‹ Épitaphier du vieux ParisChapitre 200 sur 323 · Sur Benoît Milon, voir ci-dessous le n · texte numérisé non relu

Sur Benoît Milon, voir ci-dessous le n

4. Nicolas Chevaber, petit-fils de Pierre, sieur d’Eprunes (Seine-et-Marne, arr. de Melun, cant. de Brie-Comte-Robert, comm. de Réau) et d’Ons-en-Bray (Oise, arr. de Beauvais, cant. d’Auneuil), greffier de la Chambre des Comptes, fils d’Étienne, conseiller au Parlement, et de

ÉGLISE DE SAINT-GERMAIN L’AUXERROIS

René de Longueil 1, seigneur de Maisons 2, conseiller de Sadite Majesté esdits b conseils et Premier President en ladite Cour des Aydes, exécuteur du testament de ladite

DEFUNTE DAME DE CREVECŒUR c, ET DAME MAGDELEINE DE BoULLANT d DE CREVECŒUR 3,

N. Barthélemy, né en 1563, fut reçu conseiller au Parlement en août 1597 (Blanchard, Les Presidens au mortier..., catalogue..., p. 111). En 1607, il acquit d’Antoine Le Camus, sieur de Jambeville, moyennant 60 000 écus, une charge de Président aux Enquêtes, puis, en février 1610, de Christophe de Sèves, moyennant 60 000 écus et 10 000 écus d’ « épingles », celle de Premier Président de la Cour des Aides. Il fut colonel de la milice bourgeoise pour le quartier des Innocents depuis 1610 au moins jusqu’en 1626 au moins ( Registres ... du Bureau de la Ville..., t. XIX, p. 186 et n. 6). Il avait été nommé en 1612 commissaire pour vaquer aux ouvrages du Pont Neuf et autres bâtiments de la Ville et, le 26 janvier 1624, administrateur de l’Hôtel- Dieu. Il fut chancelier d’Anne d’Autriche de 1620 à 1630 (Griselle, op. cit., n° 3 823). Seigneur de Wideville, en tant qu’époux de Madeleine de Crèvecœur, veuve de Benoît Milon, seigneur dudit lieu, dont elle avait hérité, il acquit, le 16 mai 1596, le fief du Roule, aux portes de Paris, puis en 1616, la seigneurie de Gentilly (Val-de-Marne, arr. de Créteil, cant. du Kremlin-Bicêtre), dont la maison était vantée « comme le séjour le plus agréable qui fût aux environs de Paris ». Possesseur d’une fortune considérable, il prêta au Roi, en 1627, 10 000 pistoles, 20 000 écus d’or et 60 000 1., et se porta garant d’un emprunt de 400 000 1. ( Journal historique de Bouchel, Bibl. nat., ms. fr. 5 528, fol. 212 v°). Par son testament, en date du 17 février 1630, passé devant les notaires Robert Tulloue et Gilles Marion (Arch. nat., Min. centr., CXV, 59; Bibl. nat., coll. Dupuy, vol. 81, fol. 242), il prescrit que son corps soit inhumé au couvent des Récollets du faubourg Saint-Martin, dans la chapelle qu’il y a fait bâtir, et il fait différents legs, notamment à l’Hôtel-Dieu de Paris; il destine sa bibliothèque « avec les tableaux, figures et ornements qui y sont » à son neveu, le sieur de Maisons, « le priant de la conserver et augmenter autant que faire se pourra à l’honneur des lettres et contentement des gens doctes ». Il avait épousé en 1595 Madeleine de Crèvecœur, sensiblement plus âgée que lui, et avec qui il devait déjà avoir des liens de famille, si l’on en juge d’après une quittance de rente donnée par lui le 3 mars 1611 conjointement avec Guillaume de Crèvecœur, conseiller du Roi et maître ordinaire à la Chambre des Comptes, à cause d’Anne Chevalier, sa femme, héritière pour moitié de feu Jean Chevalier, conseiller au Parlement. Voir Bibl. nat., Pièces orig., vol. 743 et 744, doss. 16 939, notamment p. 397 et 416; Maurice Dumolin,

La maladrerie et le fief du Roule, dans le Bull, de la Soc. de Vhist. de Paris, 57e année, 1930, p. 78-79; Registres... du Bureau de la Ville..., tomes XV, XVI, XVII et XVIII, aux tables, spécialement aux tomes XVI, p. 33, n. 3, et XVIII, p. 431, n. 2.

1. René de Longueil, conseiller au Grand Conseil en 1618, Premier Président de la Cour des Aides en 1620, Président à mortier en 1642, gouverneur de Versailles, de Saint-Germain et d’Évreux en 1645 (Blanchard, Les Presidens au mortier..., p. 470-471), Surintendant des finances en 1650, ministre d’Etat en 1651, créé marquis par Louis XIV en 1658, mort le 2 septembre 1677 . Il avait hérité de Nicolas Chevalier et de Madeleine de Crèvecœur les terres de Chevechaix (Haute-Marne, arr. de Chaumont, cant. d’Andelot, comm. de Darmannes), de Gentilly, de Wideville et autres, pour lesquelles des lettres patentes du 2 avril 1630, vérifiées et entérinées le 2 janvier 1631 par les Présidents Trésoriers de France, Généraux des finances et Grand voyer de la généralité de Paris, lui accordèrent remise totale des droits seigneuriaux de relief, de rachat et autres (Bibl. nat., Pièces orig., vol. 1 741, p. 303). Héritier du domaine de Maisons, acquis en 1390 par son ancêtre Jean de Longueil, il y fit construire par François Mansart, de 1642 à 1651, le château qui subsiste toujours (Moréri, op. cit., t. VI, p. 381; J.-E. Engrand, Le château de Maisons de 1642 à Van V..., dans Revue de l’histoire de Versailles, 1912, p. 305-306; Jean Stern, Le château de Maisons. Maisons-Laffitte, Paris, 1934, in-12, p. 1-75).

2. Aujourd’hui Maisons-Laffitte, Yvelines, arr. de Saint-Germain-en-Laye, ch.-l. de cant.

3. Le contrat de mariage entre René de Longueil, conseiller du Roi en son Grand Conseil, demeurant rue Michel-le-Comte, paroisse Saint- Nicolas des Champs, et la nièce de Madeleine.de Crèvecœur, aussi prénommée Madeleine, fille de Guillaume Boulenc de Crèvecœur écuyer, seigneur de Grisolles (Aisne, arr. de Château- Thierry, cant. de Neuilly-Saint-Front), conseiller du Roi et maître ordinaire en sa Chambre des Comptes, et d’Anne Chevalier, avait été passé le 31 janvier 1623 devant Charles Richer et Guillaume Herbin, notaires au Châtelet (Arch. nat.. Min. centr., LI, 71; Bibl. nat.. Pièces orig., vol. 1 741, p. 278). Anne Chevalier était fille de Jean, conseiller au Parlement, et veuve de Simon Barreau (Bibl. nat.. Pièces orig., vol. 451, p. 262). Madeleine de Crèvecœur, femme de René de Longueil mourut dès le 11 avril 1636 (Moréri, op. cit., t. VI, p. 381).

SON EPOUSE, ONT FAIT ERIGER CE MONUMENT ET FONDÉ POUR LE REPOS DE SON AME e UNE MESSE PAR CHACUN JOUR À PERPÉTUITÉ PAR CONTRACT PASSÉ PAR DEVANT MARION ET

Plastrier 1, notaires, le xie juillet 1634. — Priés Dieu pour son ame / 2.

Armes. Longueil : (T azur à trois roses d’argent posées 2 et 1, au chef d’or à trois roses de gueules. Écu entre deux aigles et surmonté d’un casque empenné.

Boulenc : d’azur à la fasce d’or, chargée de trois boules de gueules, accompagnée de trois épis d’or posés 2 en chef, 1 en pointe.

Mss A2, p. 394; — B4 *, p. 416-417; — VP2, p. 703; — Troche, fol. 242 v°.

a) Messire, Tr. ; — b) en ses, VP2; — c) dame de Crevecœur om. A2, B4, Tr. ; — d) Boulenne, Tr. ; — e) pour le repos de son ame om. Tr. ; — /) Priés... ame om. Tr.

N. DROUART + RADEGONDE CHAILLOU + PIERRE DROUART

Épitaphe sur un pilier devant la chapelle de la Madeleine.

2 171. — Cy GIST a HONORABLE HOMME 6 PlERRE DROUART c, BOURGEOIS DE PARIS, LIEUTENANT D’UNE COMPAGNIE DE BOURGEOIS DE CETTE VILLE 3, DÉCÉDÉ LE 22 NOVEMBRE 1635, ET FUT SON CORPS INHUMÉ EN CETTE PAROISSE DE SAINT GERMAIN DE l’AuXERROIS DEVANT LA CHAPELLE DE LA MAGDELEINE, OÙ AVOIENT ESTÉ INHUMÉS LES CORPS d DE HONORABLES PERSONNES . DROUART c ET DE RADEGONDE CHAILLOU, SES PERE ET MERE.

Armes. Drouart : parti d’argent au cep de bois e naturel feuillé de sinople avec grappes de pourpre, et d’azur à la gerbe d’or.

Mss A2, p. 391 ; — B4, p. 400; — VP2, p. 698; — Troche, fol. 232 v°.

a) cy gist om. A2, B4, Tr. ; — b) personne, VP2; — c) Drouard, A2; — d) ceux. A2, B4, Tr. ; — e) de vigne. A2.

1. L’acte ne figure pas à sa date parmi les minutes de l’étude du notaire Claude Plastrier (Arch. nat., Min. centr., LVI).

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