Ibid., LL 412, fol. 314 v
ries faites pour Saint-Germain l’Auxerrois : l’une par Pierre Blasse pour la confrérie de la Conception, l’autre par Guillaume Claude, celle-ci comportant en même temps qu’une Vierge à VEnfant, un Octavien empereur avec la Sibylle 1. Peu après la réouverture de l’église, le 30 messidor an XI [19 juillet 1803], Portalis, alors conseiller d’Etat chargé de la direction générale des Cultes, écrit au curé de Saint-Germain l’Auxerrois pour se plaindre que « les deux tapisseries qui couvrent les piliers placés entre la nef et le chœur de l’église représentent des sujets mythologiques dont l’un est particulièrement déplacé, pour ne pas dire plus » 2.
Il ne reste plus guère de vitraux anciens à Saint-Germain l’Auxerrois. La plupart des vitraux du chœur furent remplacés par du verre blanc en 1728 pour rendre l’église plus claire. Un quart de siècle plus tard, l’abbé Lebeuf attribue au XIVe siècle « ce qu’on y a conservé d’anciens vitrages 3 ». Les registres capitulaires mentionnent, le 27 septembre 1611, un vitrier de la rue de Béthisy qui servira le chapitre à raison de 28 sous par panneau de « verre de France », tant grand que petit, mis en plomb neuf, à raison de 5 sous le losange 4. D’autre part, Edouard- Jacques Ciprut a publié en 1965 un contrat passé, le 19 septembre 1612, entre les marguilliers de Saint-Germain l’Auxerrois et Baugeois du Boys, maître « vitrier » à Paris, par lequel ce dernier s’engage à « faire et parfaire deux rozes de victres au dessus des deux portaulx de la croisée » de l’église, « lesquelles rozes seront painctes selon les desseins et modelles qui ont esté baillés par ledit Baugeois du Boys », et ce « devant le jour et feste de Toussaintz prochain venant. Cette promesse et marché faictz moyennant la somme de cens livres tournoiz »... 5 Ces vitraux sont encore en place aujourd’hui, mais ont été considérablement restaurés en 1864-1870; nettoyés en 1901 et à nouveau restaurés en 1906 6, ils ont longtemps trompé les archéologues : Emile Mâle les croyait de la seconde moitié du xvie siècle mais les qualibait de médiocres 7. En 1932, le verrier Labouret remit en plomb les vitraux. Le réseau de la rose du transept sud fut restauré en 1943. Enfin, les vitraux déposés pendant la guerre furent remis en état en 1945 et 1946 8.
Le dépouillement des registres capitulaires n’a pas apporté de renseignements inédits sur la sculpture. Tout au plus peut-on noter qu’en 1503 le chapitre autorise Régnault de Plancy à placer une « représentation » 9 de saint Godon dans l’église, là où il lui plaira; mais est-ce bien d’une statue qu’il s’agit? Les six statues qui ornent les piédroits de la porte occidentale pourraient être, on l’a vu, des années 1220-1230. Elles ont été restaurées au xixe 10. A gauche, ces statues
1. Emest Coyecque, Les vieilles archives des notaires, source capitale d'information historique, dans Mercure de France, n° 859, t. CCLI, 1er avril 1934, p. 39. (Indication donnée sans référence d’archives.)