‹ Epitres, satires, chansons, épigrames, et autres pièces de vers [microforme]Chapitre 11 sur 52 · EST MODUS IN REBUS · texte numérisé non relu

EST MODUS IN REBUS

G..8..L.., comme ami, je ne vois qu’avez peine L'étrange égarement où le dépit entraine :

Captes-tu la faveur d’aveugles partisans,

Ou les éloges vains de lecteurs ignorans,

De fiel pour tes rivaux, quand, comblant la mesure, Tu prodigues à tous le reproche et l’injure ?

Est-ce donc, réponds-moi, réfuter un auteur,

Que de lui dire, en gros: « Vous êtes un menteur ?+ Et, qu'est-ce de gros-mots une batiologrie ? (ac) Moi-même j'écrivis avre quelque énergie ;

Lorsque l'intrigue ayant x£vélé con secret,

Il s’agit d’atterrer un inique projet ; (b)

Mais jamais je ne crus, dans mon patriotisme,

Par un mot, quel qu'il fût, détruire un syllogisme ;

Et quand je combattis Carsmozm, SparHawx, NEiLson, (6)

J’opposai phrase à phrase et raison à raison.

(a) Une fade répétition des mêmes mots, ou des mêmes idées. La battologie d’injures est la pire de toutes.

(b) Le projet do l'union des législatures du Haut et du Bas- Canada.

(c) Lo premier, rédacteur du Montreal Gazette ; 1e second, du Canadian Courant, d’abord, et ensuite, du Canadian Times; et le troisième, de la Gazette de Québec publiée par autorité. Je dois ajouter ici, quo Mr. Neïilson, fils, ne fut, ou ne parut être unionaire, que tant q''il conduisit la gazette officielle, et que ce fut probablement pour ne l’avoir pas paru assez, aux yeux de l’administration d’alors, qu’il cossa sitôt de la conduire.

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