‹ Épitaphier du vieux ParisChapitre 109 sur 323 · ANDRÉ GESVRES · texte numérisé non relu

ANDRÉ GESVRES

Epitaphe de marbre, au dernier pilier de la nef, à gauche.

2 107. — Al’ HONNEUR ET POUR MEMOIRE DE DEFFUNT MeSSIRE a ANDRÉ GeSVRES 2, EN SON VIVANT CHANTRE ET CHANOINE DE CEANS, QUI DECEDA LE [19e] JOUR DE NOVEMBRE 1560 ET LE CORPS DUQUEL GIST CY DEVANT.

1. Le nom est toujours écrit « Gevrès » dans les registres du chapitre (Arch. nat., LL 402 à 404).

2. Le 8 juillet 1540, André Gesvres est curé d’Hargeville (Yvelines, arr. et cant. de Mantes). Le 20 décembre de la même année, il est qualifié curé d’Hargeville et de Saulx (probablement Saulx-Marchais, Yvelines, arr. de Rambouillet, cant. de Montfort-l’Amaury) ; il habite alors à Paris, dans l’enclos de Saint-Germain l’Auxerrois, et il fait donation à Jeanne Richault, femme séparée de biens de Philippe Froger, de l’usufruit d’une rente viagère de 100 1., puis d’une maison sise à Paris, rue des Hauts-Moulins, près de Saint-Landry [rue supprimée par la reconstruction de l’Hôtel-Dieu] (Campardon et Tuetey, Inventaire des registres des insinuations du Châtelet, nos 162 et 260). Le 7 mai 1544, dans l’acte de la donation à son neveu Eustache Gesvres d’une maison et de terres à Maffliers (Val-d’Oise, arr. de Montmorency, cant. de Viarmes) et de vignes à Bessancourt (même dép., arr. de Pontoise, cant. de Taverny), il est toujours curé d’Hargeville, mais se dit, en outre, chanoine de Saint-Germain l’Auxerrois ( ibid ., n° 1 346). Le 16 mars 1546, il donne à François Desmier, conseiller au Parlement, sa maison de la rue des Hauts-Moulins, sous la réserve de l’usufruit attribué à Jeanne Richault; dans cet acte, il n’est plus question de ses cures d’Hargevüle et de Saulx (ibid., n° 2 031; voir ci-dessous, n° 2 108, n. 3). A Saint-Germain l’Auxerrois, la première mention d’André Gesvres (Arch. riat., LL 402, fol. 2 v°) est du 20 mars 1543 (n. st.), mais il avait certainement été reçu antérieure¬

ment, à une date que nous ignorons, car il existe une lacune dans les registres des délibérations du chapitre entre 1532 et 1543. On le voit souvent chargé d’enquêtes et de démarches auprès du Parlement, du Châtelet et de l’Hôtel de Ville (ibid., LL 402-404, passim; voir aussi ci-dessus, n° 2 070, n. 1). Le 15 mai 1544, il est présenté au chapitre de Notre-Dame par l’unanimité de ses confrères pour le vicariat perpétuel « insignis ecclesie Parisiensis » (ibid., LL 402, fol. 28), qu’il permute le 30 octobre 1546 (ibid., id., fol. 94), avec Pierre Gesvres, prêtre du diocèse de Chartres. (Notons, à ce propos, qu’Hargeville et Saulx-Marchais étaient des paroisses de ce diocèse.) Le 25 septembre 1554, il est élu et installé chantre en remplacement de Pierre Raymond, décédé, après que le doyen, François Le Picart, eût déclaré « videndum esse ut bona fide cantor eligatur et instituatur in predicta ecclesia, cujus presertim interest cultus divini rationem habere, cum sit ille velut oculus chori ipsius ecclesie... » (ibid., LL 403, fol. 98). Il dépose le sceau du chapitre le 30 décembre 1558 (ibid., LL 404, fol. 37). Le 5 novembre 1560, il est excusé au chapitre, parce qu’il a été convoqué, avec le doyen, par l’évêque de Paris (ibid., id., fol. 101 v°). Encore présent au chapitre le 12 du même mois, il meurt le 19, vers minuit (ibid., id., fol. 102 r° et v°). Il habitait un corps d’hôtel appartenant au chapitre, rue des Fossés- Saint-Germain-l’Auxerrois, devant l’hôtel de Bourbon, qui fut loué ensuite à Jacques Arcadet, chantre ordinaire de la chapelle du Roi (ibid., id., fol. 109).

ÉGLISE DE SAINT-GERMAIN L’AUXERROIS

Maistre Michel Gesvres h son petit neveu, procureur en la cour de Parlement et

GREFFIER DE LA JURISDICTION DES JUGES CONSULS À PARIS, ET FRANÇOISE CLERCELIER 1 2, SA FEMME, ON FAIT FAIRE b ET c ATTACHER CE TABLEAU, L’AN 1603. — PRIÉS DlEU POUR EUX.

Armes. Gesvres : d'azur à la fasce d'or chargée d'une rose de gueules, accompagnée d en chef de trois étoiles d'or.

Clercelier : d'or au chevron de gueules, accompagné en chef de deux fleurs de barbeau d'azur, la tige de sinople, et d'une quintefeuille de gueules en pointe.

Mss A2, p. 384; — B4, p. 361; — VP2, p. 687; — Troche, fol. 200.

a) Me, A2, VP2; Maitre, B4, Tr.; — b) ont fait, A2; — c) icy, A2, B4, Tr.; — d) accompagnée de deux étoiles d’or en chef et d’une en pointe. Institut, p. 1285.

FRANÇOIS DESMIER

Tombe au bas de la nef, proche de la porte principale.

2 108. — Cy gist noble et scientifique personne Maistre François Demier 3, en

SON VIVANT PRESTRE, CONSEILLER DU ROY NOSTRE SIRE EN SA COUR DE PARLEMENT À PARIS, MAISTRE DES REQUESTES ORDINAIRE DE MONSEIGNEUR LE DAUPHIN, SEIGNEUR ET BARON DE

1. Après la mort de Nicolas Clercelier en 1594 (ci-dessous, n. 2), le greffe des jugeconsuls avait été vendu par moitié à ses héritiers et à Jean Almereau, sieur de Saint-Remy; celui-ci en était devenu seul propriétaire en 1606. Après diverses vicissitudes, Michel Gesvres, gendre de Clercelier, procureur au Parlement, prit le greffe à titre de ferme pour cinq ans, moyennant une somme annuelle de 5 000 1., suivant bail passé le 15 juillet 1617. Il exerçait encore en 1635; on ignore la date de son décès, et l’on sait seulement que son successeur, Antoine Dupuis, est mort en 1643 (Denière, op. cit., p. 128, 129 et 141).

2. Michel Gesvres, marié à Françoise Clercelier, semble avoir été le gendre de Nicolas Clercelier, qui fut le premier greffier de la juridiction consulaire, créée en 1563; d’abord nommé par les juge-consuls, Nicolas Clercelier avait acheté moyennant 3 300 écus la charge de

greffier en 1571, quand elle avait été réunie aux

domaines (Denière, op. cit., p. 127); il était mort en 1594 ( id ., p. 128) et non en 1596 comme le dit une note des Dossiers bleus (Bibl. nat., vol.

192, doss. 4 997). Nous ignorons s’il existe une parenté entre Nicolas et Françoise Clercelier, d’une part et, d’autre part, l’ami de Descartes, Claude Clerselier, mort en 1684 et inhumé à Saint-Barthélemy ( Épitaphier , t. I, n° 469).

3. Un tableau généalogique conservé à la Bibliothèque nationale (Cabinet d’Hozier, vol. 119, doss. 3 112, p. 13-14) suppose François « Desmier » issu d’une famille angoumoise, fils de Jean Desmier, seigneur de Lobroire [d’Olbreuze?], et de Jeanne Jouvenel des Ursins, veuve sans enfant de Guichard, seigneur d’ Appel- Voisin (Deux-Sèvres, arr. de Parthenay, cant. de Moncoulant, comm. de Saint-Paul-en-Gâtine). Cette hypothèse est rendue vraisemblable par le fait que les armes de François sont parties de Jouvenel des Ursins et que François a succédé, comme conseiller au Parlement, à Louis Jouvenel des Ursins, dont il serait ainsi le neveu. Reçu conseiller au Parlement le 14 novembre 1519 (Blanchard, Les Presidens au mortier..., catalogue de tous les conseillers, p. 48), François Desmier fut désigné, le 1er août 1539, pour être membre de la cour des Grands jours qui devait

MaRIGNY EN ChAMPAIGNE DE CaRILLAC EN LlMOZIN 2 ET EN PARTYE ü’EnTRAGUES EN RoUER- GUE 3, QUI TREPASSA LE 19e AVRIL 1555 APRÈS PaSQUES.

Armes. Écartelé : aux 1 et 4 [coupé, parti, taillé ou tranché ] d'argent et de gueules ; aux 2 et 3 bandé d'argent et de gueules de six pièces, au chef d'argent soutenu d'un autre d'or et chargé d'une rose de gueules, qui sont les armes de la maison des Ursins 4.

Mss A2, p. 384; — B4, p. 365; — VP1, fol. 43 v°; — VP2, p. 688; — Troche, fol. 200 v°; — Bibl. nat., Cabinet d’Hoâer, vol. 119, doss. 3112, p. 13. — Migne, t. II, col. 131.

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