JACQUES BAILLÉ ET MICHEL CHAUVEAU
« Tombe dans la nef, devant le crucifix » 1.
2 085. — Jacobus Baillé 2, senator urbis et diocesis embredunensis a, hujus eccle-
SIAE CANONICUS, ET MlCHAEL b CHAUVEAU 3, OPPIDI ET DUCATUS DE MeDUANA, DIOCESIS CENO- MANENSIS, HIC CANTOR ET CANONICUS, UTERQUE ILLUSTRISSIMI CARDINALIS A GONDIO, EPISCOPI
1. Troche précise : « Au milieu de la nef, devant le crucifix ». Des deux indications données par le numéro précédent — « au premier pilier à droite de la nef » (suivant les mss) et « devant le Crucifix » (texte de l’épitaphe de N. de Santeuil) — on peut déduire que le crucifix mentionné ici sans plus de précision était placé devant le premier pilier de la nef, sans doute en partant du transept. Un compte des marguilliers pour l’année 1545 nous apprend qu’à cette date le crucifix était placé sur une sablière qui fut alors remplacée (Léon de Laborde, Les comptes des Bâtiments du Roi (1528-1571)..., t. II, 1880, p. 285).
2. Fils de François Baillé et de Marguerite Bizard, du diocèse d’Embrun, Jacques Baillé, dit l’ancien, tonsuré le 14 avril 1571, moyennant lettres dimissoriales, par Pierre de Gondi, évêque de Paris, fut pourvu le 28 janvier 1585 du canonicat vacant à Saint-Germain l’Auxerrois par la résignation de Jean du Vivier et installé le 19 février suivant (Arch. nat., LL 408, fol. 296; LL 407, fol. 131). Quelques années plus tard, il résigna entre les mains du pape Clément VIII et son canonicat échut à l’un de ses parents, Jacques Baillé, dit le jeune, pourvu par le roi Henri IV le 10 avril 1600 et installé le 28 avril ( ibid ., LL 408, fol. 296 et suiv.). Jacques Baillé le jeune, clerc du diocèse d’Embrun, maître ès arts, ordonné prêtre à Paris le 16 décembre 1592, avait été nommé vicaire perpétuel de la paroisse Saint-Germain l’Auxerrois le 3 octobre 1587, mais avait résigné cette cure dès le surlendemain en faveur de Jacques de Cueilly. A la mort de ce dernier, sur la présentation de Jacques Baillé l’ancien, le chapitre avait de nouveau proposé au grand archidiacre pour la même cure, le 14 octobre 1596, le même Jacques Baillé le jeune qui, entre temps (le 27 mars 1590), avait été présenté à l’évêque de Paris pour la cure ou vicairie perpétuelle d’Auteuil, vacante par le décès de Jean Cornet (ibid., LL 407, fol. 254 r° et v° et 354; LL 408, fol. 150 v°, 296 et suiv., 307 v° et suiv.; LL 410, fol. 32 v°).