‹ Épitaphier du vieux ParisChapitre 35 sur 323 · Arch. nat., LL 407, fol. 349 v · texte numérisé non relu

Arch. nat., LL 407, fol. 349 v

8. On voit deux ou trois arbres dessinés sur le plan de Gomboust de 1652, sur celui de Bullet et Blondel de 1670-1676, et aussi sur les gravures du temps (ci-contre, fig. 3 et gravure d’Israël Silvestre, ci-dessous, p. 1. fig. 4).

Au début du xvne siècle, on fit installer à l’intérieur du cloître une fontaine alimentée par la pompe du Pont Neuf :

En l’année 1607, le cinquième jour de mars, le doyen et les chanoines de cette église consentirent qu’il fût pris sur leur cloistre cinq toises de profondeur sur l’épaisseur d’un mur réduit à neuf toises et demie de largeur, entre les deux gros murs, comme il se pourroit étendre de l’une des maisons à l’autre, pour y faire construire un bassin qui seroit fait en façon de balustre, ayant au-dessus la forme de galerie, voûté d’une voûte d’arreste, pour reserver les eaux de la pompe du Pont Neuf, selon le plan qui leur en fut communiqué de la part du Roy par Jean de Fourcy, conseiller du Roy en ses Conseils d’Estat et privé et intendant des bastimens de Sa Majesté, aux frais et dépens du Roy 1.

Les galeries aménagées au-dessus du bassin ne tardèrent pas à être occupées : dès 1610, il faut faire « actionner ceux qui ont occupé et occupent les voûtes, pour wider ce qui est esdites voûtes »; huit jours plus tard, ces « voûtes » sont baillées à Augustin Camuset, maître couvreur, pour 90 livres, « en tel état qu’elles sont » 2; mais bientôt, en 1613, Camuset renonce au bénéfice de son bail 3. Quelques années plus tard, les délibérations capitulaires font état d’un étrange abus : au début du xvne siècle, semble-t-il, les marguilliers avaient, sans aucune permission du chapitre, fait élever des maisons jusque sur le toit de l’église. Le 27 novembre 1618, le chapitre décide de « faire plainte et remontrance » au cardinal de Retz, évêque de Paris, « des scandales et immondices qui se commettent es bastimens faicts sur les voultes de l’eglise 4 ». Le 26 octobre 1621, deux chanoines et un chapelain sont désignés par le chapitre pour rencontrer à ce sujet les marguilliers : ils auront à leur remontrer les inconvénients de la situation créée par leurs prédécesseurs et à les inviter à y remédier 5. En 1621, un marchand linger, Richard Belot, est autorisé à adosser sa boutique au mur de la maison du doyenné 6 7. Dans les années qui suivent, au xvne et au xvme siècle, on rencontre de nombreuses mentions de concessions analogues faites à divers commerçants : les abords de l’église étant très fréquentés, nombreux furent ceux qui pensèrent que l’endroit était particulièrement favorable à la prospérité de leurs affaires. En 1654, Marguerite-Marie Arthus obtient l’autorisation de s’établir, pour y vendre des tableaux, sous la porte du cloître qui va au Louvre, et Georges Fournier, « vendeur d’images en taille douce », s’installe presque au même endroit, du côté de la maison du doyen 1 . En 1657, le chapitre permet à Geneviève Leconte de vendre des fruits contre la muraille du Grand Conseil, du côté gauche, dans l’étroit passage qui va du cloître vers le Louvre 8. En 1673, Claude La Roche, « maître peignier tablettier »,

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