‹ Épitaphier du vieux ParisChapitre 234 sur 323 · MORS SANCTORUM EJUS · texte numérisé non relu

MORS SANCTORUM EJUS

Ce N’EST PAS MOURIR. C’EST PASSER À LA VIE. LES CENDRES DE NOS CORPS DONT LES ESPRITS SONT VIVANS NE SONT ICY QU’EN DEPOST POUR UN TEMPS. CELLUY QUI EST LA VÉRITÉ, LA RESUR¬ RECTION ET LA Vie, QUY PAR SA 7ERTU S’EST LUY MESME RESSUSCITÉ, NOUS A PROMIS QU’IL NOUS d RESSUSCITERA ET LE FERA POUR NE PLUS MOURIR. Et LORS f Ô MORT, IL SERA TA MORT, ET TU NE SERAS PLUS.

1. Le 14 octobre 1501, le chapitre autorise l’inhumation « defuncti domini de Lubieres in ipsa ecclesia, ante altare parrochiale » (Arch. nat., LL 399, fol. 193 v°). De l’avis de Mlle Simone de Saint-Exupéry, directeur des Services d’archives de la Haute-Loire, ce personnage ne semble pas appartenir à une famille originaire de Lubières, en Haute-Loire (arr. de Brioude, cant. d’Anzon, comm. de Vergongheon); il serait plus probablement issu d’une localité de l’Ariège, Loubières, arr. et cant. de Foix.

2. Étienne Jodelle mourut à Paris, âgé de 41 ans, dans une extrême pauvreté, chez un charpentier nommé Villet. Le prix des funérailles fut avancé par un cousin germain, Jean Drouet (H. Chamard, Histoire de la Pléiade, t. III, 1940, p. 208). Agrippa d’Aubigné composa une ode

de seize strophes intitulée : Vers funèbres de

Th. A. d’Aubigné sur la mort d’Estienne Jodelle, parisien, prince des poètes tragiques (' Œuvres complètes de Théodore Agrippa d’Au¬

bigné, édition E. Réaume et de Caussade, t. III, 1874, p. 317-321). Seul Troche (qui reproduit

la huitième strophe de cette ode) indique que le poète fut inhumé « sous le collatéral de la paroisse » (fol. 117 v°).

3. Par son testament en date du 12 août 1574, Blanche de Maraud, demoiselle de Mme la Connétable (Madeleine de Savoie, veuve du connétable Anne de Montmorency), veuve de Silvain Du Chesne, élit sa sépulture à Saint-Germain l’Auxerrois devant le Crucifix de la paroisse (Bibl. hist. de la Ville de Paris, ms. CP 3 565, fol. 138, copie contemporaine).

4. Par son testament en date du 30 mai 1576, Charlotte Mariette élit sa sépulture dans l’égüse « au-dessuz de beneistier, du costé de la parroisse ». Elle choisit pour exécuteur testamentaire Jacques Cechizo ( ibid ., id., fol. 156 r°-v°). Sur la famille Ceghizo, alias Seghiso, voir ci-dessous, n° 2 220.

5. Par son testament en date du 15 juillet 1580, Étienne Ducamps élit sa sépulture « soubz une tombe qui est vis à vis la glorieuse Vierge Marie de la neufve parroisse » {ibid., id., fol. 170 v°).

Cette poudre enfermée b au sein de nostre mere est ce qui estoit terrestre a de Antoine de Corbie 1 et Catherine Tripier, sa femme, attendant 4 cette promesse

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