‹ Épitaphier du vieux ParisChapitre 248 sur 323 · DENISE MARCEL + FRANÇOIS RAT · texte numérisé non relu

DENISE MARCEL + FRANÇOIS RAT

Épitaphe de pierre de liais scellée au premier pilier devant l’autel de la paroisse.

2 205. — Les marguilliers de L’œuvre et fabrique de l’Eglise de céans sont tenus

ET OBLIGÉS FAIRE DIRE, CHANTER ET CELEBRER PAR CHACUN AN À TOUJOURS DEUX SERVICES

1. Michel de Marillac, veuf de Nicole Barbe de la Forterie, épousa en secondes noces, en 1601, Marie de Saint-Germain, veuve de jean Amelot, Président aux Enquêtes. Il était fils de Guillaume de Marillac, Général des monnaies puis Contrôleur général des finances; lui-même fut conseiller au Parlement, maître des Requêtes, conseiller d’État puis Garde des sceaux le 1er juin 1626; de juillet 1626 à 1631, il fut chef du Conseil et Surintendant de la maison et des finances d’Anne d’Autriche (Griselle, op. cit., nos 3 816 et 3 817). On connaît sa disgrâce après la journée des Dupes et son internement au château de Caen puis à celui de Châteaudun, où il mourut le 7 août 1632. Il est l’auteur de la célèbre ordon¬

nance royale de 1629, connue sous le nom de Code Michau (Moréri, op. cit., t. VII, p. 253- 254). Il était le frère du maréchal Louis de Marillac, exécuté le 10 mai 1632, et de Louise de Marillac, qui avait épousé, le 5 février 1613, Antoine Le Gras, secrétaire de Marie de Médicis, et qui, devenue veuve en 1625, fut la très active collaboratrice de saint Vincent de Paul dans la fondation et la direction de ses œuvres charitables (Saint Vincent de Paul, Correspondance..., édition publiée par P. Coste, Paris, in-8°, t. I, 1920, p. 25, n. 1-26, avec indications bio-bibliographiques).

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