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Moi, tout le long du voyage,
Je bois, je chante, je ris.
Gaîment, à ma compagne, En voyage, à la maison,
J’offre du vin d'Espagne, Comte liqueur de bon ton :
Avec ma femme ou ma fille, Si de chez moi je suis loin, À table, comme en famille,
J'en bois, j’en verse au bescin.
Près d’un flacon d'Espagne, J'aime, quand j’en ai bien bu ; Et du père d’Ascagne, Je sens en moi la vertu: (b) De la pai:, ou de la guerre, Si, lors, on m'offrait le choix, Je prendrais le cimeterre, En chantant à pleine voit.
Avec mon vin d’Espagne, Je suis seigneur, je suis roi ; De tous côtés, j’y gagne, Et me le dis, qund jen boi :
Du côté de la finance, Du côté de la santé :
(b) La vertu guerrière, ou le eourage.
Je n'invoque l’abondance,
É Ni ne crains la rareté. (c)
| Quand je dis vin d’Espagne, C’est bon et pur, il s’entend ;
Car si l’eau l'accompagne,
Ou quelque autre ingrédient, Ce n’est plus la liqueur même,
Ce n’est point là ma boisson ; C’est le vin, le vin que j'aime, Et non un mortel poison.
(:) Parce que ce vin n'est jamais assez rare, dans ca pays, pour s’y vendre très cher,
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