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cieux. Souvent nous y trouvons sous le microscope des éléments his-
tologiques, des cellules épithéliales caractéristiques du cancroïde. En présence d’une pareille constatation histologique; on devrait par conséquent sonder son malade pour voir s’il est porteur d’un rétrécissement et s'il présente les autres symptômes d'une tumeur uréthrale.
On fera à ce moment l'examen endoscopique du canal, et au début de la maladie on pourra prèsque toujours.y introduire un tube endoscopique. :
Si nous trouvons des excroissances sur la paroi de l’urèthre, nous tâcherons d'en râcler un petit fragment pour le soumettre à un examen microscopique. Quelquefois il nous sera possiblé de poser le diagnostic de tumeur maligne et, de cette façon, instituer un traitement précoce et couronné de succès.
La présence des fistules urinaires doit nous faire penser également à l'existence d'une néoformation uréthrale. Les fistules s ‘établissent, nous l'avons'vu, à une période assez récente du mal. Elles ne présentent pas toujours un caractère spécial, et souvent le chirurgien se
contentera d'avoir posé le diagnostic de fistule urinaire, sans s'occu-
per de sa nature.
Si une fistule urinaire se forme chez un malade sans antécédents blennorrhagiques, sans traumatisme du canal, nous ferons bien d'exciser un petit die de la paroi pour le soumettre à l'examen microscopique. Si nous n’y voyons pas d'élément épithéliomateux, le diagnos- © tie de simple fistule est fait. Mais dans le cas contraire, où nous trouvons dans les fragments examinés les éléments caractéristiques d’un épithélioma. quel sera notre diagnostic ? S'agit-il d’un épithélioma
primitif du canal, où avons-nous affaire à une transformation épithé-
lomateuse d’un simple trajet fistuleux ?
Dans la communication de M. Gu iard : « Sur la transformation en
épithélioma à marche rapide de trajets fistuleux consécutifs à un
rétrécissement de l’urêthre » (Annales des maladies des organes
génito-urinaires, 1883, n% 7 et 8, p 513), l'auteur discute longtemps
celte question : « Il s’agit tout d'abord, écrit-il, de savoir si les malades étaient atteints au début d’un rétrécissement vulgaire auquel aurait succédé plus tard une dégénérescence cancéreuse, ces deux affections ayant'ou non des connexions étiologiques, ou bien si le rétrécissement initial, au lieu d’être la conséquence des modifications lentes