COLLATÉRAL DE LA NEF. — CÔTÉ GAUCHE CHAPELLE SAINT-NICOLAS
La plus ancienne mention que nous ayons de la chapelle Saint-Nicolas remonte au 24 février 1472 : à cette date, le chapitre autorise la confrérie des marchands de bois de chauffage à remplacer le coffre qu’ils y possèdent par un coffre plus grand, à condition que ce nouveau meuble ne constitue pas un obstacle pour les processions b Une vingtaine d’années plus tard, le 11 octobre 1491, une autre délibération du chapitre qualifie la chapelle de « neuve » et en précise l’emplacement : « capella nova Sancti Nicolai in sinistra parte navis ecclesie »; par cette délibération, la confrérie des nautes de l’Ecole Saint-Germain était autorisée à y établir un pilier ou une colonne ( pilare ) et une clôture de bois pour y placer des cierges 1 2; le 22 août 1516, le chapitre accordait l’autorisation de renouveler cette clôture, à condition qu’elle fût de la même hauteur que celle de la chapelle de la Madeleine, sa voisine 3. En 1564, l’autel de cette chapelle servait aussi à la chapellenie de Sainte-Catherine et s’appelait « autel de Saint- Nicolas et de Sainte-Catherine 4 ».
Le 20 mars 1729, le chapitre concédait la chapelle Saint-Nicolas, avec autorisation d’y faire faire une « cave », au célèbre architecte Robert de Cotte 5, et à Suzanne Delaunay, sa femme, pour eux et pour leur descendance, bien qu’ils ne demeurassent pas sur la paroisse. Cet acte nous fixe avec la plus grande précision sur la situation de la chapelle : « troisième du côté nord en remontant des fonts baptismaux et la plus proche de l’ancien autel de la paroisse, appelée présentement la chapelle du Conseil, au derrière de l’Oeuvre 6 ». Mort à Passy le 14 juillet 1735, Robert de Cotte fut bien enterré dans cette chapelle, le 16 du même mois 7.