Par lettres patentes du 30 décembre
Charles IX avait pourvu Jean Lormier d’un
office de conseiller et général en la Cour des Aides, vacant par la privation de Nicolas Janvier, à cause
de la R.P.R., avec dispense d’occuper cet office parce qu’il n’avait pas atteint l’âge de 25 ans. Mais, en exécution de l’édit de pacification, Janvier fut réintégré dans son office et, le 20 janvier 1571, le roi créa un nouvel office aux gages de 500 1., avec tous les droits et honneurs accoutumés, qu’il attribua à Jean Lormier; celui-ci fut reçu le 7 mai 1572 ; l’acte de réception précise
qu’il était fils et héritier de Guy Lormier, conseiller et maître ordinaire à la Chambre des Comptes (Bibl. nat., Pièces orig., vol. 1 748, doss. 40 595, p. 5-8).
3. Le 15 juin 1595, Jean Lormier donne quittance d’une rente à cause d’Isabelle Le Conte, fille et héritière en partie de Charles Le Conte, sieur de la Martignière ( ibid ., id., p. 9), peut-être le fondateur de la chapelle.
4. Charles Lormier, conseiller à la Cour des Aides en survivance de son père ( Registres ... du Bureau de la Ville..., t. XVI, p. 141, n. 11).
5. Jean Lormier, conseiller secrétaire du Roi, ci-devant garde des rôles des offices de finances, décédé en 1638 en sa maison, rue du Plat d’Étain; ses funérailles eurent lieu à Saint-Germain l’Auxerrois le 19 août de cette année (Bibl. nat.. Pièces orig., dossier cité, p. 48, placard d’enterrement).
Armes. Lormier : de gueules au chef d'or, chargé d'un lion de sable, accosté de deux aigles éployées du même 1.
Le Conte : d'argent à une bande jumelée de gueules accompagnée de six roses du même, 2, 1, 2, 1, écartelé de fascé d'or et d'azur de huit pièces, au bâton noueux en bande de gueules brochant sur le tout, alizé v.
Mss A2, p. 396; — B4, p. 423; — VP2, p. 705; — Troche, fol. 237 v°; — Arch. nat., L 646, n° 4c.
a) D.O.M., Tr. ; — b) V.C., A2; — c) senatus, B4; — d) sub p..., A2, B4; sut..., VP2; — e) conjunctissimos, VP2, Tr.; — /) individuos. A2; indivivos, B4; individua, VP2; — g) erepit. B4; erecti, Tr.; — h) sum, Tr.; — i) hicanno, B4; et annos, VP2; die annos, Tr.; — j) parentis. B4; parentes, Tr.; — k) opt.. B4; optimi, Tr.; — /) junctibile, Tr.; — m) et, B4; — n) condi curaverunt, Tr. ; — o) Priés... eux om. Tr. ; — p ) le blason est dessiné sans le bâton noueux. Institut.
COLLATÉRAL DE LA NEF. — CÔTÉ DROIT CHAPELLE SAINT-GERMAIN (CHAPELLE PAROISSIALE)
Le chœur et les parties principales de l’église étant réservés au chapitre, curé titulaire de la paroisse, celui-ci avait cédé au « vicaire perpétuel », pour le service paroissial, à une date que nous ignorons 2, les quatre chapelles du collatéral sud à partir du transept; la première était la chapelle Saint-Germain, aujourd’hui chapelle des catéchismes.
Outre celles des personnages dont on a conservé les épitaphes, ici publiées, il a existé dans la chapelle paroissiale ou dans le voisinage de celle-ci un certain nombre de sépultures pour lesquelles nous ne connaissons pas d’inscriptions funéraires. Divers documents attestent de façon plus ou moins certaine l’existence de six de ces sépultures :
1484-1486, Robert de Masengherbe, vicaire perpétuel 3;
1. On connaît deux échevins de Paris du même patronyme portant les mêmes armes : Pierre en 1525 et Guy en 1551 (... Noms et blasons des échevins de la Ville de Paris..., dans Y Armorial de la Ville de Paris, 1859, p. 405).
2. Troche, fol. 267 v°, parle, sans donner de référence, de l’ornementation de cette travée à la fin du XVe siècle et de la construction d’une petite sacristie au début du XVIe. Quoiqu’il en soit, nous savons qu’en 1484 il existait un autel paroissial (ci-dessous, n. 3) et qu’en 1500 il s’y desservait une chapellenie de Saint-Jean-Baptiste (Arch. nat., LL 399, fol. 169).
3. Le 12 octobre 1484, on annonce au chapitre la mort de Robert de Masengherbe, survenue la veille (Arch. nat., LL 398, fol. 327 v°). Deux ans plus tard, le 17 octobre 1486, les chanoines Lebarre et Loët sont chargés de s’entretenir avec les marguilliers « ad causam cujusdam tumbe sine licentia dominorum contra murum circa altare parrochiale posite, de parte, ut fertur, parrochianorum seu matriculariorum , que est representatio deffuncti magistri Roberti de Masengherbe, dum viveret curati ipsius ecclesie, in qua erecta contra murum sunt aliqua scripta non tolleranda » ( ibid ., LL 399, fol. 8 v°).
ÉGLISE DE SAINT-GERMAIN L’AUXERROIS
1501, le seigneur de Lubières1;
1573, le poète Etienne Jodelle 2;
1574, Blanche de Maraud, veuve de Silvain Du Chesne 3;
1576, Charlotte Mariette, « gouvernante de la plaisante de la Reine » 4, demeurant au cloître de Saint-Germain l’Auxerrois;
1580, Etienne Ducamps, prêtre, clerc de l’œuvre de Saint-Germain l’Auxerrois 5.