ET SAINT-ÉTIENNE
Quelques jours après avoir concédé à Pierre Le Gendre la chapelle de la Trinité, le chapitre concédait, le 23 décembre 1513, à Philippe de Ganay, veuve de Nicolas Tulleu 1, la chapelle dédiée à saint Julien et située entre celle de la Trinité et celle de l’Annonciation 2. Nous ne retrouvons plus, dans la suite, le vocable de saint Julien, qui sera remplacé par ceux de saint Pierre et saint Etienne.
Le vocable de saint Pierre, associé à celui de saint Paul, avait d’abord, on l’a vu, été attribué à la chapelle plus tard dite de Sainte-Marguerite. Quant à saint Etienne, il fut honoré en deux autres endroits de l’église : il y avait sous le jubé, dès le milieu du XVe siècle 3 et encore en 1702 4, un autel dédié aux deux saints diacres martyrs Étienne et Laurent, si souvent associés dans l’iconographie, et il existait, d’autre part, dès 1513, «sous le Crucifix», un autel dédié à la Vierge et à saint Étienne 5 ; le 15 février 1530 (n. st.), le chapitre autorisait la célébration, au même endroit (à la chapelle dédiée à saint Étienne et située sur le côté gauche de la nef, sous le crucifix), des messes fondées par le chanoine Guillaume Capel 6.
1. Philippe de Ganay était fille de Guillaume, pensionnaire de Philippe le Bon, duc de Bourgogne, puis avocat des rois Louis XI, Charles VIII et Louis XII (Gustave Dupont-Ferrier, Les avocats à la Chambre des Aides..., dans Bibl. de l'École des Chartes, t. XCIII, 1932, p. 286, et Les avocats à la Cour du Trésor..., ibid., t. XCVII, 1936, p. 66) et de Catherine Rapioust. Elle avait épousé Nicolas Tulleu, seigneur de Cély (Seine-et-Marne, arr. et cant. de Melun) [Moréri, op. cit., t. V, p. 55].
2. Arch. nat., LL 400, fol. 164. La formule de l’acte de concession est exactement la même que celle de la concession de la chapelle de la Trinité, ci-dessus, p. 134-135, n. 5. Ce texte lève entièrement le doute exprimé par Troche (fol. 240) sur l’identification de la chapelle Saint- Julien avec la chapelle Saint-Pierre et Saint- Étienne.