‹ Épitaphier du vieux ParisChapitre 298 sur 323 · Ibid., LL 416, fol · texte numérisé non relu

Ibid., LL 416, fol

ÉGLISE DE SAINT-GERMAIN L’AUXERROIS

Quoiqu’il en soit, on est assuré de l’existence d’une chapelle Saint-Michel sur le côté gauche de la nef 1 le 17 avril 1482. Dix ans plus tard, le 20 juillet 1492, le chapitre autorisait les mégissiers de Paris, qui réunissaient leur confrérie dans cette chapelle, à y élever un mur destiné à recevoir des tableaux 2. En 1518, il permettait aux maîtres de la confrérie de Saint-Michel d’y placer une clôture de bois semblable à celle de la chapelle, toute voisine, de Sainte-Madeleine 3. Il s’agit donc bien de la première chapelle à gauche quand on entre dans l’église par le portail occidental. Le chapelain qui la desservait jouissait, depuis environ le milieu du xvie siècle, d’une maison, portant l’image de saint Michel, construite dans le cloître par le chanoine Julien Périer, alors qu’il était chapelain 4.

Nous avons relevé les noms de trois personnages inhumés dans la chapelle pour lesquels nous ne possédons pas d’épitaphes :

1642, 28 décembre. — Le chapitre autorise Nicolas Fardoil, conseiller secrétaire du Roi, maison et couronne de France et de ses finances, et Marie Cothereau, sa femme, à mettre dans la chapelle Saint-Michel tombes, épitaphes et vitres 5.

1694, 27 octobre. — Dans un texte concernant la chapelle de la Visitation, il est dit que Louis Rouillé, seigneur de la Coste, Fontaine-Guérin et autres lieux, a été inhumé dans la chapelle Saint-Michel en juin de la même année 6.

1. « ...in sinistra parte navis ecclesie » (Arch. nat., LL 398, fol. 292 v°).

2. Autorisation « megisseriis parisiensibus, qui soliti sunt tenere suam confratriam in altare sancti Michaelis, in latere sinistro navis ecclesie .» ( ibid ., LL 399, fol. 71 v°).

3. « ...clausuram ligneam ad modum clausure capelle beate Marie Magdalene eidem proxime... » (ibid., LL 400, fol. 223 v°).

4. Le 31 décembre 1568, le chapitre donne acte, sur sa requête, à Julien Périer, de la fondation correspondante, établie par concordat passé le 30 avril 1556 devant Laffillée, notaire en cour d’Église et scribe du chapitre, et homologué le 22 mai en cour de Rome : Julien Périer habite alors la maison, mais il est prévu qu’après lui elle sera habitée par le chapelain actuel, Joseph Chastellain, puis par ses successeurs (ibid., LL 405, fol. 18 v°).

5. Ibid., LL 731, fol. 9. Nicolas Fardoil a été pourvu le 6 janvier 1612 de l’office de conseiller secrétaire du roi ; peu après, il résignait en faveur d’Augustin Matharel, qui fut pourvu le 21 novembre 1616, mais sans entrer en fonctions; Nicolas Fardoil ne fut remplacé que le 23 juin 1658, après son décès, par Claude Chastelain (Tessereau, op. cit., t. I, p. 292, 303 et 467).

6. Arch. nat., LL 731, fol. 104 v°. De simple porteur de lettres à Tours, puis à Paris, Louis

Rouillé devint commis des postes; lors de la constitution de la ferme générale en 1672, son emploi de commis fut transformé en celui de Contrôleur général des Postes et relais de France. Il demeurait à l’hôtel Villeroy, rue des Bourdonnais, devenu Bureau général des Postes (Le Maire, Paris ancien et nouveau, t. III, 1685, p. 285; André Chastel, Les vestiges de l’hôtel Le Gendre et le véritable hôtel de la Trémoille, dans Bull, monumental, t. 124, 1966, p. 129-165, notamment p. 150-151; Eugène Vaille, Histoire générale des postes françaises, Paris, in-8°, t. IV, 1951, p. 9 et suiv.). Louis Rouillé devint, le 25 août 1679, conseiller secrétaire du Roi, maison et couronne de France et de ses finances (Tessereau, op. cit., t. II, p. 60) ; mort en charge, il fut remplacé, le 1er octobre 1694, par Louis- Henri légitimé de Bourbon, chevalier de Soissons. Il mourut subitement le 25 juin 1694, âgé de 64 ans. Il était seigneur de Fontaine-Guérin (Maine-et-Loire, arr. de Baugé, cant. de Beauforten-Vallée), la Coste (peut-être la Côte, même dép., arr., cant. et comm. de Cholet) et Marlyla-Ville (Val d’Oise, arr. de Pontoise, cant. de Luzarches). Il avait épousé Marie Orceau, fille d’un marchand de Tours (Bibl. nat., Dossiers bleus, vol. 585, doss. 15 363, p. 1) et fut à l’origine de la montée sociale de sa famille, bientôt connue sous le nom de Rouillé d’Orfeuil (J. François Bluche, L’origine des magistrats du Parlement de Paris au XVIIIe siècle, dans Paris et

1709, 5 mars. — Inhumation de Marie Orceau, femme de Louis Rouillé L

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