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urinait spontanément, et l'endroit de l'opération ne laissait reconnaître aucune trace de récidive.
J'emprunte aux nouvelles que j'ai reçues de lui par son frère, ce qui SR 5 0. | Jusqu'au mois de décembre 1884, le malade s’est tout à fait bien trouvé. Depuis il put remarquer une tuméfaction lentement progressive des extrémités
inférieures. Six mois après l'opération, en février 1895, le père écrit que son fils
est obligé de garder le lit. L’enflure des pieds a notablement augmenté, toutes les plaies sont bien cicatrisées, mais le bas-ventre du malade est tuméfié, les forces ont diminué. Sur les cicatrices, aucune trace nouvelle de tumeur. Comme le médecin traitant déclarait que toute nouvelle tentative opératoire n’était pas utile et impraticable, et que le transport du malade à la clinique devait occasionner de grandes difficultés, le père abandonna l'idée de reconduire à nou- veau le malade à l'hôpital. Les dernières nouvelles sont du mois de juin 1885, elles disent que l'état est absolument désespéré, que l’æœdème augmente, que les forces s'en vont, que le malade n'a pas d’appétit et ga la maigri considéra- . blement. Depuis, malgré deux demandes SUCCESSIVES, 1Je n'ai plus entendu parler du malade.
J'en arrive maintenant à la description de la tumeur extirpée :
Elle présente une forme ovale à grand diamètre longitudinal. Elle mesure
42" centim. de long, 5 à 6 de hauteur et 8 centimètres et demi dans son plus grand diamètre es La plus grande circonférence est de 21 centim. La surface de la tumeur est arrondie, elle présente la forme d’une demi-ellipse, la
base est aplatie et porte au milieu, dans sa portion postérieure, un enfoncement
en forme de rigole, dans lequel pouvait se loger la portion membraneuse de
V'urèthre, tandis que de chaque côté de cet enfoncement se trouvent deux bourrelets longitudinaux intimement liés à la masse de la tumeur. La portion de la tumeur située à gauche de l'enfoncement semble un peu plus volumineuse et dépasse aussi, en largeur et en hauteur sur une coupe transversale, la cavité droite de Ja tumeur, ce qui semble montrer que de la surface externe la tumeur a eu un développement asymétrique en faveur du côté gauche.
Sur la face postérieure de la tumeur, on voit deux prolongements cunéifermes, qui semblent partir de la masse totale de la tumeur et correspondent aux parties qui se sont développées du côté du rectum. La surface de la tumeur, qui offre à peu près partout nne consistance molle, élastique, est recouverte de plus ou moins grosses nodosités qui, en partie, font saillir la capsule, formée des restes des muscles et des aponévroses et en partie l'ont déjà traversée.
Sur une coupe, on reconnaît que la tumeur est formée par des parties assez riches en sue, d’un blanc grisâtre, unies les unes aux autrespar un stroma con- jonclif, et qu’elle imite dans son ensemble la structure d’une glande.
Les nodosités et les prolongements de la tumeur sont entièrement entourés d'une enveloppe fibreuse, dense, qui se décompose à son tour en plusieurs petites portions secondaires par des fibres dirigées, les unes concentriquement, les autres radiculairement. A la périphérie de la tumeur, on reconnaît quelques
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restes de la musculature striée pénétrant dans la ne et traversée ue É Le 70 ONE ASS tissu de la tumeur. on On fit des coupes en série de. la tumeur, afin de voir si l'on pourrait retrouver les restes d'une des glandes de Cowper ou de ses canaux excréteurs. Lu le résultat fut négatif. ne DER SUCER Les tumeurs inguinales, dont plusieurs étaient presque he a grosseur d'une 2 noix, d’autres de la grosseur d’un haricot à celle d’une noïsette, étaient RÉAMES = UE A par un tissu capsulaire assez dense et montraient sur une coupe, pratiquée dans les plus gros de ces ganglions, des métastases secondaires qui avaient envahi le parenchyme de la glande en totalité ou bien, comme les petites glandes, n’en avaient atteint que le centre. L'espect extérieur de ces infections secondaires | se correspond comme couleur, disposition et siruelure aux caractères de la tumeur ne primitive. FA TS eo IT Si l'examen macroscopique péaieliait déjà d'admettre un néoplasme primitif des glandes, cela fut encore confirmé par l'examen microscopique des coupes, des parties les plus différentes : dé Ja tumeur, qui présentaient toujours les mêmes caractères. « Les coupes au micr otome dè la tumeur, durcies à l'alcool absolu, montrèrent, V1 TE SC après coloration avec l’hématoxyline, aussi bien dans la tumeur que. re LE RAS les préparations des ganglions lymphatiques, toujours la même structure. Dans. Lines") un stroma assez riche, avec des trabécules fibrillaires, alvéolaires, on voit, à un faible grossissement, une grande quantité d'éléments cellulaire Le eu parie "sue
solidement serrés les uns aux autres, en partie séparés par de petites lacunes. Dans les restes cellulaires plus où moins gros, les cellules apparaissent le 2 plus souvent assez grosses, rondes, à un ou à plusieurs OV EU EE NME Se se 1 À un plus fort grossissement, le stroma propre forme de plus où moins . LÉ
fortes masses ; il est partout renforcé par de nombreuses fibres musculaires lisses et contient par places de plus ou moins nombreuses cellules rondes, riches en protoplasma, finement granulées, de grosseur variable, dont les dimensions dépassent d'au moins une fois Ja grosseur des Jeucocytes. Ces cellules sont placées au milieu d’une substance intermédiaire rare, En certains ne points, la structure aréolaire ressort très nettement, et en ces points les éléments RIT cellulaires sont très variables comme grosseur. Sur les coupes prises à la péri- phérie de la tumeur, on peut reconnaitre le reste des fibres musculaires striées, qui souvent peuvent être suivies jusque dans la DrOnAeur des A A Le AS ÉS tumeur. RES D'après cet examen, on doit regarder la tumeur comme un carcinome très
riche en cellules, dont les cellules ont en grande partie perdu leur caractère je épithélial, faitque nous avons eu l’occasion de voir souvent dans les carcinomes glandulaires à développément rapide. La structure alvéolaire, aussi bien que Ja structure glandulaire, se retrouvant dans toute l'étendue de la tumeur, ne laisse aucun doute sur l’origine primitive du carcinome dans les glandes. En raison de. la localisation du néoplasme, de l'intégrité de la prostate et de son indépendance de la tumeur, on peut avec grande vraisemblance PÉRAreer ce néoplasme comme
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