‹ Épitaphier du vieux ParisChapitre 190 sur 323 · Arch. nat., LL 731, fol. 68. — Troche, fol · texte numérisé non relu

Arch. nat., LL 731, fol. 68. — Troche, fol

12. Probablement Antoinette d’Orléans, fille de Léonor, duc de Longueville, et de Marie de Bourbon, femme de Charles de Gondi, duc de Retz, tué en 1596 devant le Mont-Saint-Michel (Moréri, op. cit., t. VIII, p. 108-109).

13. Voie supprimée dans sa partie sud pour agrandir le palais du Louvre et devenue rue de l’Oratoire dans sa partie nord.

ÉGLISE DE SAINT-GERMAIN L’AUXERROIS

accordée pour elle-même, pour la princesse de Conti, sa fille, et pour celui de ses enfants auquel elle laisserait son hôtel ; elle pourrait agrandir la chapelle d’un pied et demi en longueur, y faire mettre ses armes et la décorer à sa volonté, le tout à charge de payer 60 s. t. le jour de la fête de Saint-Germain, outre 300 1. à chaque mutation de possesseur et le don de 1 500 1. t. fait le jour de la concession. La duchesse de Guise ayant cédé hôtel et oratoire, le 16 décembre 1631, à son fils Claude de Lorraine, duc de Chevreuse, grand chambellan, grand fauconnier et lieutenant général en Picardie, celui-ci rétrocéda le jour même l’oratoire à Louis Girard, seigneur de la Cour des Bois et de la Briche, conseiller du Roi en ses Conseils d’État et privé, Procureur général à la Chambre des Comptes, demeurant rue de la Monnaie, et ce sous réserve de la jouissance de la duchesse de Guise, sa vie durant L

L’oratoire de gauche, dédié à sainte Madeleine, fut concédé le 2 avril 1583 à Antoine Le Coigneux, maître ordinaire en la Chambre des Comptes, demeurant rue Jean-Lantier, et à Marie de Bailly 2, sa femme, qui entendaient par là répondre à l’appel des marguilliers sollicitant l’aide des paroissiens « pour couvrir les frais des chapelles neuves que l’on [construisait] ». Aux termes de l’acte de concession, les époux Le Coigneux donnent 100 sous pour faire « à leurs despens une voulte pour la sépulture d’eux et leurs parens en ung petit lieu estant au costé senestre de ladite église, au derrière de la chapelle bastie de neuf de Sainte Anne, à costé senestre de celle de Saint Jehan, et au dessous d’icelle voulte y faire les vitres, planchers, bancs, sièges et clostures de bois fermant à clef entre et au milieu des deux piliers séparant ladite chapelle Saint Jean dudit lieu, pour y faire un oratoire et y aller faire les dévotions privées pour eux et leurs successeurs ». Suit le règlement pour la sépulture de la famille Le Coigneux 3. Le 17 février 1680, autorisation est donnée à la fabrique par Jacques Le Coigneux, chevalier, seigneur de Montmélian, Plailly et Mortefontaine, Président à mortier au Parlement, demeurant en son hôtel, rue des Vieilles-Haudriettes, paroisse Saint-Nicolas des Champs, de remplacer par une balustrade la clôture de la petite chapelle ou oratoire qu’il possède dans l’une des encoignures de l’autel Saint Jean 4... ».

L’ancienne chapelle Saint-Jean est aujourd’hui la chapelle des Saints-Patrons (saint Vincent et saint Germain). Dans le caveau qu’elle surmonte on trouva en 1840 sept cercueils doublés de plomb et munis de plaques portant des inscriptions; une seule de ces inscriptions put être déchiffrée, celle de Jacques Le Coigneux 5. En 1824, le marquis de Rostaing fit placer à Saint-Germain l’Auxerrois,

1. Arch. nat., L 646, n° 4H et 4K et LL 731, fol. 73. — Troche, fol. 247 v°. Le 30 décembre 1646, le chapitre concède à Marie Royer, veuve de Louis Girard, demeurant toujours en son hôtel, rue de la Monnaie, la possession d’une cave sous cette chapelle. L’acte mentionne parmi les qualités du défunt celles de procureur général en la Chambre des Comptes et de seigneur de Villetaneuse et d’Épinay-sur-Seine (Arch. nat., L 649, n° 14. — Troche, fol. 248).

2. Voir ci-dessus, n° 2 152, n. 1, p. 96. — La famille Le Coigneux avait déjà, depuis 1568 au moins, des tombes dans la chapelle Saint-Vincent (paroisse). Voir ci-dessous, n° 2 227.

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