‹ Épitaphier du vieux ParisChapitre 176 sur 323 · Auguste Rey, op. cit., p · texte numérisé non relu

Auguste Rey, op. cit., p

7. Id. ibid., p. 243-246. Un registre des «Titres des chapelles » de la collégiale (Arch. nat., LL 731, fol. 108) place, par erreur, au 6 septembre 1612 la vente du 19 décembre 1603. M. Rey établit son exposé sur des documents plus sûrs, conservés dans le carton S 101 des mêmes Archives. — Le retable en question n’existe plus.

ÉGLISE DE SAINT-GERMAIN L’AUXERROIS

et héritier de Charles, Paul, marquis d’Alluyes et de Sourdis, épousa Bénigne de Meaux du Fouilloux, qui, plus tard, mêlée à l’affaire des poisons, chercha refuge à Hambourg; ne se sentant pas lui-même en sûreté, il alla l’y rejoindre.

Le père et le fils avaient accumulé une masse considérable de dettes. Le 13 juin 1679, Paul dut faire abandon à ses créanciers de la totalité de ses biens, y compris la chapelle de Saint-Germain l’Auxerrois, d’où émoi du chapitre et de la fabrique. En fin de compte, une convention transactionnelle passée le 15 mai 1686 entre la fabrique et les directeurs des créanciers de la maison de Sourdis, et homologuée par le Parlement le 3 mars 1687 décida que la jouissance (et non la propriété) de la chapelle serait attribuée pour une durée de quatre-vingtdix-neuf ans à l’acquéreur éventuel de l’hôtel de Sourdis. La vente fut réalisée le 1er septembre 1687, au profit de Paul Brochant, bourgeois de Paris, ancien juge-consul, « marchand fournissant les écuries du roi », conjointement avec sa femme Anne Poquelin, cousine germaine de Molière. La visite qui fut alors effectuée de la « cave » sous-jacente y fit découvrir, dans un grand désordre, la présence d’un certain nombre de corps de provenances très diverses et sans indication d’origine 1. Une convention passée le 9 août 1722 entre la fabrique et la dame Brochant imposa à la famille Brochant le paiement d’un droit de dix livres pour chaque corps inhumé ou à inhumer dans le caveau 2 ; c’est le plus récent des actes parvenus à notre connaissance sur l’histoire de cette chapelle jusqu’à la Révolution.

La descendance du fondateur n’intervint-elle jamais dans la sucession de ces événements? Il ne le semble guère. Nous voyons seulement en 1565, le 20 février (n. st.), Anne de Poncher, dame de Saint-Ciergues, présenter, pour la célébration des messes de la fondation, Maître Michel Sou; le 9 mars suivant, on remettait à celui-ci les ornements de la chapelle 3.

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