Ibid., LL 413, fol. 91 v
5. Robert de Lasteyrie, Cartulaire général de Paris..., t. I, n° 29, p. 39.
prendre place après plusieurs autres, dont certaines étaient sous son patronage et à sa présentation; le chapitre protesta : non seulement, exposèrent les chanoines, Saint-Germain l’Auxerrois est la paroisse royale, mais, de plus, elle « a toujours été par-dessus toutes les paroisses de Paris comme étant la première fille de l’archevêché de Paris, en laquelle qualité ils ont toujours tenu le premier rang après l’église métropolitaine » 1; le lendemain, 25 août, le doyen de la cathédrale reçut une délégation du chapitre de Saint-Germain et lui expliqua qu’ en rédigeant le mandement incriminé on n’avait pu penser à toutes les difficultés et que, l’entrée du Roi étant pour le lendemain, on n’y pouvait plus rien changer; il engagea le chapitre à prendre, pour cette fois, la place à lui assignée, afin d’éviter un scandale; dans ces conditions, le chapitre préféra s’abstenir d’assister à la procession : il décommanda les vicaires, chapelains et habitués qu’il avait convoqués.
Le cloître.
Les chanoines étaient logés dans des maisons appartenant au chapitre, formant un cloître autour de l’église. Les registres capitulaires font à deux reprises, pour le xve siècle, mention de ces maisons, à l’occasion soit de travaux d’entretien soit de modification des abords de l’église 2. Dans le cours du xvie siècle, les agrandissements de l’église entraînèrent la suppression d’une partie de ces maisons. Plusieurs d’entre elles, notamment, furent sacrifiées lorsqu’on aménagea de nouvelles chapelles autour du déambuloire, d’abord au sud, puis au nord 3. De temps immémorial, le cloître était muni de portes que l’on fermait la nuit. Elles tombaient de vétusté sous le règne de François II et demeurèrent longtemps couchées le long des murs des maisons voisines. Un arrêt du Parlement du 23 avril 1560 permit au chapitre de faire clore à nouveau le cloître 4; mais, à cette époque, la fabrique avait fait construire les chapelles et collatéraux du côté nord et ménager une porte d’entrée dans l’église, la porte Sainte-Anne, entre les deux dernières chapelles les plus voisines de la rue de l’Arbre-Sec; or, l’unique passage, de ce côté, était fermé par deux petites maisons qui appartenaient aux chanoines; le chapitre convint donc, en 1565, de passer avec les marguilliers un contrat d’échange par lequel la fabrique leur cédait la propriété d’une grande maison à porte cochère située rue des Poulies : la porte et le passage occupèrent ainsi toute la largeur de cette partie du cloître 5.