LE BILL DE L'UNION
CHANSON, suR ux aim conmu.—(1822.)
Ux certain bi}, dont la facon Était assez grossière, Aux représentans d’Albion - | Fut présenté naguère : ° eaux Le fil en était noir, dit-on, ; Lafaridondaine, lafaridondon, Le tissu noirement ourdi, Biribi, A la façon de barbari, - Mon ami.
Déja, chaque Anti-Canadi Apprenant la nouvelle,
S’en va criant : Oh! que c’est bien, Que la fabrique est belle !
Du haat en bas le bill est bon,
Lafaridondaine, lafaridondon ;
Le pays nous est asservi,
| Biribi, &e.
Ce gros et monstrueux projet De la secte empirique,
Avait finement, en secret,
Traversé l'Atlantique :
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I] était assuré, dit-on, Lafaridondaine, lafaridondon,
Par certains assureurs d'ici, " Biribi, &ec. :
S’il est péri, comme on le dit, Tant pis pour l’assurance ;
Sa perte est grande, et son crédit Menace décadence :
C’est pour elle utile leçon,
Lafaridondaine, lafaridondon,
De ne plus tant risquer ainsi, Biribi, &c.
Pour les intrigants promoteurs D'un projet si coupable,
Les rapperts calomniateurs, La fausseté palpable,
Rien n’est défendu, tout est bon,
Lafaridondaine, lafaridondon,
S'il fait triompher le parti, Biribi, &c.
Suivant eu, il était grand temps
De changer nos usages ; Les Prrr, les Fox étaient dés gêns, À leurs yeux très peu sages, De n’avoir pas fait l'union, ".sfaridondaine, Jlafaridondon,
Comme on la veut faire aujourd’hui, Biribi, &ec.
D'après leur bill, dorénavant, : La chose était bien claire, Les Canadiens au parlement N’avaient plas rien à faire :
11 leur fallait parler breton, Lafaridondaine, lafaridondon, S’agt-il d’un non ou d’un oi, Biribi, &e.
| | Là-bas, malgré l’air satisfait De la clique éhontée, De Maclnrosn, homme discret, La voix est écoutée: ) :
Il n'était pas d'opinion, Lafaridondaine, lafaridondon, De juger'avañt d’avôir oui, Biribi, &e.
Quand d’Albion le parlement Veut savoir, par enquêtes, 4 | Nos vœux et notre sentiment, L - Signons tous des requêtes :
Faisons voir notre objection, Lafaridondaine, lafaridondon, A devenir peuple interdit, Biribi, &c.
À GEorezs, notre souverain, Adressons nos prières ; De nos jaloux qu’il sache enfin, Les trames meurtrières : Il nous gouverne en roi breton, Lafaridondaine, lafaridondon, Et non en bey de Tripoli, Biribi, À la façon de barbari, Mon ami.
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