‹ Épithélioma primitif du vaginChapitre 32 sur 37 · OBSERVATION XXX VIII (RÉSUMÉE · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXX VIII (RÉSUMÉE

Cancer du vagin et de l’ulérus. — Extirpation par la voie sacrée. HERZFELD.

F. A. 40 ans. Entre à l'hôpital le 8 novembre 1892.

Elle à été rglée à 15 ans. Les règles reviennent tous les mois, mais elle ont toujours été douloureuses. Première grossesse à 49 ans, suivie de cinq autres normales ; la dernière remonte à

5 ans. Dès la puberté, elle a eu des pertes blanches. Au printemps 1891, ces pertes devinrent plus abondantes, et depuis le mois d'août de la même année, les écoulements deviennent sanguinolents après le coït. La malade s’affaiblit de plus en plus. Elle sent quelque chose qui pèse du côté de la vessie, et des tiraillements dans le vagin. Enfin, la fréquence des mictions et des douleurs dans le fondement l'obligent à consulter un médecin. Elle est habituellement constipée.

Le paroi postérieure du vagin est envahie dans la moitié supérieure par un carcinome, en forme de plaque bien limitée de tous côtés. L’intérus, de volume normal, est en antéflexion et très-mobile. Le col est renflé en massue, surtout au niveau de sa lèvre postérieure qui est en contact avec le carcinome vaginal. Il est infiltré, bosselé et saigne facilement. Diagnoslic : carcinome du vagin et carcinome du col (inoculation par contact). L'étendue du cancer du vagin, et la nécessité d'enlever la plus grande partie de cet organe en mème temps que l'utérus rend l’opératlon moins praticable par la voie vaginale que par la voie sacrée.

15 novembre. — Opération. Extirpation sacrée.

Incision et résection du squelette d’après le procédé de Herzfeld. On traverse l’aponévrese prévertébrale du côté droit du rectum. Ouverture facile du cul de-sac de Douglas. On fait basculer l’utérus et on l’attire hors de la plaie.

Ligatures des ligaments larges. Libération de l'utérus dans la hauteur des tissus ainsi ligaturés. Dissection d’un lambeau péritonéal répondant au cul de-sac vésico-utérin et libération de la vessie. Suture péritonéale. Ligalure de l'artère utérine. Libération du vagin dans lequel plonge le col utérin auquel on n'a pas touché. Le vagin est ouvert à un demi-centimètre au-dessous du bord inférieur du cancer que l’on sent nettement. On peut constater que le tissu périvaginal est libre et sans infiltration. On enlève l'utérus et la moitié supérieure du vagin. Suture de l'orifice qui termine maintenant Le vagin à sa partie supérieure. Suture de la plaie cutanée. Durée, une heure quinze.

L'examen microscopique montre qu'il s’agit d’un épithélioma pavimenteux.

Les suites furent très-simples. La malade guérit rapidement, sans suppuration et sans fièvre.

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