‹ Épitaphier du vieux ParisChapitre 189 sur 323 · Troche, fol · texte numérisé non relu

Troche, fol

nent depuis 1438 1 et situent tous derrière le chœur 2, quelques-uns précisant même : du côté gauche, entre la chapelle Notre-Dame des Mèches et la chapelle Saint-Nicolas, auprès des autels de Sainte-Anne et de la Madeleine 3. Vers le dernier quart du xve siècle, la fabrique fit construire contre cette chapelle une petite maison appelée « le petit Louvre », sur un terrain légué par le doyen Jean Chéneteau 4. Cette maison fut détruite un siècle plus tard, pour l’édification d’une nouvelle chapelle, plus grande que la précédente, et destinée à parfaire la ceinture des chapelles entourant le chœur : celle-ci fut terminée en 1583 5.

Dans cette nouvelle chapelle fut transférée la chapellenie fondée par acte du 30 avril 1557 6, à charge d’y célébrer quotidiennement une messe basse suivie du De profundis avec la collecte Dei cui soli, moyennant une rente de 200 1. t. sur l’Hôtel de Ville. Cette fondation avait été faite par Claude de Hacqueville, seigneur de Deniécourt 7, d’Andechy 8 et d’Attichy-sur-Aisne 9, conseiller, notaire et secrétaire du Roi, et son frère François, maître ordinaire en la Chambre des Comptes, exécuteurs testamentaires de leur père Claude de Hacqueville, seigneur de Deniécourt, maître ordinaire en la Chambre des Comptes. La collation du chapelain était faite par le chapitre, sur présentation par les descendants du fondateur 10. Le 17 juin 1568, Nicolas Favier, conseiller au Parlement, et Louise de la Porte, sa femme, alors possesseurs de la chapelle (nous ne savons depuis quelle date) renoncent à celle-ci n, sans doute pour en permettre l’agrandissement.

Un petit oratoire était établi de chaque côté de cette chapelle. A droite, contre celle des Trois-Maries ou de Notre-Dame des Mèches, c’était l’oratoire, clos, de Sainte-Geneviève. Le plus ancien possesseur connu de cet oratoire est « la duchesse douairière de Retz 12 ». Nous ne savons ni quand ni comment elle en eut la jouissance. Le 23 décembre 1621, cet oratoire étant disponible, les marguilliers le concédèrent à Catherine de Clèves, duchesse douairière de Guise, comtesse d’Eu, demeurant en son hôtel d’Eu, rue de l’Autriche 13. Cette concession lui était

Page 1