Arch. nat., L 646, n
ÉGLISE DE SAINT-GERMAIN L’AUXERROIS
à Louis Picot, seigneur de Santeny 1. Dans l’intervalle, la chapelle avait été entièrement reconstruite; elle fut bénite le 11 septembre 1573 par l’évêque de Digne, Henri Le Maignien 2. Sans doute la famille Olivier avait-elle assumé en tout ou en partie la dépense de cette reconstruction, mais nous n’avons trouvé aucune indication à ce sujet.
La vente qui en fut faite par les héritiers Olivier fut tenue pour irrégulière par la fabrique, qui, de son côté, concéda la même chapelle, le 16 mars 1602, à Louis Potier, chevalier, seigneur de Gesvres 3 et de Tresmes 4, conseiller du Roi en ses Conseils d’Etat et privé, secrétaire de ses commandements, à Charlotte Baillet, son épouse, et à leurs descendants portant leurs nom et armes 5. Contestée par l’acquéreur de 1598, Louis Picot, cette concession fut confirmée par le Parlement le 22 février 1603 6. Après la mort de Louis Potier, survenue le 23 mars 1630 7, et de Charlotte Baillet, leurs héritiers vendirent à M. de Benjamin l’hôtel de Gesvres 8 avec le droit à leur chapelle 9. Cette dernière clause parut aux marguilliers n’être pas plus régulière que la vente de 1598; le 4 juin 1647, ils concédèrent la chapelle à Charles, marquis de Rostaing, conseiller aux Conseils d’Etat et privé, maréchal de camp, demeurant en son hôtel, rue de Beauvais 10, et à sa descendance en ligne directe, « aussi longtemps qu’elle durera, et à ses collateraux, pour achever une période de cent années, à defaut de descendance directe durant ce laps de temps,... avec la cave voûtée si aucune y a, sinon pouvoir en faire une à ses frais sous ladite chapelle, à la descente attenant icelle par dedans l’eglise ». Ils autorisaient le marquis de Rostaing à s’y faire inhumer, ainsi que sa descendance. Les Rostaing pourront, disait l’acte de concession, « construire en ladite chapelle telle sépulture élevée, représentation et épitaphe qu’ils aviseront, à la charge qu’après que lesdites épitaphes avec leurs inscriptions seront posées, il sera permis aux marguilliers, en cas qu’ils y trouvent à redire, d’en
1. Arch. nat., L 646, n° 12D. — Santeny, Val-de-Marne, arr. de Créteil, cant. de Ville-
cresnes.