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rare que nos classiques et nos traités de chirurgie voudraient nous le faire supposer. »
A. Skene dans son livre Diseases of the Bladder and Urethra in Women (New-York, 1887) en parlant des néoplasies épithéliales écrit :
« L'existence d’une affection cancéreuse de l’urèthre de la femme comme maladie primitive est mise en doute par un grand nombre d'auteurs ; mais il en existe probablement quelques observations. En effet, comme manifestation secondaire cette maladie est assez rare, car dans les cas où la néoplasie en question se propage de l'utérus ou des organes voisins à la vessie, la mort survient ordinairement avant que l'urèthre ne soit envahi. »
C’est surtout à la littérature allemande que nous avons emprunté la majorité de nos observations. Plusieurs auteurs se sont plus spécialement occupés de notre sujet et nous trouvons quelques travaux d'ensemble qui traitent de l'épithélioma primitif de l’urèthre chez l’homme et chez la femme.
Par ordre chronologique nous enregistrons lesmémoires suivants :
F. Winckel. Die Krankheïiten der weiblichen Harnrôhre und Blase. Deutsche Chirurgie, L. 62, ch. IV.
C. Kaufmann. Krankheïten der männlichen Harnrôühre und des Penis. Deutsche Chirurgie, L. 50, 1886, ch. XI.
Dans ces deux communications, nous trouvons le sujet en question longuement exposé et discuté. Les auteurs donnent une analyse courte de tous les cas publiés à ce moment-là. Ce sont les deux mémoires qui ont servi de guides aux publications postérieures.
En 1891, O. Witzenhausen publie dans les Beiträge zur klinischen Chirurgie de Bruns, vol. VIT, p. 571, un court travail sur l’'épithélioma primilif de l’urèthre chez l'homme. Il relate deux cas inédits opérés à la clinique de Heidelberg par M. le professeur Czerny et discute le sujet longuement. Un peu plus tard nous trouvons trois thèses qui s'occupent des néoplasmes de l’urèthre chez la femme. Ce sont les mémoires suivants : Pare
1° H. Ueberschuss. Beiträge zu der Lehre von den primären Caréinomen der weiblichen Urethra, Würzburg, 1891.
2 W. Dietzer. Ueber Carcinom der weiblichen Urethra, Berlin, 1893.
3° S. Goldschmidt. Zur Kasuistik der Tumoren der weiblichen Harnrôhre, Berlin, 1893.
trois thèses 6 on trouve un assez ae nombre d observaz | nr iées s el analysées. ee SE pe ES ue :
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de la vulve chez la femme. Le carcinome primitif de l’urèthre est
d'une rareté exceptionnelle. Chez l'homme l'urèthre est quelquefois envahi à son orifice externe par les néoplasies cancéreuses du gland,
tandis que dans la His nn le carcinome de la prostate se
propage au canal.
Englisch écrit de Zuelzer : : Klin. Handbuch ne ou und s
os 1894, vol. VI, p. 206 :
« Parmi les autres observations de néoplasies nous n'avons à
FR n que celles des carcinomes. Ceux-ci envahissent l'urèthre
secondairement, venant des organes voisins, où ils se développent: à
la suite d’une transformation d'une ulcération existante ou d’un trajet fistuleux. Le cancer primitif est extrêmement rare. Il n’en existe que
quelques observations isolées, qui ne permettent pas d'en tracer un portrait fidèle. Le cancer de l’urèthre nécessite en PRE à cause
du diagnostic tardif, des interventions sérieuses.
: Güterbo ck (Die Krankheiten der Harofire der Prose
1890, I, p. 116, 160) répète que le cancer on de l'urèthre chez l’homme est un fait très rare.
On en trouve chez la femme, où ils se RAppate comme tumeurs intra ou péri-uréthrales. Les affections néoplasiques secondaires de l'urèthre de la femme sont cependant beaucoup plus fréquentes.
E. Lesser. dans Die speciélle Chirurgie in 50 Vorlesungen,
1895, p. 161, parle d’une façon assez complète de notre sujet. I
écrit : « Parmiles tumeurs épithéliales, l’épithélioma de l'urèthre a une
é ne ES , ; SES grande importance à côté des kystes bénins de la muqueuse uréthrale
et des glandes de Cowper. On le rencontre ou sous forme d'un véritable cancer épithélial primitif, ou, ce qui est plus fréquent, comme
tumeur secondaire, à la suite de la propagation à nee d’un car-
cinome de fa vessie, de la prostate ou du gland. »
La littérature sur les tumeurs de la glande de be se réduitàa
trois communications, dont une française de Paquetet Hermannet deux allemandes de Kaufmann et de Pietrzikowski.
Il nous a paru utile de donner sous forme de tableaux tous les cas
que nous avons pu réunir. De cette façon, le lecteur pourra rapidement sé rendre compte des observations que nous TonRarpRee en détail à la fin de notre travail.
AN ae
Qu'il nous soit permis d'ajouter ici quelques courtes réflexions critiques sur les communications publiées. à . Nous avons suivi l'exemple des auteurs précédents en publiant les 3 cas de carcinome de la glande de Cowper connus jusqu'ici. Nous croyons que le carcinome de cette glande présente d'assez grandes ana- Fr logies avec l’épithélioma de l’urèthre pour justifier ce rapprochement. | FEES . Nous avons trouvé 20 observations d'é épithélioma chez l'homme et 24 chez la femme.
DR Tous ces cas ne sont cependant pas de véritables épithéliomas pri-
mitifs.
| 3 Dans les observations 1 Riberi, Melchiori, Sehlesinger, Dr NES AN NM A © Winckel (n° IT) et Reichel (n° TII)nous avons affaire à des tumeurs
péri-uréthrales. mais il nous paraît impossible de séparer chez la femme l'épithélioma uréthral de la tumeur péri-uréthrale. Les symptômes sont les mêmes dans les deux espèces. Peut-être qu'un examen FER plus attentif aurait-il permis de supprimer le mot péri-uréthral ? LE Dans les deux cas de Poncet mentionnés parM. Carc y, il s'agit 2 d'un épithélioma intra-périnéal, c'est-à-dire d’une transformation épithéliomateuse d'une fistule urinaire. On devrait par conséquent
écarter ces deux Communications, x : Lecas n° 2 de Guiard, qui figure également dans la thèse de M. Carcy, n’est pas non plus un épithélioma de l'urèthre, c'est une # > | | simple transformation épithéliale d'un trajet fistuleux, comme nous | en avons observé plusieurs cas en collaboration avec notre ami Noël Hailé dans le service de M. le professeur Guyon à Necker.
- ÉAR OMSR ES LE premier cas de Guiard{(observ. n° 41) que nous Re est un SRE rs - véritable cas d'épithélioma de l’urêthre.
Enfin l'observation de M. Billroth, citée par M. Carcy est plus que douteuse, Ce chirurgien émet lui-même un doute sur le diagnostic de son cas : il n’ose pas se prononcer sur le point de savoir s’il
‘ s'agissait d’un carcinome ou d’un sarcome de J'urêthre, n'ayant pas
assisté à l'examen de la pièce anatomique.
: FESSES Pour être tout à fait sûr du diagnostic, on devrait accepter seule- | ment comme .certains les cas où un examen histologique a'été fait. : Mais pour ne pas paraître incomplet nous avons jugé utile de réunir QE £ dans nos tableaux toutes les observations qui ont été publiées jusqu'à > ce jour, tout en faisant des réserves sur la nature histologique de la tumeur. Ces cas douteux ont été imprimés en italique.
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