Déjà chanoine avant le 27 octobre
(ibid., LL 407, fol. 1), Michel Chauveau, originaire du diocèse et de la ville du Mans, fut élu chantre le 7 septembre 1590 à la place de feu Pierre de la Ruelle (ibid., id., fol. 373 v°). D’octobre à décembre 1592, il soutint contre le chapitre une réclamation tendant à obtenir, au chœur et sur les tablettes, la première place après le doyen, comme ses prédécesseurs, alors que certains de ses confrères prétendaient le mettre à son rang de réception (ibid., id., fol. 413-415). On a un autre témoignage de ses difficultés avec le chapitre dans une intervention du chanoine Brocquet, qui, le 4 août 1595, exigeait qu’il fût révoqué de sa fonction de chantre, « attenta sua incapacitate » (ibid., LL 408, fol. 92 v°). Il est cependant encore en possession de cette fonction le 14 août 1612, date à laquelle le chapitre le dispense, attendu sa vieillesse et ses infirmités, de toute assistance aux service, chapitre, convois et autres offices divins et « ordonne qu’il gaignera franc comme s’il etoit présent » (ibid., LL 409, fol. 234). Le 28 août, le chapitre l’autorise, pour les mêmes motifs, à entrer dans le chœur, aux matines et aux vêpres, à l’heure qu’il voudra et sans que les autres chanoines puissent se prévaloir de cette exception aux statuts et ordonnances du chapitre (ibid., id., fol. 235 v°). Le 21 novembre 1614, il résigne son canonicat entre les mains du pape Paul V ; Christophe Chapelier en est pourvu le 21 novembre 1615 et est reçu le 1er décembre suivant (ibid., LL 411, fol. 24 et suiv.). Le 18 du même mois, « en considération de son antien aage et du long temps qu’il a esté en la compaignie et des bons offices qu’il a rendus au chapitre... et des grandes réparations qu’il a faict faire » en la maison canoniale dont il est locataire, le chapitre maintient Michel Chauveau sa vie durant dans ladite maison et décide qu’il « aura fibre entrée au chœur et pourra assister au divin service en habit canonial et prendre rang et seance qu’il avoit accoustumé de tenir » avant sa résignation (ibid., id., fol. 26 v°). Il meurt avant le 22 décembre 1617, date à laquelle le chapitre délibère sur l’attribution de sa maison (ibid., id., fol. 75 v°).
ÉGLISE DE SAINT-GERMAIN L’AUXERROIS
Parisiensis L quondam eleemosinarii, amicitiae vinculo juncti, hoc tumulo condi VOLUERE c. PrIMUS OBIIT DIE SECUNDA MAII ANNO SALUTIS MDC ET AETATIS LXXII AGENS. HaNC AMICITIAE d TESSERAM e POSUIT NUNC ILLI, TUNC SIBI. CoELITUM EXTREMUM DIEM f CLAUSIT g . ANNO DOMINI 16... 2 // — ANIMAE EORUM IN PACE QUIESCANT *.
« A l’entour de ladite tombe est gravée ceste écriture en françois » :
2 086. — Cy gist Maistre Michel Chauveau, natif de la ville et duché du Mayne, diocèse du Mans, prestre, chanoine et chantre de céans, receu chanoine au mois de MAI 1579 ET ESLEU CHANTRE AU MOIS DE DECEMBRE 1610 3, AAGÉ DE SOIXANTE ET... ANS, [LEQUEL] A FAIT i FAIRE CE TOMBEAU ET DECEDA L.. LE...
Armes. D’... à une fasce d’... , accompagnée en chef d’un croissant d’... entre un trèfle et une quintef euille et en pointe d’un veau passant sur une montagne.
Mss A2, p. 383; — B4, p. 357-358; — VP2, p. 685-686. — Troche, fol. 199 v°. — Migne, t. II, col. 130.
a) Embredamensis, VP2; Embredanensis, Tr. ; — b) Michaele, B4, Tr. ; — c) voluër, A2; voluiri, B4, Tr. ; — d) amicitia, B4, VP2, Tr., Migne; — e) lessaram. B4; om. VP2, Migne; lessarum, Tr. ; — /) iter. A2; — g) clausis, Tr. ; — h) quiescunt, Tr. ; — i ) om. B4; — j ) décédé, Tr.