NICOLAS DE SANTE UIL + GUILLEMETTE GERMAIN
Epitaphe de cuivre au premier pilier à droite de la nef.
2 084. — Honorables personnes Nicolas de Santeuil 1, bourgeois de Paris, et Guillemete Germain, jadis sa femme, trepasserent a cest à sçavoir ledit de Santeuil LE MERCREDY 28e JOUR D’AOUST 1584 ET LADITE GERMAIN, SA FEMME, LE JEUDY ENSUIVANT, 29e DESDITS MOYS ET AN, DESQUELS LES CORPS GISENT ET b REPOSENT EN LEUR SEPULTURE c EN LA NEF DE L’EGLISE DE CEANS d, DEVANT LE CRUCIFIX e. — PRIÉS DlEU POUR EUX. ILS ONT FONDÉ EN LADITE EGLISE, TOUS LES PREMIERS DIMANCHES DES MOIS, LE SALUT DU SAINT SACRE¬ MENT f 2.
Armes. Santeuil : d'azur à une tête d’argus chevelée d’or.
Germain : d’azur à une fasce d’or losangée de gueules.
Mss A2, p. 383; — B4, p. 358-359; — VP1, fol. 43 v°; — VP2, p. 686; — Troche, fol. 199 v°.
a) Cy gisent Nicolas Santeuil et Guillemette Germain, sa femme, quy decederent, VP1; — b) gisent et om. VP1; — c) en leur sépulture om. VP1; — d) de céans om. VP1; — e) devant le crucifix om. A2; — /) Priés Dieu... Saint Sacrement om. VP1.
1. Qualifié « marchand et bourgeois de Paris » le 29 décembre 1579 (Arch. nat., LL 406, fol. 316). Dans les généalogies de la grande famille parisienne des Santeuil conservées à la Bibliothèque nationale (Dossiers bleus, vol. 598, doss. 15 780), on trouve une seule fois notre Nicolas (fol. 7), époux de Guillemette Germain, sans que son ascendance soit indiquée; il est dit seulement qu’entre autres enfants ce ménage eut Augustin de Santeuil, avocat au Parlement, qui vivait en 1597, et Nicolas, marchand bourgeois de Paris.
2. Le 29 décembre 1579, le chapitre donne son agrément à la fondation de ce salut (Arch. nat., LL. 406, fol. 316); le 5 février suivant, il
commet le chantre de Sermisy et Simon de Camay, en quabté de plus anciens chanoines, pour en signer l’acte ( ibid ., id., fol. 319 v°). Quelques années plus tard, l’exécution de cette fondation donne lieu, sur un point que nous n’avons pas décelé, à une convention, pour la somme de mille écus d’or sol, avec les marguilliers de Saint-Gervais, paroisse dont plusieurs membres de la famille Santeuil furent marguilliers à cette époque (Arch. nat., LL 407, fol. 45 v°, délibération capitulaire du 18 février 1583; Louis Brochard, Saint-Gervais, Hist. de la paroisse..., Paris, 1950, in-8°). Le 21 juillet 1609, le chapitre décide que le salut sera supprimé lorsqu’il y aura matines le dimanche (Arch. nat., LL 409, fol. 204 v°).