‹ Épithélioma primitif du vaginChapitre 4 sur 37 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

L’épithélioma (1) primitif du vagin a dû être souvent confondu autrefois avec le cancer de l'utérus et des organes voisins. L’on trouve dans Morgagni une observation qui parait bien se rapporter à un cancer primitif du vagin, mais comme l'utérus et la vessie étaient pris en même temps, il est difficile d’être affirmatif et

(1) J’emploierai indistinctement dans le cours de ce travail les mots cancer, carcinome et épithélioma. L'on admet du reste généralement aujourd'hui que toutes ces productions sont de nature épithéliale. Quelques auteurs font bien du mot cancer un synonyme de tumeur maligne, et font rentrer dans la classe des cancers des tumeurs malignes de nature conjonctive, les sarcomes. Mais, bien que n'ayant en vue que les tumeurs épithéliales, je me servirai du mot cancer pour la commodité de la description. Du reste, toutes les observations que j'ai pu consulter portent indifféremment comme titre :{cancer, carcinome, épithélioma du vagin; et, en réalité, toujours il s’agit de tumeurs épithéliales.

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d'attribuer à cet auteur la première observation connue de cancer primitif du vagin.

En 1827, Cruveilhier communique à la Société anatomique un cas de cette affection. Le même auteur, dans son Anatomie Pathologique, dit quelques mots du cancer du vagin. Dans l'ouvrage de Lebert, on trouve aussi quelques détails anatomo-pathologiques sur ce sujet.

Citons encore les observations de Lisfranc, Chassaignac (1844), Nélaton (1850). Des observations isolées sont publiées de temps à autre dans les journaux de médecine et les bulletins des sociétés.

Dans les traités didactiques, antérieurs à ces dernières années, l'on ne trouve que peu de renseignements. C’est ainsi que le dictionnaire en 30 volumes ne consacre que ces quelques mots au cancer du vagin : « Il est rare que le cancer soit exactement limité au vagin, en raison de ses connexions étroites avec les organes environnants. Le plus souvent, il est envahi après l'utérus; d’autres fois, c’est la cloison vésicovaginale ou recto-vaginale qui est prise, et dans tous les cas, le mal est absolument au-dessus des ressources de l’art. Z! n'es! pas impossible cependant que le mal, ayant débuté par le vagin, reste pendant quelque temps limité à cet organe ; maïs, encore dans ces cas, la chirurgie ne peut guère intervenir. »

West, dans son traité, étudie cette affection d'après 19 cas qu'il a pu rassembler.

Rondot, en 1875, dans son excellent article publié dans la Gazette Hebdomadaire, étudie le cancer de la

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vulve et du vagin. Cest, pour ainsi dire, la seule monographie parue en France sur ce sujet.

En Allemagne,le premier travail complet qui paraisse sur la matière est le mémoire de Küstner (1876), qui collige 22 cas appartenant à des auteurs différents, et y ajoute 2 cas personnels. Citons ensuite les travaux de plusieurs auteurs allemands, tels que Brückner (1881), Hirsch (1883), Breeiky (1886), Güder (1889), Hecht (1891), etc.

L'on trouvera d’utiles renseignements dans les traités spéciaux de gynécologie récemment parus de Pozzi, Schroeder, A. Martin, de Sinéty, Hegar et Kaltenbach, Winckel, ete.

Ajoutons que, ces dernières années, les chirurgiens allemands ont publié un assez grand nombre d'observations de cette affection, dont ils s'occupent surtout au point de vue du traitement chirurgical.

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