‹ Épitaphier du vieux ParisChapitre 175 sur 323 · Arch. nat., S 101. — Auguste Rey, op. cit., p · texte numérisé non relu

Arch. nat., S 101. — Auguste Rey, op. cit., p

défunt fondateur et de ses ayants droit : c’est l’objet d’une longue délibération capitulaire du 7 novembre 1525 1.

Entre temps, les exécuteurs de Louis et de Roberte avaient fondé, le 10 juillet 1523, dans la chapelle un service que rappelle l’inscription n° 2161 ci-dessous; le 4 novembre de la même année, les sculpteurs tourangeaux Guillaume Régnault et Guillaume Chaleveau signaient un traité de collaboration pour la taille des

statues de Louis de Poncher et de sa femme, « à asseoir en l’eglise . [sic] à

Paris » 2. On trouvera plus loin la description de ce monument fameux.

Le fondateur de la chapelle laissa un fils, François, qui fut évêque de Paris, et quatre filles, dont l’une, Anne, épousa Antoine Bohier, conseiller du Roi, seigneur de Saint-Ciergues. Devenue veuve et n’ayant pas d’enfant, considérant que ses plus proches héritiers ne seraient pas paroissiens de Saint-Germain l’Auxerrois, elle associa, par un acte passé le 15 juin 1570 devant Edme Parque et Pierre Poutrain 3, notaires au Châtelet, son parent Philippe Hurault, seigneur de Cheverny, alors chancelier du duc d’Anjou, à la jouissance de la chapelle, à charge pour lui de l’entretenir 4. Le 8 décembre 1582, quelques jours avant de mourir, une petite nièce du fondateur, Marguerite de Poncher, fille de Jean II, femme de Jacques Hurault, assistée de son frère Jean III de Poncher confirme ce contrat : ils adoptent pour héritier leur cousin germain Philippe Hurault, vicomte de Cheverny, conseiller d’Etat, Lieutenant général ès pays d’Orléans, de Chartres et de Blois, Garde des sceaux 5. Le Garde des sceaux habitait un hôtel qu’il s’était fait construire entre les rues de l’Arbre-Sec et des Fossés-Saint-Germain 6, dont il abandonna la jouissance à sa maîtresse la marquise de Sourdis; celle-ci était la tante de Gabrielle d’Estrées, qui vint souvent la voir dans cet hôtel, alors dit hôtel de Sourdis, et y mourut le 10 avril 1599.

Le troisième fils du chancelier, Louis Hurault, baron d’Uriel, ayant, trois ans plus tard, épousé Isabeau de Sourdis, hérita de l’hôtel de Sourdis et de la chapelle des Poncher. Le 19 décembre 1603, il vendit l’hôtel et la chapelle à Henri d’Escoubleau, beau-frère de la marquise. Celui-ci en fit donation à son neveu Charles, marquis de Sourdis, à l’occasion de son mariage avec Jeanne de Montluc, dont le contrat fut passé le 17 mai 1612. Charles de Sourdis apporta, entre 1650 et 1660, des modifications importantes à la chapelle : respectant cependant les armes des Hurault sur la base de leur tombeau, il fit placer celles d’Escoubleau et de Sourdis de chaque côté d’un retable de menuiserie encadrant un grand tableau représentant la naissance du Christ et l’adoration des bergers 7. Le fils

1. Arch. nat., LL 401, fol. 63. — Ce texte n’est pas mentionné par Auguste Rey.

2. Ce traité a été publié et commenté par Louis DE Grandmaison, Les auteurs du tombeau des Poncher..., dans Réunion des Sociétés des Beaux-Arts des départements..., 21e session, 1897, p. 87-96.

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