Sur Jean Megret, voir ci-dessus, p
2. Pomponne II de Beilièvre, fils de Nicolas (ci-dessus, p. 138, n. 1), succéda à son père comme Président à mortier en 1642 (Blanchard, Les Presidens au mortier..., Catalogue..., p. 130), au retour des ambassades qui lui avaient été confiées en Italie et en Angleterre; après de nouvelles missions diplomatiques en Angleterre et en Hollande, il devint Premier Président le 22 avril 1652. Il mourut sans enfant, le 13 mars 1657 (F1, p. 354 [sic pour 388]). Le 4 janvier 1658, le chapitre composait avec ses héritiers à la somme de 300 1. pour la tenture de velours, les autres tentures et le poêle de ses obsèques (Arch. nat., LL 412, fol. 338 v°). Le 14 avril 1657 avait été célébrée à Saint-Germain des Prés une pompe funèbre à sa mémoire, dont le récit nous a été conservé dans un grand placard intitulé Aeternis saeculis Pomponii Bellevraei
triumphalis pompa, imprimé « apud Stephanum Pepingue, abbatiae Sancti Germani typographum, via Citharea [rue de la Harpe], sub signo Brachii Herculis » (Bibl. nat., ms. fr. 18 816, fol. 72 v°). — Pomponne II de Beilièvre fut un grand bienfaiteur des malheureux. Sa générosité envers eux était rappelée par une inscription en lettres d’or sur marbre noir, rédigée par Obvier Patru, qui avait été placée sur la porte de la salle Sainte-Marthe à l’ancien Hôtel-Dieu. Elle est aujourd’hui conservée à la Pharmacie centrale des Hôpitaux, Musée de l’Assistance publique. Elle a été imprimée en grands caractères, sans indication d’imprimeur ni de date; un exemplaire s’en trouve à la Bibbothèque nationale, ms. fr. 15 604, fol. 681. Elle a été signalée par Piganiol de la Force, op. cit., t. I, p. 400; par Guilhermy, op. cit., t. I, p. 645, et publiée en dernier lieu par Marcel Fosseyeux, Inventaire des objets d'art appartenant à... V Assistance Publique. . ., 1910, in-8°, p. 140-141.
La même épitaphe se retrouve dans le ms. F3, p. 158-159, mais avec des variantes très nombreuses, portant parfois sur plusieurs lignes. C’est finalement une version si différente de la précédente que nous avons cru devoir la transcrire complètement :
Heu, viator, hic jacet cui aetas nostra vix parem habuit generosissimus, munifi-
CENTISSIMUS, NOBILISSIMUS POMPONIUS BELLEVRAEUS, TOGATAE MILITIAE PRINCIPUM BeLLE- VRAEI ET BRULLARTI NEPOS, ILLIS SOLA DIGNITATE INFERIOR, COETERIS SIMILLIMUS, GeRMA-
nica, Italicis, Britannicis et Batavica ad CONFEDERATOS ordines legationibus FOELI-
CITER ABSOLUTIS INCLITUS, CUJUS APUD PRINCIPES EXTEROS MEMORIA NUNQUAM NEC GRATIA SILEBIT APUD REGNI PROCERES, ANTE ANNOS SENATOR MERITUS, ANTE CONSTITUTUM LEGIBUS TEMPUS AD REGIA SUPPLICUM LIBELLORUM MAGISTER, NEC ANNIS, NEC TEMPORE, SED CONSILIO ET PRUDENTIA ANTE OMNIA MATURUS. HuNC COMITEM EXOPTAT ET EXCIPIT SACRUM PRINCIPIS CONSISTORIUM. HuNC PRAESIDEM INFULATUM GRATULATUR MAXIMORUM PRAESIDUM CONCESSUS, HOC PRINCIPE SUO GAUDET AMPLISSIMUS ORDO, JUBENTE REGE, BONIS SCISCITANTIBUS OMNIBUS, MAJORIBUS ETIAM DIGNISSIMUS HONORIBUS SI DeUS ET FATA VOLUISSENT. HlC LABORUM, HIC LEGATIONUM, HIC HONORUM TERMINUS. PRO LIBERIS RELIQUIT ORPHANOS, DE SUO PAUPERES FECIT DIVITES ET AULAM SENATUMQUE SINIT GEMENTEM SUI JACTURA. DeCESSIT NONDUM SENEX, ANNO 1657, DEPOSITUS CUM SUIS IN DoMINI GeRMANI AuTISSIODORENSIS FANO.