A LA MBRAIRIK DE M. ALCAN
RtlE DB LA CATHÉDRALE, 1.
15 Août. — 1850.
Quelque profoniic et pcut-èlre infaillible que soit la conviction que portent par elles-mêmes les vérités absolues que nous dévoilons ici, nous ne nous permettons que de les signaler au monde, ou plutôt nous ne faisons que remplir le devoir de rendre publiques ces vérités que Dieu nous a permis de reconnaître. Nous n'avons pas la folle prétention d'imposer nos idées aux nations; nous nous bornons à les soumettre à leur examen. Nous connaissons surtout et respectons trop l'autorité souveraine pour ignorer qu'à elle seule appartient le droit sacré de proclamer et de réaliser les vérités nouvelles. Aussi , après les avoir signalées à l'auguste attention de l'Empereur de Russie, nous ferons ici, comme nous l'avons fait dans une autre occasion pareille, nous nous écarterons, avec un saint respect, du sanctuaire de sa conscience souveraine, où, recueillie en présence de Dieu, Sa Majesté prononcera seule sur le sort des nations slaves , ou plutôt sur celui de l'humanité entière. Mais, nous ne pouvons, dans ce moment, cacher la profonde émotion que nous éprouvons à l'aspect de la grandeur personnelle de ce Monarque, et qui nous fait pressentir ses dispositions éclairées et salutaires. C'est en effet ce qu'attendent de Sa Majesté ses sujets, toutes les nations slaves, la postérité, et surtout rÉternel , dont les saintes et mystérieuses lois sont maintenant dévoilées.