'aultre à ladicte rue d’Enfer.n (Arcb. nat., S Ai 65.) Le même jour la dame Pitou déclarait que cette acquisition savait été par elle acceptée et stipulée pour au nom et au prollict des venerables religieux de la Congrégation de Nostre- Danie des Feuiliens. [Ibid.)

Le 11 aoiit 1 629 , un arrêt de la cour avait autorisé la fabrique de Saint-Jacques-du-Haut-Pas à aliéner cet immeuble qui fut vendu le 5 septembre à la barre du Parlement et adjugé pour A, 000 livres toui'iiois au procureur Comeau crplus offrant et dernier enebérisseurfl , agissant au nom de M. de pleurre, maître ojalinaire en la Chambre des

Comptes. Il est ainsi décrit dans le procès-verbal d’adjudication :

rrUne petite maison et jardin, sis rue d’Eufer, appartenants à ladicte œuvre etfabricque, consistante icelle maison en une porte coebère, un mur de closture pour l’entrée dudict logis, une court séparée d’une treille d’avec ledict jardin, à costé de laquelle court est ledict corps de logis d’une travée en comble, partie en esgout sur ladicte rue d’Enfer, appliquée au rez-de-chaussée en une sallette et une chambre au-dessus, ung pied droit en ladicte court pour monter en icelle, ung petit grenier sur ladicte chambre, ung aultre petit logis joignant à ladicte court, de trois petites travées de long couvert en comble, appbequé par bas à une escurie, ileux petites cbandjres au-dessus à costé l’une de l’aultre et deux aultres dessus en galletas, une montée bon œuvre, ung puis mettoyen à l'autre costé de ladicte court d’entre la maison d’ung nommé Gillet et ung appentif où sont les aisances et ledict jardin au derrière, et tout ainsy ([ue lesdits lieux se poiu’suivent et comportent, tenant d’une part en partie audict Gillet et aultre jKirtie au droict du jardin de la dame Couslure, d’aultre part à maistre Anthoine Darde, aboulissani par derrière aux maisons deppendans parlie de ladicte eglise Sainct Jacques et Sainct Pbili])pe e! partie aux maisons des Ginq Croix, et par devant sur ladicte rue d’Enfer, contenant le tout ung arpent demy cpiartier, six perches et demye ou environ. . ." (Arcb. nat., S A 16A.)

Le 10 septembre suivant, M. de Pleurre déclarait par devant notaire frqu’il ne preteiid aucune chose de ladite })etite maison et jardin et ne s’est rendu adjudicataire (pi’à la prière et requête et pour faire plaisir au R. P. dom Charles de Saint- Paul, abbé de Feuillans et supérieur general de la congrégation 51. [Ibid.)

la maison achetée à la fabrique de Saint-Jacques ('U Le 3i mai 1682, on célébra pour la première fois la messe dans une chapelle nouvellement bâtie et dédiée sous le titre des Saints Anges gardiens et, le 10 juin suivant, le P. Eustacbe de Sainl-Paul, assistant du général, fut installé comme supérieur de la nouvelle communauté. Par contrat du 7 mai i633 les religieux achetèrent encore une maison et un grand jardin, que le roi leur amortit par des lettres du même mois, enregistrées à la Chambre des Comptes le 19 août et au Bureau des Finances le 22 décembre. La première pierre du couvent fut posée parle garde des sceaux de France, Pierre Séguier^^^, et, deux ans après, le lû novembre 1 635 , les novices, qui résidaient au monastère du Plessis-Piquet, furent installés dans l’immeuble. Ils ne devaient y rester que cinq ans; en i6/io, les bâtiments de l’abbaye du Val, que les moines avaient définitivement abandonnés, furent utilisés par les Feuillants pour leur noviciat. La maison du faubourg Saint-Michel devint dès lors un simple couvent, ne recevant jamais plus de cinq à six religieux qui, après un séjour de quelques années, étaient envoyés dans une autre résidence. Cette petite communauté se trouva dans l’obligation de réparer les vieux bâtiments qui menaçaient ruine ("U elle agrandit sa propriété par diverses acquisitions que le roi amortit par

Le bail de trois ans consenti , le s juillet 1 63o , par les Feuillants à Hugues Saintin , voiturier, s’appliquait en effet frau corps d’hostel, court, puis moitieu et jardinw acquis par M. de Pleurre pour leur compte. (Arch. nat., S fn65.)

Cf Par ce contrat, Judith Richard, veuve d’Antoine Couture , vendit aux Feuillans , pour 800 hvres de rente annuelle , ce un grand jardin clos de murs non compris quelques thoises appartenant au sieur Langlois , où sont plantez quelques arhres fruitiers dont la réparation n’est encore faicte et dont iesdits baillem’s ont présentement dellivré le thoisé ... ; item une tour ronde, aultre fois applicquée à ung moulin à vent , appelée la tour Gaudron , et bastimens et dépendances et au pourtour de laquelle sont huict estables , une petite maison dans laquelle loge un tisserant, avec lesdictes allées attenantes, le tout scis esdicts faulxbourgs Sainct Michel , rue Sainct-Michel Sainct-Louis , aultrement dicte d’Enfer . . . ; tenant la totallité desdicts cloz , tous maison et lieux d’une part audict monastère, d’aultre part, d’un bout, à Saint Jacques du Hault Pas et audict sieur Langlois , et d’aultre bout, par devant, tant à ladicte rue d’Enfer qu’audict sieur Langlois. . . n (Arch. nat., S 4i64.)

Piganiol a pubhé le texte de l’inscription commémorative , gravée sur une lame de cuivre qui fut encastrée dans cette pierre (t. VII, p. 218).

Le mauvais état des bâtiments est signalé à différentes reprises dans les délibérations de ja communauté :

Cf Le 21 juin lôây, le R. P. prieur exposa aux frères vocaux de ce monastère que tout le hault de la Tour dite Gaudron, qui nous appartient, estoit en péril et menaçoit ruine si promptement on n’y donnoit ordre, ainsi que quelques-uns d’eux ont déjà veu.ci (Arch. nat., LL i543, fol. 11 v".)

Cette tour dut être abattue dix ans après et les matériaux de démohtion furent utilisés pour la construction de la nouvelle église. (Ibid., fol. 24 v°.)

A la date du 17 mars i655 , on déclare le couvent inhabitable : rdl paroist de jour à autre des crevasses dans les gros murs du vieil logement que nous habitons et Iesdits murs se retiroient notablement en divers endroits ce qui menaçoit d’une ruine prochaine et péril iminent de tomber lorsqu’on y pensera le moins et ensevehr quelqu’un dans ses ruines ; ce que les frères ayant cognu tro[) véritable ont tous conclu de se retirer dans une partie du monastère qui , depuis quelques années , à cause du malheur du temps , est loué et habité par des seeuhers et en prendre seulement le costé qui regarde et joint notre dict vieil logement qui est environ le tiers dudit bastiment.n (Ibid., fol. 19.)

un brevet du -ii mai iG5b, eiii-egistré à la Chambre des Comptes le ik octobre et au Bureau des Finances le 1 1 décembre i657('). Elle fit construire aussi une église, dont les deux pierres fondamentales furent posées, le i8 juillet ifiBg, par AJM. de Barillon et de Mortemart^'^b et qui fut bénite, le i" octobre suivant, par le provincial de l’Ordre. Enfin elle prit à bail, par contrat du 3 avril 1671, pour une rente annuelle de neul cents livres, trois maisons enclavées dans son domaine Mais, ])our faire face à ces dépenses, elle avait dii recourir à des emprunts qui lui imposèrent de lourdes charges et rendirent jusqu’à la fin du xvii'' siècle son existence fort précaii-e è). Elle ne réussit à se tirer d’embarras que

(jnel(|iios aimées plus lard r’i'sl r(‘glise elle-même ijiii meiiaee iiiiiie :

ffLe 3' joui' de juillet iG5(), le R. P. [uieur a représenté aux iVèi'es vocaux cajiilulairemeni assemblez ([u'il paroisi de jourà autre des cre\asses et des fentes dans les gros murs et planchers du cœur de l’église de ce monastère et que lesdits murs et planchei’S se retirent et jioussent notaldemiml en divers endroits ainsy que chacun l’a remarqué, en sorte (]u’il y a péril évident, ce qui ileserte uostre église en donnant l’apprehension à tous ceux qui y viennent, ce que lesdits vocaux avant reconnu trop veihable ont résolu de faire accommoder une nouvelle eglise". (lè/d. , fol. a 9 v“.)

Le Roi rapjielait dans ce lirevet que les religieux, frpour parvenir à la jierfection du bastiment et closture du monastère, ils ont esté obligés d’acipierir ipielques maisons, places et terres adjacentes et aboutissantes à iceluy, à sçavoir une place et masure appartenant à Jean Giignon, menuisier, par contract du aG aoiist iGàa, jilus une maison dont ledit Jean Grignon leur a faict donation aux conditions jiortées pai’ autre contrat du 19 janvier i65i, et nue auti'e maison a|qiartenant à Nicole (élément, veuve de François Godier, vivant maistre tourneur en bois à Paris, Jean Frere, aussy maistie tourneur en bois, et Maiie Godier, sa femme, et Pierre Godier, par contract dn 3o octobre iG54.n Dans chacune de ces pierres fut encastrée une lame de enivre portant une inscription qui a été publiée par Piganiol (t. VII, p. 3i4).

Les immeubles cédés aux religieux par Jean Plisson, mareband et bourgeois de Paris, sont ainsi ilésignées dans le contrat :

ff Trois maisons enclavées dans restendue de leur enclos, la première seize susdicte rue Sainct Michel Sainct Louis, proche et visa vis le clos des Chartreux. . ., applicqnée par bas à cave, boutique et

sallette, cbambie et grenier au-dessus, montée hors œuvre et cour ensuit te, lieux aysances et appartenances d’icelle, la deuxiesme desdictes maisons seize susdicte rue, ajiplicquée par bas à une bouticque et salles, chambres, bouges et greniei-s, montée hors oîuvre et court ensuitte..., et la troisiesme seize au dei'iière des susdictes et d’une place close de murs a])|)ai'tenantauxdicts relligieux, icelle ap])licquée par bas à cave, salle nu scellier. au-dessus cbambi'e et grenier, montée dans œuvre et autres apjiartenances et dépendances . . .-n ( Arcb. nat. , S

D’après le registre des délibérât ions, ils se trouvent assez souvent hors d’état d’acquitter leurs dettes et même de srdvvenir aux dépenses de leur entretien :

rrLe 2 mars iGSa, plusieurs ouvriers, tant massons que couvi'eurs et autres, nous pressoieut et tourmentoient, prêts, à cause du retardement du payement,;! nous mettre en procès pour leur deub, à raison des ouvi’ages de leurs meslier par eux faits tant à uostre grand logis qu’à celuy que deffuut maistre Jean Giignon nous a donné de son vivant." (Arcb. nat., LL i543, fol. i5.)

rfl.e 6 juillet iG.52, le R. P. prieur exposa que le monastère se trouve chargé pour diverses debtes de 1,600 livres et plus à divers jiarticuliers, entre autres de 4oo livres d’interest dépens à M° Mirault . lequel a fait une saisie réelle et criée de uostre maison cpi’il poursuit pour la faire vendre , outre d’autres saississans, et de plus qu’il n’a trouvé aucune provision de quoi rpie ce fust en ce monastère quand il y est venu, et que tant à cause des debtes que provisions necessaires pour subsistei', veu aussi la clieiJé de toutes choses extraordinaires il seroit necessaire d’enqirunler de l’argent à rente. . . [Ibid., fol. iG v”.)

ffLe 1" may ibqà, le R. P. prieur a représenté qu’attendu le besoin du monastère il étoit necessaire

grâce à la location de ses maisons et jardins et de la partie du couvent précédemment affectée au noviciat d).

Le domaine des Feuillants occupait au faubourg Saint-Michel, vis-à-vis l’Hôtel de Vendôme et le Clos des Chartreux, un emplacement rectangulaire limité au Nord par des propriétés particulières, au Midi par une ruelle conduisant au faubourg Saint-Jacques, à l’Est par l’église Saint-Jacques du Haut-Pas, à l’Ouest par la rue d’Enfer. Le couvent proprement dit avait son entrée sur cette rue et comprenait, au rez-de-chaussée, une petite cour, un vestibule qui donnait accès dans un couloir dont l’église formait le côté gauche, tandis que sur le côté droit se

(l’emprunter la somme de 4,ooo livres . . . , laquelle doit être employée à payer les maîtres massons et charpentiers pour les réparations qu’ils ont fait dans les maisons qui sont dépendants de ce monastère. . . V [Ibid., fol. 8o.)

(f Le 6' août, le R. P. prieur a représenté que sur la nécessité où est la maison, on ne peut se dispenser de vendre une partie de l’argenterie de la sacristie pour y subvenir, ce qui ayant esté mis en deliberation par les religieux dudit monastère, ils y ont tous consenti et approuvé ladite vente , ensuite de quoi le P. cellerier a fait porter cette argenterie chez un orfèvre et en a eu güo livres, un sol, trois deniers. 7) [Ibid., fol. 8o.)

frLe 1 1" de septembre 1 696 , le R. P. prieur a proposé à tous les frères capitulairement assemblés que le dessin dont il avoit souvent conféré avec eux pour l’avancement du monastère, en retranchant leur habitation dans un plus petit espace et aüenant à vie le surplus de ce qu’ils habitent aujourd’hui ... se trouve à présent en estât d’estre conclu. 7)

M**' de Chandenier avait proposé de louer cette partie du couvent pour elle et pour son frère , abbé commendataire de Moutier-Saint-Jean en Bourgogne, leur vie durant, moyennant 45o livres de rente annuelle ; elle offrait en outre de leur payer comptant, à titre de pur don, au moment de la remise des clefs, une somme de 2,/ioo livres pour payer leurs dettes, et de leur avancer 4,ooo livres pour être employées à la reconstruction du bâtiment quelle devait occuper. Dans le bail signé le 97 octobre 1696, les Feuillants rappelaient ff qu’ayant peine à subsister, à cause des emprunts qu’ils ont esté obligez de faire pour payer les droits d’amortissement , et leur revenu étant fort modique , ils se seroient assemblez plusieurs fois pour délibérer entre eux des moyens les plus propres pour

leur soulagement et prévenir la ruine de leur maison , et n’en ayant pas trouvé de plus propres ni de plus prompts que de distraire de leur maison régulière la portion qui servoit autrefois pour le noviciat, lequel n’y estant plus, lesdicts lieux leur sont devenus inutiles, et leur en restant d’autres plus que suffisans pour estre commodément logez, ils auroient résolu entre eux, sous le bon plaisir du R. P. general de leur ordre , de se retrancher de ladicte portion de leim maison régulière , pour en faire une maison seculiere suivant les plans et devis qui ont esté dressez ; laquelle resolution ayant esté insérée dans le livre de leurs deliberations, ils l’ont communiquée au R. P. general qui l’auroit agreée et consentie; sur lesquels plans et devis il a esté fait des marchés entre eux et Germain Asseline, maistre masson, et Claude Garnier, maistre charpentier, le 2 2 du présent mois , pour les constructions, réfections et réparations necessaires à l’execution de ce dessein ; mais , attendu que lesdits R. P. Feuillans sont hors d’estat de faire la dépense qu’il convient faire à ce sujet, et sur la proposition à eux faite par la demoiselle de Chandenier. . . , iceulx religieux auroient conféré plusieurs fois en leur chapitre sur les offres et propositions de ladite demoiselle , et après y avoir meuremeent réfléchi , les auroient trouvées avantageuses à leurdit monastère. . .75 (Arch. nat. , S 4i65.)

La déclaration des biens du 2 1 avril 1790 établit qu’au cours du xviii' siècle, la communauté se trouvait revenue à une situation très prospère. Les maisons quelle donnait en location lui rapportaient 9,900 livres; elle possédait d’autre part 5o livres de rente sur l’Hôtel de Ville; comme ses charges représentaient seulement 2,5 0 3 livres, i4 sols, 8 deniers, il lui restait un revenu net annuel de 7,346 livres, 5 sols, 4 deniers. [Ibid., S4i64.)

tMLUlF. NATION

314 ÉlMTAPlllER 1)11 VIEUX PARIS.

trouvaient le réfectoire, la cuisine et la dépense; la cage de l’escalier, qui occupait le fond, était surmontée d’un petit cloclieton avec deux cloches. Quatre chambres et une pièce aj)pelée le cliaulToir occupaient le premier étage par lequel on accédait à une tribune installée sur le chœur de l’église; les petites pièces du deuxième

étage étaient alfectées à la llihliothèque, aux Archives et à la lingerie. L église, bâtie sur un ])lan l’ectangulaii’e et l'éguhèrement orientée, communiquait avec le couvent par une porte latérale ]U’ati([uée sur le coté gauche du chœur; la chapelle de la Vierge était installée à droite; une autre chapelle fut édifiée, en i685, au bout de la nef, jirès de la rue.

Le couvent et les maisons qui en dépendaient furent vendus durant la lœvolulion comme projiriétés nationales.

Les inhumations dans l’église des Feuillants de la rue d Enter paraissent avoir

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D’ajirès Venii(]uel.

été fort peu nombreuses; nous ne possédons que le texte de deux inscriptions gravées sur des plaques de cuivre, fixées à des cercueils :

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