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° 1 . se réduisent donc aux deux ordres suivants :
a) Les fins temporelles .-
«2) Pour la délivrance du mal [Eph. V, 8; Coloss. l, 12 et 13). /32) Pour la production du bien .• «3) A tout Chrétien (Rom. VIII, 1 à 39). /33) A toutes les Nations (Eph. Il, 13 à 22). /3) Les fins éternelles.
«2) Pour la délivrance du mal [Rom. VIII, 2).
/32) Pour la production du bien, c'est-à-dire, pour la production de Vi)nmortalité. = Préparation a l'immortalité.
Ainsi, la Rédemption ne peut que préparer l'homme à l'imniorlalilé, en écartant, par la miséricorde divine, tous les obstacles qui s'y opposent par le péché. — Créé à l'image de Dieu, l'homme seul doit et peut, par sa création propre , se donner son immortalité , comme nous l'avons reconnu plus haut, à la fin du Tableau principal, auquel s'attache le présent Tableau supplémentaire , qui , tout en glorifiant la Rédemption , pour la préparation de l'homme à son immortalité, reconnaît son insuffisance, c'est-à-dire, l'insuffisance de la miséricorde infinie de Dieu, pour l'obtention réelle et définitive de l'immortalité de l'homme. b) Forme ou relation de la Rédemption.
Nota. — La forme des parties constituantes de la Rédemption, élémentaires et systématiques, varie et peut varier dans les différentes Églises chrétiennes, sans que le fond ou le contenu de ces parties puisse en être altéré. Ainsi, par exemple, dans le Sacrement de la Pénitence, la forme de la Confession peut être orale ou mentale, suivant le point de vue de l'Herméneutique biblique dans lequel on s'est placé.
B) Technie ou Autogénie ; ce qu'il faut faire avec la Miséricorde divine pour accomplir la Rédemption.
a) Dans le contenu ou dans la constitution de la Rédemption. a2) Dans la partie élémentaire de cette constitution. a3) Pour les éléments immédiats ou distincts:
ah) Accomplissement de la Vocation divine (I. U. S.). ^^ Missions et Destinations ( que tout homme peut s'imposer pour accomplir sa Vocation divine).
Nota. — Ici se rangent V Apostolat, le Martyre, Y Exemple public, le Protectorat, etc. (Luc. VI, 13; Act. VI et Vil; etc.). 1)4) Accomplissement de la Foi en Jésus-Christ (I. U. E.). =^ Voeux et Serments (que tout homme peut former pour accomplir sa Foi en Jésus-Christ \ Nota. — Ici se rangent les Vcrux pour le salut, public ou privé, les Vœux de chasteté , les Corporations religieuses, les Conjurations morales, etc. (Matth. XIX, 12; Act. VIII, 18; I Cor. VU, 25; etc.). b3) Pour les cléments médiats ou transitifs .a4) Accomplissement de la Justi/ication religieuse (I. T. S.). — Prièrk (Matth. VI, 5, 9 à 13; VII, 7; XVIII, 19; Luc. XI. 2 à 4).
b4) Accomplissement de la Justification morale (I. T. E. ) = Ai'mô.ne [Matth. VII, 2 à 4; X, 42; XIX, 21; Luc. VI, 35). ' '
b2) Dans la partie systématique de la même constitution. a3) Pour l'accomplissement de Vharmonie préétablie ou de la préformation primitive dans les deux éléments primordiaux, la Miséricorde divine et le Péché héréditaire; préformation primitive qui offre les raisons suffisantes pour le développement accompli du concours téléologique de ces éléments primordiaux, constituant l'accomplissement de la Contrition ou
#««/. VI, 16 a 18; XVII, 20; Marc. 11,20; Act. XUl , 2 et 3 ) b3)Pour 1 accomplissement de Y identité fmale dans les deux éléments dames, dans la Vocation divme et la Foi en Jésus-Christ, par l'ascension ^\ identité primitive des deux éléments primordiaux; identité primitive qui comme loi suprême de ce système de genèse théologique de la Eedemption, constitue l'accomplissement des Fins de la Rédemption (L S ) - Eglise, comme association éthique des hommes en vue de la purification de leurs maximes morales; assemblée des Fidèles (Matth. XVI 18; Act. V, 11; VIII, 1 ; XVI, 4).
Nota. - Constituant la loi suprême de la Rédemption, l'Église possède nécessairement les Clefs du Ciel; et considérée allégoriquement, elle constitue manifestement, d'abord, le Corps mystique dont Jésus-Christ est ie chef et dont les fidèles sont les membres, et elle constitue, de plus \Epouse de Jésus-Christ; considérations qui se trouvent maintenant légitimées, puisque l'Eglise est la loi suprême de la Rédemption b] Dans la forme ou dans la relation de la Rédemption a2)Dans la partie élémentaire de celte relation; accomplissement des éléments dérivés ou organiques de la Rédemption, en vue de l'uniformité dans la justification générale, comme règle ou canon génétique de cette Justification (C. G.). .-. Liturgie [Culte et Cérémonies] fl Cor X 11- Eehr. VIII , 5 et 6 ). j i o' . a , 1 1 ,
b2) Dans la partie systématique de cette même relation; accomplissement des parties systématiques^ de la Rédemption, en vue de son id^Ué finale, éomme prohUme universel de toute la production accomplie de la Justification générale, pour pouvoir arriver à l'immortalité. = Pkoblèmes de ... voie na sIii.T. • . problème. . « Qiwmodo possunt hœc fieri » [Joan III 9)
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Zlne~..^'"'';.'' ^''''"'' ^'"''' théologique de la Rédemption nous amené au sus it Accomplissement de la Religion, dans ses deux degrés rogressis et définitifs, savoir, d'abord, par la solution du premier d
ToJTr '''T' ' ''''''' '' "^-""^^ -^^^^^^ - - Cliristianisme au tutur et final Paraclettsme ou Christianisme absolu.
IMais , nous devons faire remarquer essenliellement que ces deux derniers problèmes sont des parties constituantes et décisives de l'Écriture-Sainte , de cette inaltérable et inévitable loi de Dieu ; cl par conséquent que ces graves problèmes, qui seuls indiquent la voie du salut, ne peuvent demeurer non résolus ni même méconnus , d'après cette formelle déclaration de l'Écrilure-Sainte : « Arnen quippe dico vobis , donec transeai cœlum et terra, iota unutn, aut unus apex non prœieribit a lege, donec omnia fiant » (Matth. V, 18).
■ Eb bien, où donc ce final accomplissement de notre religion se trouve- 1- il donné formellement? — La solution des deux décisifs problèmes de notre existence, auxquels nous venons d'aboutir, n'est donnée nulle part. Elle n'est pas écrite dans l'Écriture-Sainte. Elle n'est pas non plus produite dans aucune décision des Conciles, ni dans aucune manifeslalion publique du Clergé. Bien plus^ loin de donn'jr la solution de ces graves problèmes, le Clergé parait avoir écarté, de la doctrine du Christianisme , rétablissement canonique de ces décisifs problèmes de notre salut. Cependant, dans l'Écriture-Sainte, le Christ a posé lui-même et fixé très -formellement ces deux indélébiles problèmes. Il a même promis, tout aussi formellement, leur indispensable solution. Il nous a promis, en effet, la venue du Paraclet, de l'Esprit de Vérité, qui doit nous donner cette solution de laquelle dépend notre existence éternelle. « Paracletus autem, Spiritus Sanctus , quem mittet Pater in no- « mine meo, ille vos docebit omnia, et slggeret wbis o.mma quœcumque dixero V vobis. » (Joan. XIV, 26.).
Que l'on ne nous oppose pas le dictum puéril que celte promesse de Jésus-Christ a déjà été accomplie le jour de la Pentecôte, par la descente du Saint-Esprit sur les Apôtres. Dans l'état où est actuellement la question , et pour quiconque a lu le chapitre II des Actes des Apôtres, le dictum -concernant ce prétendu accomplissement de la promesse de Jésus -Christ, ne peut plus être reproduit que devant des enfants et des vieilles femmes. Mais bientôt, peut-être même dès aujourd'hui, ces enfants et ces vieilles femmes demanderont - ils au Clergé de leur faire connaître la voie de salut que demandait Nicodème ; « Quomodo possunt hœc fieri » , puisque le Clergé leur dit que le Saint-Esprit a déjà éclairé les Apôtres, suivant la promesse de Jésus -Christ. Et que pourra alors leur répondre le Clergé, puisqu'il ne connaît pas celte unique voie de salut que notre Sauveur nous a indiquée? — Leur dira -t- il qu'il faut pratiquer la morale; mais, les enfants et les vieilles femmes répliqueront au Clergé que, dans ce cas, Jésus -Christ aurait été assez avisé pour répondre à Nicodème que , pour résoudre le problème du salut : « Oporlet vos nasci demw », il n'avait qu'à suivre le décaloule. — Le Clergé s'en tirera- 1- il alors en disant que, pour la solution de ce problème de notre salut, il faut pratiquer les mystères (*) du baptême el des autres sacrements, généralement les mystères des
(•) Toulc pratique religieuse où II n'exislc pas, aux ycui de la raison, une connexion causale avec la vie éternelle, c'est-à-dire, toute pratique religieuse que la raison ne peut concevoir comme éinal la cause de la vie éternelle, considér(?c cornue effet de cette cause, est un mystère.
institutions religieuses qui sont établies par l'autorité ecclésiastique; mais, les enfants et les vieilles femmes répliqueront de nouveau au Clergé que Jésus - Christ , loin de promettre de nous faire suivre toujours des mystères, nous a promis au contraire d'expliquer ces mystères en nous faisant connaître la vérité elle-même: (( Ille vos docebit omma. »
C'est donc en vain que désormais le Clergé voudrait retenir plus longtemps l'humanité dans l'ignorance où il se trouve lui-même sur cette question principale de notre religion , sur la question capitale de la voie de notre salut : « Quomodo possunl hœc fieri ». — L'heure a sonné; et il faut absolument que la religion reçoive enfin son saint et final accomplissement, tel que le Christ nous l'a promis lui-même par ses paroles sacrées, aussi explicites que formelles. Il faut aujourd'hui, et il le faut absolument, l'un ou l'autre, renoncer à l'Écriture- Sainte, ou l'accomplir dans ce point décisif de notre existence, le salut éternel.
Pour mieux faire comprendre celte urgente et indispensable nécessité de l'actuel accomplissement de notre sainte religion, nous allons reproduire ici ce que nous avons déjà dit, concernant cette grave question, dans les Prolégomènes du Messianisme. Voici ces paroles, qui peut-être étaient prématurées alors, mais qui probablement seront mieux comprises aujourd'hui.
« Il faut renoncer à soutenir l'idée, pour le moins erronée, de ce que la grande promesse de Jésus-Christ sur la venue du Paraclet, de l'Esprit de Vérité, a déjà été accomplie par la descente du Saint-Esprit sur les Apôtres à l'époque sacrée de la Pentecôte. Nous disons que celte idée est pour le moins erronée ; car , en l'admettant comme on l'a fait, sans doute dans l'intention louable de prévenir de nouvelles hérésies après celle de Manès, on commettait, par l'établissement formel et canonique de cette idée, non - seulement une dangereuse erreur volontaire, pour ne pas dire plus, mais surtout une terrible impiété. En efTct , on déclarait ainsi ouvertement, d'une part, contre l'évidence humaine, que l'on avait déjà la vérité, lorsqu'on ne comprenait même pas encore ses problè.mes religieux , comme cela est prouvé aujourd'hui où l'on voit qu'aucune Église chrétienne n'a compris, jusqu'à ce jour, le grand et décisif problème de la régénération spirituelle de l'homme; et de l'autre part, contre la volonté divine et même ouvertement contre les destinées religieuses de l'être raisonnable, on déclarait ainsi, par une étrange inspiration, que l'homme ne peut accomplir les destinées que Jésus-Christ lui a prescrites sur la terre , lorsqu'il a dit à Nicodème : <<. Ntsi quis renatus fueril denuo, non potesl videre regnum De). — Oportet vos nasci denuo. Qnod naium est ex carne, caro est; et qnod natum
est EX SPIRITU, SPIRITUS est. ))
« Nous avons déjà fixe ailleurs, à la page 122 de la Métapolitique, la véritable étendue du sens sacré de la descente du Saint-Esprit sur les Apôtres, en montrant que le don des langues et d'une scrupuleuse mémoire, qu'ils ont reçu alors, ne porte que sur les facultés physiques de l'homme. Et c'est bien autre chose que, dans dans sa susdite et solennelle promesse, Jésus-Christ nous a annoncé par la descente du Paraclet : « Docebit vos omnia quoecumque dixero vobis » ,• c'est-à-dire, la vérité AnsoLUE elle-même. — Eh bien, les Apôtres, envers qui vous dites que cette grande
promesse a été accomplie, ont-ils connu celle vérilé absolue que Jésus-Christ nous avait promis de nous faire connaître (docebit) par le Paraclet? Montrez -nous donc alors l'endroit de leurs Actes où ils nous l'ont transmise, ou du moins l'endroit où ils disent, directement ou même indirectement, qu'ils la connaissent. Vous-mêmes, puisque vous prétendez que cette solennelle et décisive promesse de Jésus, de laquelle dépend manifestement et incontestablement le sort de l'humanité, a déjà été accomplie par la descente du Saint-Esprit sur les Apôtres ou sur tous autres Docteurs de l'Église j vous devez connaître la vérité absolue. Mais alors, permettez-nous, car cela nous importe essentiellement, comme chrétiens, de vous adresser la question que Nicodème fit à Jésus-Christ : « Quomodo possunt hœc fieri? » — Et si vous ne pouvez y répondre, avouez que vous ne connaissez pas la vérité absolue, et cessez de vous opposer, avec une impiété scandaleuse , aux saints progrès de l'humanité par lesquels Dieu a ordonné à l'homme, en sa qualité d'être raisonnable, de conquérir la vie éternelle. Oseriez-vous nous répondre comme Jésus-Christ le lit alors à Nicodème.- « Si terrena diti vobis, et non credilis ; quomodo, si direro tobis calestia credetisf » Nous vous répliquerions que c'est nous qui, par la sainte mission du Paraclet, connaissons maintenant les cœlestia, comme vous pouvez le voir dans les susdits Prolégomènes (page 177 à 201), où nous avons enfin répondu positivement à la grande question chrétienne de Nicodème, en y donnant, d'une manière rationnelle et philosophique, la solution rigoureuse et entière du problème fondamental que Jésus-Christ a ainsi proposé aux hommes sur leur indispensable régénération spirituelle, pour obtenir la vie éternelle; et nous y ajouterions que c'est vous qui ne comprenez pas même les terrena lorsque vous désavouez ce distinctif problème du Christianisme, dont la solution seule peut sauver l'humanité. »
« Ne craignez donc plus les sophismes ou l'impuissance de la raison temporelle de l'homme; car, nous vous rendons justice, c'est cette crainte pieuse qui vous a fait opposer, aux dangereux raisonnements des hommes, celte barrière impie pour sauver la religion. — Vous voyez que, par les progrès que Dieu a prescrits à l'homme, et que, tout en les retardant cruellement, vous n'avez pas pu empêcher, la raison de l'homme est enfin parvenue à se défaire de ses faillibles entraves physiques et à se porter aux régions absolues où elle fera maintenant glorifier la religion sur la terre, celle sainte religion chrétienne dont vous avez été, à tout prix , et dont vous serez toujours , en marchant désormais avec les vraies lumières , les dignes et sacrés dépositaires. )i
Mais, puisque le Clergé ne peut résoudre les deux graves problèmes de notre salut, auxquels nous sommes parvenus dans la présente genèse de la théologie, qui donc pourra ou devra donner celte indis[iensable solution ? — Pour ne nous écarter ici en rien de rÉcrilurc-Sainlc, nous ne devons répondre à cette dernière question que par les mots qui, à cet égard, sont dits dans cette même Écriture- Sacrée. Or, nous venons de voir que, d'après la promesse de Jésus-Christ, c'est le Paraclet, l'Esprit de Vérité, qui doit venir résoudre les graves problèmes en question. — Et alors, le Clergé nous demandera sans doute où il est ce Paraclet, cet Esprit de Vérilé? Et à quel signe on pourra le reconnaître, quand il
sera venu? — Nous répondrons, toujours par l'Écriture-Sainle, que puisque ce Paraclet est l'Esprit-Saint , il ne saurait être rien autre que la dualité divine, c'est-à-dire , l'harmonie entre le Savoir et Y Être en Dieu , entre sa Liberté et sa Nécessite. Et comme tel, cet Esprit-Saint, dont Jésus-Christ nous a promis la venue, n'est rien autre que la Eaison absolue, laquelle précisément, dans l'homme comme en Dieu, suit les lois qui président à l'établissement de cette harmonie entre la liberté et la nécessité, nommément, la loi de création et la loi du progrés , telles que nous les avons signalées dans la précédente Introduction générale. Il s'ensuit que la promesse de Jésus-Christ sur la venue du Paraclet, du Saint-Esprit, ne saurait être rien autre que la promesse consolante de ce que la Raison absolue se développera dans l'humanité; et cela par suite de la conception ou de la compréhension humaine des problèmes des vérités absolues , de ces problèmes que, dans sa mission divine, Jésus-Christ nous a révélés. Aussi, nous a-t-il dit expressément que s'il restait sur la terre , le Paraclet ne pourrait pas venir, c'est-à-dire que si nous nous bornions toujours aux seuls problèmes que Jésus-Christ nous a révélés, la Raison absolue, qui est nécessaire à la solution de ces problèmes, ne pourrait se développer dans l'humanité [Joan. XVI, 7). — L'expérience confirme celte promesse. En effet, aussi longtemps que les Églises chrétiennes nous ont retenus aux seuls problèmes de Jésus-Christ, qu'avec raison elles ont nommé dogmes , et aussi longtemps qu'elles ont été assez fortes pour nous empêcher d'aborder la solution de ces problèmes, la Raison absolue n'a pu se développer dans l'humanité. Néanmoins, par l'influence de la Providence, les progrès de l'humanité , retardés ainsi , ont pu renverser insensiblement ces obstacles impies, qui s'opposaient au développement de la raison humaine, à ce haut développement que Dieu a assigné à l'homme, comme être raisonnable, dans l'acte même de sa création. Et c'est ainsi qu'après de longs relards, causés principalement par les Églises chrétiennes, l'homme est parvenu à concevoir la possibilité de la solution des problèmes que Jésus-Christ lui a proposés pour la découverte de la vérité absolue, et par là môme |iour l'obtention de son immortalité. Ainsi, malgré de si puissants obstacles, la Raison absolue se trouve enfin développée dans l'humanité; et le Paraclet, cet Esprit-Saint, cet Esprit de Vérité, suivant la promesse du Christ , est apparu sur la terre.
A quels signes pourra-t-on alors reconnaître la présence de la Raison absolue, de cet Esprit de Vérité promis par Jésus-Christ? — Par son caractère dislinetif, tel que nous venons de le rappeler, et tel que nous l'avons fixé didaetiquemcnt dans la précédente Introduction générale, c'est-à-dire, par l'aetuelle et efficace application au savoir humain des deux lois primordiales de Dieu , de la loi de création et de la loi du progrès, considérées comme étant respectivement, la première, la direction de l'infinie liberté de création spontanée en Dieu, et la seconde, la direction de l'infinie nécessité d'évolution inerte en Dieu. Et comme telle, celte actuelle et efficace application au savoir humain de ces deux lois primordiales de Dieu, doit donner, à ce savoir humain, une détermination nouvelle et en quelque sorte infaillible, qui constituerait, dans le savoir humain, une doc-
trine absolue, propre à résoudre tous les problèmes de création, et par conséquent les problèmes religieux dont il est question , ceux que Jésus-Christ a proposés aux liorames pour que, par leur solution, ils puissent découvrir la voie qui conduit à la vie éternelle. Cette doctrine absolue devra donc accomplir les promesses d»- Jésus-Cbrist j considéré ainsi comme Messie; et dans cette haute fonction, ceU(; doctrine supérieure formera manifestement la Doctrine du Messianisme et constituera ainsi le Paraclet, cet Esprit de Vérité dont Jésus-Christ nous a promis la venue sur la terre. Aussi, ajouterons-nous, au simple titre de Paraclet que nous devons attribuer à l'Écrit périodique dont nous écrivons ici le Prospectus, le titre complémentaire de Doctrine du Messianisme, pour indiquer par là que cet Écrit périodique discutera, non-seulement les questions religieuses, mais aussi, et à égal titre , les questions philosophiques. Et en cfTet , dans la précédente Inlroduclion générale, nous avons vu que la Doctrine du Messianisme résulte de l'union finale de la religion avec la philosophie, et qu'elle constitue ainsi, tout à la fois , la religion absolue et la philosophie absolue. Tel est aussi , d'après l'Écriture-Sainle, le caractère distinctif du Paraclet, de cet Esprit de Vcrilé qui, conformément à la promesse de notre divin Sauveur , doit venir sur la terre. En effet , Jésus-Christ dit expressément : « Cum autcm renerit ille Spiritus veritatis, docebit vos o.mnem veritatem; non enim loquetur a semetipso : sed qloeccmqle audiet, loquetur, et quœ ventur.\ sunt annonciabit robis. » {Joan. XVI, 13).
Or, tout ce qui concerne la relir/ion absolue, telle du moins qu'elle nous est donnée par l'Écriture-Sainte , comme religion révélée, nous l'avons déjà produit en résumé dans le présent Tableau génétique de la doctrine ou de la théologie du Christianisme, en y aboutissant aux deux grands problèmes du salut, que Jésus- Christ a proposés aux hommes, et dont la solution, qui doit être donnée par les hommes pour découvrir la voie de la vie éternelle, ne pouvait ni ne devait ellemême être écrite déjà dans l'Écrilure-Sainlc. C'est pour cela que celle décisive solution, qui n'appartient plus à la théologie, a été méconnue du Clergé, au point que les deux problèmes eux-mêmes, qui cependant sonl écrits expressément dans l'Écriture-Sainte , ont été écartés de tout établissement canonique. Et par conséquent, c'est à la philosophie absolue, à cette deuxième partie constituante de la Doctrine du Messianisme, qu'il appartiendra maintenant de donner celle haute solution en question, celle des deux problèmes proposés à l'humanité par Jésus-Chrisl . afin qu'elle puisse découvrir la voie par laquelle l'homme, comme être raisonnable, peut arriver à la vie éternelle.
C'est donc à cette philosophie absolue que nous conduit ainsi la religion ellemême, afin qu'elle puisse recevoir, pour sa question principale, pour celle de la voie incoinme du salut , son final accomplissement. El c'est pour répondre à celle grave et pressante invitation de la religion , que nous allons maintenant abonler ta philosophie, nommément, la philosophie absolue, celle deuxième partie constituante de la Doctrine du Messianisme.
Toutefois, d'après ce que nous avons annoncé dans la précèdenle Inlrnduclion générale, nous ne produirons, d'abord, dans ce Supplément du Prospectus, rien
de plus que le Tableau génétique des vérités philosophiques, telles que, depui? leur origine jusqu'à leur actuel accomplissement par la présente philosophie absolue, elles existent déjà dans le monde, et telles conséquemment qu'elles suffisent déjà pour la solution des problèmes religieux dont il s'agit. En effet, ce Tableau génétique sera proprement composé de plusieurs tableaux pareils, ayant pour objets respectifs , d'abord , la création progressive , sur la terre , du Vrai jusqu'au Vrai ABSOLU , où sera découverte la création propre de Dieu et la création de l'Univers ; ensuite, la création progressive, sur la terre, du Bten jusqu'au Bien absolu, ou sera découverte la création propre de l'Homme, son immortalité, qui offrira la solution en question des susdits problèmes religieux, proposés par Jésus-Christ et restés méconnus jusqu'à ce jour; enfin, la confusion progressive, sur la terre, du Vrai et du Bien, jusqu'à leur confusion absolue, où sera découverte la destruction propre des êtres raisonnables. — Et ce sont ainsi ces distincts Tableaux génétiques des vérités philosophiques que nous allons produire incessamment dans la suite formant la fin de ce Supplément au présent Prospectus.
Pour utiliser l'espace qui nous reste sur cette feuille , et pour répondre au désir que l'on nous a témoigné d'avoir, pour la loi du progrès, un modèle de sa construction , pareil à celui que nous avons donné plus haut pour la loi de création, nous allons produire ici cet aperçu architectonique de la loi du progrès. Nous le faisons d'autant plus que , pour la parfaite intelligence des Tableaux génétiques de la philosophie, on aura besoin de connaître les véritables périodes historiques dans lesquelles, avec le développement général de l'humanité, s'opère cette progressive création philosophique du Vrai et du Bien , dont il s'agira dans ces Tableaux. ^lais, nous nous bornerons ainsi à ne signaler que la construction génétique de ces périodes historiques, d'après la susdite trinomie qui régit la génération de tout système de réalités, c'est-à-dire, d'après les trois lois fondamentales qui, pour tout système de réalités, sont impliquées dans la loi de création. — Voici donc la construction génétique de cette deuxième loi primordiale de Dieu :