‹ Épitaphier du vieux ParisChapitre 214 sur 323 · Le 18 juillet 1450, Guillaume Lescot · texte numérisé non relu

Le 18 juillet 1450, Guillaume Lescot

secrétaire du Roi, cousin du fondateur de la

chapellenie de Notre-Dame à l’autel Saint-

Étienne, à l’entrée du chœur, obtient le règlement de messes qui y sont fondées (Arch. nat., LL 395, fol. 184). Le 26 avril 1472, les registres capitu¬

laires font mention de la chapelle des saints Étienne et Laurent, « subtus pulpitum » (ibid., LL 398, fol. 115 v°). Autres mentions semblables en 1484, 1493, 1497 (ibid., fol. 321 v°; LL 399, fol. 93 v° et 149).

4. Arch. nat., LL 418, fol. 142 (état des chapelles à la date du 2 août 1702).

5. Collation, le 4 novembre 1513, de la chapellenie fondée à cet autel (ibid., LL 400, fol. 162; voir aussi fol. 233). Une délibération capitulaire du 9 novembre 1543 mentionne une « capella seu capellania ad altare Beate Marie, Sanctorum Stephani et Laurentii situm subtus Crucifixum a parte sinistra navis hujus ecclesie (ibid., LL 402, fol. 17 v°).

6. Ibid., LL 401, fol. 167. Le 31 décembre 1529, le chapitre avait reçu des héritiers de Guillaume Capel la somme de 70 1. t. pour la fondation de trois messes par semaine, ainsi que des ornements et un calice d’argent (ibid., fol. 164); le 17 juin 1530, il les autorisait à placer sur un pilier contre la chapelle de Saint-Étienne une inscription rappelant cette fondation (ibid., fol. 174).

ÉGLISE DE SAINT-GERMAIN L’AUXERROIS

A la fin du XVIe siècle, on construisit cinq chapelles neuves sur le côté nord du chœur. Par acte du 22 mars 1580 1, les marguilliers concédèrent la troisième de ces nouvelles chapelles, succédant à l’ancienne chapelle Saint- Julien, à Pomponne de Bellièvre, alors « conseiller d’Etat et President au Parlement, à Marie Prunier, son épouse, et à leurs enfans..., pour y assister aux offices, eux et leurs enfans et amis, y faire faire une cave pour y être inhumés et leurs enfans 2, encores qu’ils ne fussent plus demeurans en la paroisse, y mettre epitaphes, tableaux », et ce moyennant un don de 200 écus sol. à la fabrique « pour employer à parfaire la chapelle neuve qui reste à faire aux ailes du chœur du côté du septentrion ». En outre, les chapelains desservant les anciennes fondations, s’il y en avait, auraient la clef de cette chapelle et pourraient y entrer pour dire leur messe 3.

C’est alors que la chapelle fut placée sous les vocables de saint Pierre et de saint Etienne, le premier ayant sans doute été choisi en raison du véritable prénom du fondateur, Pierre (devenu plus tard Pomponne) de Bellièvre.

Par deux arrêts en date du 1er septembre 1601 le Parlement maintint la famille de Bellièvre en possession de cette chapelle et ordonna que l’épitaphe qu’y avaient placée Guillaume Champion, avocat au Grand Conseil, et Renée Belot, sa femme, serait transférée en telle autre place qu’auraient désignée les marguilliers 4.

Le 24 juillet 1711, Nicolas Abadie, prêtre bénéficier de Saint-Germain l’Auxerrois, fondait des messes dans cette chapelle et permission était donnée à lui et à la demoiselle Le Roy d’y faire poser à leurs frais, à l’intérieur ou à l’extérieur, une inscription « contenant sommairement » cette fondation 5. Une sentence du Châtelet, en date du 20 janvier 1731, déclarait exécutoire cette fondation, tout en maintenant au marquis de Mirepoix 6 et aux autres descendants de Pomponne de Bellièvre le droit de sépulture dans ladite chapelle, avec faculté de nommer le chapelain chargé d’exécuter la fondation de Nicolas Abadie 1 .

Cette chapelle fut concédée le 1er janvier 1754 à la dame de Rosnel et le 1er janvier 1758 à Antoine Nau 8. Elle est, depuis 1839, la chapelle de Saint-Vincent de Paul.

Le registre des fondations de Saint-Germain l’Auxerrois 9 et le manuscrit de Troche10 mentionnent dans cette chapelle quatre sépultures pour lesquelles on ne connaît pas d’épitaphe, celles de Nicolas de Bellièvre, second Président au

1. Cette concession est à rapprocher de celle de la chapelle voisine (chapelle de la Trinité) : toutes deux furent faites en la même année 1580, à l’occasion des travaux de reconstruction (voir ci-dessus, p. 135).

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