‹ Épitaphier du vieux ParisChapitre 28 sur 323 · Archives des Monuments historiques · texte numérisé non relu

Archives des Monuments historiques

n° 1194 bis, Paris, 1er dossier.

7. Émile Mâle, Le vitrail français au XVe et au XVIe siècle, dans Histoire de l'Art publiée sous la direction d’André Michel, t. IV (2), 1911, p. 812.

8. Archives des Monuments historiques, n° 1194 bis, 4e dossier.

9. « ... Ponendi ymaginem beati Godonis in ecclesia, in tali loco quo voluerit » (Arch. nat., LL 400, fol. 30).

10. Ci-dessus, p. xvi et n. 3. — Un nettoyage récent a fait disparaître toute trace des repeints du XIXe siècle.

ÉGLISE DE SAINT-GERMAIN L’AUXERROIS

représentent non pas le roi Childebert et la reine Ultrogothe, commme on l’avait longtemps pensé sur la foi d’une inscription gravée sur une plaque de marbre au xve ou XVIe siècle et rapportée par Sauvai 1, mais probablement Salomon et la reine de Saba. La troisième statue, un diacre, est sans doute saint Vincent, patron secondaire de l’église. A droite sont figurés sainte Geneviève et l’ange prêt à rallumer le cierge que le démon essaie d’éteindre, puis un évêque, qui serait, non pas saint Germain, dont la statue ornait le trumeau, mais plutôt saint Landry, qui fut enterré dans l’église. Quant aux statues qui ornent le porche, deux d’entre elles seulement datent du XVIe siècle : celles de saint François d’ Assise et de sainte Marie l’Égyptienne; les autres ont été refaites au xixe. Nous avons déjà fait mention 2 des grandes statues de saint Germain et de saint Vincent faites au début du xvne siècle par Thomas Boudin. Les deux statues que l’on voit aujourd’hui à l’entrée du chœur paraissent dater du milieu ou de la fin du xve siècle : l’une, en bois polychrome, représente saint Germain assis, tenant un livre ouvert dans la main droite; l’autre, en pierre, également polychrome, figure saint Vincent debout, un livre ouvert dans la main droite et la palme du martyre dans la gauche. De la sculpture du jubé, enfin, il ne subsiste, au musée du Louvre, comme nous l’avons vu 3, que la mise au tombeau due à Jean Goujon et les quatre évangélistes.

Le chapitre.

D’après les anciens historiens de Paris, c’est auprès de Saint-Germain l’Auxerrois que serait née l’une des plus anciennes écoles de Paris 4. L’abbé Lebeuf pense qu’elle « pouvoit exister » déjà sous les épiscopats de saint Germain (555- 576) et de Ragnemode (576-591) 5, « comme une espèce de décharge de celle de la cathédrale, dont le terrain étoit fort resserré... On ne peut guères douter qu’elle ne subsistât sous le règne de Charlemagne... Elle dut renaître avec un nouvel éclat sous le roi Robert, qui rebâtit l’église et qui étoit fort porté pour l’éducation des jeunes ecclésiastiques » 6. On ne sait quand elle disparut. Le rôle de 1292 nomme encore expressément « l’Escole Saint-Germain » 7; le nom en est resté à la place de l’École, le long du quai.

Saint-Germain l’Auxerrois est, après Notre-Dame, la première église de Paris à avoir été dotée d’un chapitre de chanoines, sans doute du temps même du roi Robert 8. Une charte de l’évêque de Paris Galon, confirmant celle de son prédécesseur Imbert (1030-1060), l’atteste dès 1108 9. Ce chapitre fut définitivement

1. Henri Sauval, Histoire et recherches des antiquités de la ville de Paris, t. I, 1724, p. 300.

2. Ci-dessus, p. XIX. Sur la sculpture de l’église Saint-Germain l’Auxerrois, voir Amédée Boinet, Sculptures gothiques d’églises parisiennes, dans Jardin des Arts, n° 67, mai 1960, p. 26 à 30, fig.

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