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Arch. nat., Min. centr., XXIV

ÉGLISE DE SAINT-GERMAIN L’AUXERROIS

COMPLETS, L’UN D’ICEUX LE 23e JOUR DE DECEMBRE ET L’AUTRE LE 22e JOUR DE JUING, POUR ET À L’INTENTION DE FEUE NOBLE FEMME DENISE MARCEL 1, JADIS FEMME DE FEU NOBLE HOMME

François Rat 2, en son vivant Receveur des monnoyes du Roy nostre sire, et ce moyennant DOUZE LIVRES DE RENTE ASSIZES SUR DEUX MAISONS SCIZES À PARIS, L’UNE RUE DES MAU¬ VAISES Paroles 3, et L’autre rue Raoul a Monnoyer 4. Ils sont décédés le ... mil b ... — Priez Dieu pour eux c.

Armes. Rat : d’or à la bordure engrelée de gueules, à trois œillets d’azur tiges de sinople. Marcel : d’argent à la croix de Lorraine de sable.

Mss A2, p. 391; — B4, p. 398-399; — VP2, p. 697; — Troche, fol. 155. a) Le add. A2; — b) om. A2, B4, VP2; — c) Priez... eux om. Tr.

PIERRE LE C00 + MARIE SERRALLIER + EDMONDE LE COQ + PIERRE LE COQ + CLAUDE LE COQ

Dans la chapelle paroissiale, au 2e pilier, épitaphe de pierre, incrustée de marbre noir, dans un encadrement terminé en haut par un fronton semi-circulaire, orné d’un écusson et cantonné de pots à feu, amorti au bas en forme

1. Denise Marcel était, semble-t-il, la fille de Claude Marcel, marchand orfèvre, bourgeois de Paris, demeurant sur le pont au Change, élu juge-consul le 31 janvier 1555 ( Registres ... du Bureau..., t. VI, p. 257, n. 1; G. Denière, op. cit., p. 294). Après avoir été deux fois échevin, en 1557 et 1562, il fut Prévôt des marchands en 1570-1572 ( Registres ... du Bureau..., t. VI, p. 44 et n. 1); il occupa les charges d’essayeur général des monnaies, Intendant des finances (Bibl. nat., Pièces orig., vol. 1 836, doss. 42 449, p. 162), secrétaire de la reine Catherine de Médicis et receveur des décimes (G. Denière, op. cit., p. 69 et 72; Lettres de Catherine de Médicis, à l’index général). Sa seconde femme, Marguerite de Baudereuil, fut dame d’honneur de Catherine de Médicis de 1574 à 1581 ( ibid .). Denise Marcel dut être mariée au moins deux fois; elle est dite femme de René de Meneust, maître des Requêtes, dans une généalogie de la

famille de Claude Marcel (Bibl. nat., Pièces orig., doss. cité, p. 162).

2. François Rat appartenait peut-être à la même famille que Foulcrand Rat, maintenu par Henri IV en l’office d’essayeur héréditaire en la monnaie de Montpellier aux lieu et place de Jean Rat, son père (Bibl. nat., ms. fr. 5 809, fol. 109).

3. La rue des Mauvaises-Paroles, qui allait de la rue des Lavandières à la rue des Bourdonnais, a été supprimée par l’ouverture de la rue de Rivoli.

4. Nous n’avons pu identifier cette rue; peutêtre faudrait-il dire « Raoul Menuicet », nom d’une rue qui était située sur l’emplacement où a été construit l’hôtel de Soissons par Catherine de Médicis ( Ville de Paris. Nomenclature des voies publiques..., 7e éd., 1951, in-4°, p. 726).

d’ellipse enjolivée de rinceaux sur les bords, avec, au centre, une tête de mort et deux tibias, surmontés d’un écu non timbré sur lequel figure une gerbe V

2 206. — Cy gisent Pierre Le Coq 2, ecuyer, conseiller secrétaire du // Roy, maison,

COURONNE DE FRANCE ET DE SES // FINANCES, DOYEN DU COLLÈGE DES CINQUANTE // QUATRE, DECEDE LE 28e DECEMBRE 1645, AGÉ DE // 71 ANS; // DAME MaRIE SeRRALLIER, SA FEMME, // DECEDÉE LE 10e NOVEMBRE 1640, AGEE DE // 69 ANS; // DELLE EDMONDE Le COQ, LEUR FILLE, DECEDÉE II LE 25 OCTOBRE 1648, AGEE DE 28 ANS; // PlERRE Le COQ 3, ECUYER, CONSEILLER SECRETAIRE DU ROY, // MAISON ET COURONNE DE FRANCE ET DE SES FINANCES, // DECEDE LE

20 may 1669; // Claude Le Coq, ecuyer, conseiller du Roy en ses // Conseils, décédé le 7 juin 1691. Il — Par permission de Messieurs les marguilliers.

Armes. De ..., à la gerbe de blé de ...

Ms. E3, foi. 10.

1. Le chapitre avait accordé une tombe, le 10 février 1458 (n. st.) à la veuve et aux héritiers de Jean Lecoq (Arch. nat., LL 396, fol. 77 v°).

2. La famille Lecoq, qui possédait dès 1372 une maison sur la paroisse Saint-Germain l’Auxerrois, avait donné son nom à une rue, la « rue du Coq », absorbée par la rue de Marengo, en partie supprimée par l’ouverture de la rue de Rivoli (Troche, fol. 147 v°; Ville de Paris. Nomenclature des voies publiques..., éd. citée, p. 377). Deux membres de cette famille ont été chanoines de Saint-Germain l’Auxerrois au XVIe siècle : Jean, qui a résigné sa prébende le 10 avril 1523 en faveur de Guillaume Legav (Arch. nat., LL 401, fol. 10), et Pierre, fils d’André et de Claude de Soulefour, reçu le 26 février 1591 (ibid., LL 407, fol. 384).

Nous connaissons plusieurs généalogies de la famille Lecoq, l’une, arrêtée à l’année 1633, gravée sur une table de marbre au chœur de l’église Saint-Eustache et publiée au tome IV de Y Épitaphier du Vieux Paris , n° 1 523; une autre, de la même époque, insérée par Blanchard dans Les généalogies des maistres des Requestes... de Vhostel du Roy, p. 251-254; la troisième, établie pour les preuves de noblesse de Jean, en 1669 et 1678, contenue à la Bibliothèque nationale dans les Carrés d’Hozier, vol. 649, fol. 218-230, et publiée par Mlle Marguerite Boulet (Mme Sautel), Questiones Johannis Galli (Paris, 1944, Bibliothèque des Écoles françaises d’Athènes

et de Rome), p. xvm; le quatrième dans V Histoire généalogique... de France, t. II, p. 104- 109. Ces généalogies concernent exclusivement la branche principale, qui eut très anciennement, « in antiquo familiae monumento » (Épitaphier..., t. IV, n° 1 522), ses sépultures à Saint-Eustache, paroisse détachée de Saint-Germain l’Auxerrois au XIIIe siècle. Les personnages enterrés à Saint- Germain l’Auxerrois ne figurent dans aucune de ces deux généalogies. Ajoutons qu’ils ne portaient pas les mêmes armes : celles des Lecoq de Saint-Eustache étaient d’azur à trois coqs d’or, celles des Lecoq de Saint-Germain l’Auxerrois étaient de ... à une gerbe de blé de ... C’est par erreur que le ms. VP2, (Bibliothèque historique de la Ville de Paris, CP 5 484, p. 707) place dans le chœur de Saint-Germain l’Auxerrois une épitaphe qui se trouve en réalité dans celui de Saint-Eustache et dont il donne un texte quelque peu différent de celui qui a été publié (n° 1 520 de Y Épitaphier).

Pierre Le Coq avait été reçu conseiller secrétaire du roi, maison et couronne de France le 10 février 1606, en remplacement de François de Loménie, résignant en sa faveur (A. Tessereau, op. cit. t. I, p. 260).

3. Pierre Le Coq, fils du précédent, lui succéda comme secrétaire du roi le 19 février 1646, obtint ses lettres d’honneur le 28 mars 1666 et résigna le 29 juillet 1668 en faveur de Patrice de Feu (Tessereau, op. cit., t. I, p. 415, 520 et 556).

ÉGLISE DE SAINT-GERMAIN L’AUXERROIS

FRANÇOIS FYOT

Épitaphe de marbre contre un pilier de la paroisse.

2 207. — Plis MANIBUS FrANCISCI a FlOTI b 1 ArBOSII 2, ORNATI AC NOBILIS QUI FIDE ILLIBATA CHRISTIANAM c INSTITUTIONEM d COLUIT PROQUE REGIIS INSTANS e PARTIBUS f MULTIS, EXEMPTUS VITAE ? PERICULIS n, IN MEDIO 1 GRASSANTIUM l GLOBO INTREPIDUS k, OCCUBUIT DIE SEPTEMBRIS XXX ANNO DOMINI M.D.XCIIII l, IN IPSA m AETATE VEGETANS n, ANNO SCILICET XXXVI °, MAGNO SUORUM DESIDERIO.

Janus Fiotus p 3, regius senator Divionensis fratri r pietatis s ergo posuit f. Armes. Fyot : d'azur au chevron d'or accompagné de trois losanges d'argent.

Mss A2, p. 389; — B4, p. 386; — VP*, fol. 42; — VP2, p. 694; — Troche, fol. 271.

a) Frano, B4; — b) om. VP1; Fisti, VP2; — c) christianum. B4, VP1, VP2, Tr.; — d) institutum. B4, VP1, Tr.; om. VP2; — e) itans. B4; stans, VP1, VP2; itam, Tr. ; — /) patribus, B4, Tr. ; — - g) vita, Tr. ; — h) periciis. B4, Tr. ; periclis, VP1, VP2; — i) tendam add. B4; tandem, VP1, VP2, Tr. ; — j) grassantum. B4, VP2, Tr. ; om. VP1; — k) interpidus, Tr. ; — Z) D CID ID..., VP1; — m) ipsi. B4, Tr. ; ipsius, VP2; — n) végéta. B4, VP1, VP2, Tr. ; — o) 56, VP1; — p) Fistus, VP2; — q) Divionem, Tr. ; om. A2, VP1; — r) fraterma, VP2; fr., Tr.; — s) pietate, VP2; — t ) hoc . posuit, VP2.

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