EPITAPHES SANS LOCALISATION JACQUES DU BOIS
Epitaphe écrite au charbon, sur la porte de l’église 3 pendant l’enterrement, par Buchanan 4.
1. Telles sont les armes données par le ms. F3 et figurées (sans indication des émaux) sur le ms. E3. Les mss A2 et B4 donnent seulement : un chevron chargé d’une quintefeuille-, et le ms. de l’Institut, p. 1317, précise : d’azur au chevron d’argent chargé d’une quintefeuille de gueules.
2. Jacques Du Bois, dit Sylvius, 1478-1555, célèbre médecin, né à Loeuilly, près d’Amiens, professeur de médecine au Collège de France de 1550 à 1555, mort à Paris ( Biographie médicale par ordre chronologique, d’après D. Leclerc, Eloy, revue par Bayle et Thillaye, Paris, in-8°, t. 1er, 1855, p. 178-181; Histoire générale de la médecine... sous la direction du professeur Laignel-Lavastine, Paris (1936-1949), in-4°, t. II et III, passim; Goujet, op. cit., 2e partie, p. 4-8.
3. D’après Piganiol de la Force (op. cit., p. 201), Jacques Dubois fut inhumé à Saint- Germain l’Auxerrois, mais d’après Goujet (op. cit., 2e partie, p. 5), « il fut inhumé dans le cimetière des pauvres écoliers, près du collège de Montaigu, comme il l’avoit ordonné par son testament. Son convoi se fit avec pompe, toute l’Université voulut l’honorer de sa présence et les médecins y assistèrent en robe rouge ». Goujet a sans doute pris ce renseignement dans la vie de Jacques Dubois qui précède l’édition de ses
oeuvres par le Dr René Moreau, Jacobi Sylvii...
opéra medica..., Genève, 1630, in-fol. A la p. 24 (non paginée), Moreau écrit : « ... in coemeterio pauperum scholasticorum, lugente et comitante universa Academia, medicisque doctoribus cum purpura pro more funus ducentibus, sepultus est. » Parlant ensuite de l’épigramme de Buchanam, le même auteur se contente d’écrire qu’elle fut fixée sur les portes de l’église, sans préciser laquelle : « ... hocce epigramma in modum epitaphii adversus ejus avaritiam ipsis templi valvis affixum, Bucchanano autore... ». Le fait que l’inhumation ait eu lieu au cimetière des pauvres écoliers n’exclut pas que le service funèbre ait pu avoir lieu à Saint-Germain l’Auxerrois; dans ce cas, c’est sur une porte de cette église qu’aurait été écrite l’épigramme-épitaphe de Buchanan (Troche, fol. 115); c’est pourquoi nous la conservons ici. Thomas Fargaeus, qui fit, l’année même de la mort de Sylvius, une élégie et des épitaphes pour ce grand médecin (Elegia cum epitaphiis latinis, graecis, gallicis, in mortem Jacobi Sylvii, medici, professons regii..., Paris, 1555, in-4°) ne fait pas mention de l’épigramme de Buchanan.
4. George Buchanan, grand helléniste et latiniste, né en 1506 à Killearn (Écosse), mort en 1582 (Dictionnaire des lettres françaises, publié sous la direction du cardinal Grente, XVIe siècle, Paris, 1951, in-4°, p. 137-139).
2 232. — Sylvius hic situs est, gratis qui nil dédit unquam; Mortuus est, gratis quod legis ista dolet.
Mss VP2, p. 710; — Troche, fol. 115. — Moreau, Jacobi Sylvii... opéra medica, 1630, p. 24 (non paginé); — Piganiol de la Force, op. cit., éd. 1765, t. II, p. 202.
Paraphrase de Guillaume Colletet 1 :
2 233. — De L’avare Du Bois la science féconde
Ne DONNA RIEN POUR RIEN, TANT QU’IL vesquit a AU monde. Et si les morts b encor S’animent pour le bien,
Il est sous ce tombeau qui c soupire d ET qui c gronde De QUOY TU LIS CES VERS SANS QU’IL T’EN couste rien.
Mss VP2, p. 710; — Troche, fol. 115. — G. Colletet, Épigrammes..., 1653, p. 459; — Piganiol de la Force, op. cit., éd. 1765, t. II, p. 207.
a) vécut, VP2, Tr,, Piganiol; — b) le corps, VP2, Tr., Piganiol; — c) qu’il, VP2, Tr., Piganiol; — d ) murmure, VP2, Tr., Piganiol.
JEAN STADIUS
2 234. — Joannes Stadius 2, mathematicus, obiit 15 cal[endas] quint[iles] media nocte, Lut[eciae], anno Domini 1579, IN SUBURBIO honoratiano 3, [domi] Domini mares- [calli] Retzii 4, natus annos 52, m[enses] 2.
1. Guillaume Colletet, 1598-1659, poète, auteur de romans et d’une tragi-comédie, membre de l’Académie française (Dictionnaire des lettres françaises, XVIIe siècle, Paris, 1954, p. 280-281). Cette épigramme est tirée d’un ouvrage intitulé : Épigrammes du sieur Colletet, avec un discours de l' épigramme..., Paris, 1653, in-12, pièces liminaires, 476 p.
2. Jean Stadius, né le 1er mai 1527 à Loenhout, au territoire d’Anvers, mourut à Paris le 17 juin 1579. Historien, mathématicien et astronome, il fut appelé à la cour du duc de Savoie Emmanuel-Philibert, où il fit plus d’astrologie que d’astronomie. Pierre La Ramée ayant laissé par testament 500 livres de rente pour la fondation d’une chaire de mathématiques, le Parlement affecta d’abord cette somme à la rémunération de la continuation de Y Histoire de France de Paul Émile, mais après quelques années la rente servit à fonder une chaire de mathématiques au Collège royal (Maugis, op. cit., t. II, p. 385-386). Un concours mit alors en présence Jean Stadius et Maurice Bressieu ; l’égalité de leur mérite parut telle que, la chaire de La Ramée ayant été adjugée à Bressieu, Stadius fut retenu par l’Université comme digne de remplir la même place; son
élection ayant été confirmée par Henri III, il enseigna effectivement au Collège royal de 1577 à 1579 (Goujet, op. cit., 2e partie, p. 34-36 et 41-44).
3. L’hôtel du Perron ou de Retz s’élevait au milieu du faubourg Saint-Honoré, sur le côté septentrional de la chaussée Saint-Honoré, à la hauteur de l’actuelle rue de Castiglione, Il eut, dit-on, l’honneur d’héberger deux fois le roi Charles IX (Lucien Hoche, Paris occidental..., la rue Saint-Honoré, t. I, Paris, 1912, in-4°, p. 92 et n. 1). L’hôtel passa en 1603 à Mme de Maignelais, fille du maréchal de Retz, qui le revendit à la duchesse de Mercœur; celle-ci le fit abattre (Registres... du Bureau..., t. XIII, p. 452, n. 1).
4. Albert de Gondi, maréchal de Retz. Né à Florence le 4 novembre 1522, mort à Paris le 21 avril 1602, il avait épousé en 1565 Claude- Catherine de Clermont, veuve du baron d’Annebaut, héritière du comté de Retz. Il fut successivement ambassadeur en Angleterre en 1572, gouverneur de Provence en 1573, Maréchal de France en 1574, duc et pair en 1581 (Marie- Henriette Jullien de Pommerol, Albert de Gondi, maréchal de Retz, Genève, 1953, in-4°).
ÉGLISE DE SAINT-GERMAIN L’AUXERROIS
DüM NUMERIS COELUM METITUR ET IGNES COELI Sydera PERQUE SUAS JAM DOCES IRE VIAS,
Et QUID AB ANTIQUO DEFLIXERIT ORDINE CURSUM, Qua cieat varians quisque planeta notas, Ecce tibi subito lucis male cautus obortae
PuLVERE IN HOC STADIUS PERCITUS IGNE JACET, Imo animus coelos, nota regione semitas a,
JAM SUA METITUR SYDERA : LECTOR, ABI.
PhILIPUS AvENELLUS 1 MOERENS AMICO POSUIT.
Ms. F2, p. 587.
o) Le ms. porte : « semites ».