LES GRANDS CHEFS
TaxjT'Il qu'ils soient perdus, un jùwr,^ Ces noms fameux dans notre histoire f Doirent-ils à notre mémoire Échapper, sans retour, JLef noms de ces enfans de la simple nature f Sans rehausser le ton, enÛer nos chalumeaui;
Évoquons des tombeaux Cet hommes illustrés sans Tart ni la eultîirf .
Je vois plus d'un hrave Grillon, Sans lettres, vainqueur dans Tarène i Plus d'un foudroyant Démosthène.
D'un fleuri Cicéron, Chez ces peuples par nous mal appelles saurageas Je Tois, chez eux, briller des Tertus, des tale9ti«
Des. hommes éloquents, Pjça. négociateurs, des héros et des sagea.
Mt laisse des puissants Incas, (a) l^t de l'illustre Mon^êzumb (6) L'éloge à plus ^abile plume ^ Et de PoK^HONTAS (e)
(a) Ou empereurs du Pérou.
(^(Empereur du Mexique, détrôné et rois à mort |>&r PEspa^ gnol Fernand Cortez.
• (c) Fille de Pob^tak, grapd sachem des sanvâges de la Virgir KÎa. En 1^7, a'étaat encore ftgée que de d^oi^ an% elle «a.
lie
Je tairai la^raàdeur, Tes vertai msgMXûUOÊ, Le cœur conpaliasaBt, la géBérotité :
D'un renom mérité Chez le Canadien seul je remplirai jnes rimei^
Qui mérita, par VamUié Qu'il porte aux enfans de la France, Mainte fois, leur reconnaissance r Ce fut Gabakonthjé :
Amateur de la paix, quoiquliabile à la guerre. Entre les siens et nous grand négociateur,
Et pacificateur.
Que de fois il nous-lat utiU ^«éccHmre V
Salut, 6 mortel ^stii^é Par la drodture et la (rancLise ; Dont la candeur fut la devise' ; Honneur dH)nnontàgué t Ce que j'estime en toi, c'est bien moins TéloqUence» |
L'art de négocier, que la sincérité^
Que la réracité, -
Et des moeurs, chez les tiens, l'admirable déoepeen
Qui mérite d'être admiré J
Par un cœur tendre, une âHM pure ^ Paf tous les dons de la nattre ?
C'est OuRtBOUHARÊ;
jetta entref les exécuteurs et lè capitaine Smith, fait pilîwniiieret condamné à mort par son père. Deux' ans après, elle saUvS encore deiK mort, et au péHl'de ea pr<^ra viej le iaifm» ei^iîaine SinHlt e( tbor ses co(np«i|;nonii^ étttbii»'à JÉM^toè^
Oubliant DÉimtrviLtE (d)eile fatâ! tfflaé,
Devient de FjioirffBifAC, L'adiB^àUnr,- Fattii^ le emhpagkum fidèâe.
^ Avec les Canadiens, par&is»
Avec> les enfans de la France, S'il porta Tépée ou la lance, Contre les Iroquois, Ne le crojODS point làcbe et traître à sa patt; i Non, Ôoréhoidkaré chéiit sa nation,
Même avec passion ; Mais il la voudrait voir hors de sa barbarie.
C'est lui, qui devenu chrétien^ £t près de~son heure déinièrb, Attentif, entendant uti père, {ê) Qui, pieux, Pentretient De Jésus par les Jutls meurtri sur le Calvaire, Pans un dévot transport^ hautei&etit s'éefia :
» £% ! %ae B'ëtaiS'je iàrf • ^
« Ah! je les eusse bien WBpèeliéS'de le fuff«.»^
Qui connaît si bien les moyens, Le jeu de la diploHiatie f Qui, si prudemment négocie } C'est TÊ«Ai^ss0«fii^ i
(d) Ouréhouharé fut un des chefé iroauois attiréi à Catarocouy pur Je n^ftrquif dç. Déaon ville, et perliaement arrêtés et embar* ({ffèi |ifotir Friitlce.
(«) Ub JSÏuite.
Gj
4laS, trois fois, det Cantons ambuiideii^ lllustev Dans l'art de rétablir ou préserver la paix,
L'émule da Français, A, trois fois, des Cantons fait accrottre le loitr^
Le prenant sur un plus haut ton, D'une humeur plus fière et plus brusque,^ L'homme qui jamais ne s'embusque, C'est Ganihêgaton :
Pans son discours jainais iï ne feint ni le flatte y C'est lui qui ne craint pas de dire, à Montréal,
A notre général, « Je préfère à Québec et Boston et Manhatte.
Entre ces guerciers, quel est donc.
Ce chef à la mâle, figure, A la haute et hoble statlue^ Ah ! c'est KoNDiA&ojfK ;
Ce guerrier valeureux, ce rusé politique,
Ou^ pour dire le mot, ce grand homipe d'état,^
Cet illustre Yendat, Presque digne du chant de la muse héroïque.
De quel esprit, est-il doué, Quand, deux fois, par sa politique»
Et par son adroite rubrique L'Iroquois est joué ?
(/) ËcriTains dont les ouvrages sont remplis de saillies dfsfr. pTÎt et de pointes, iei unes bonnes, les autres mauvaisss*.
^aasd, pour 1« mot plaisant, la fina repartie* Laissant loin en arrière et Voiturs et Bax.xac, (/>
Le seul De Frontenap Peut avec lui lutter à pareille partie {
Qui prit Michillimakinac,
Fit toâaber Corlar (g-) dans le piège»
Mit devant le Détroit le siège ?
C'est le grand Ponthiac ; ^
Ce chef parmi les chefs, ce nouvel Aléxandra»^ Qui, des mains dVn rival recevant sa boisson.
Dédaignant le soupçon, Contre l'avis des siens, aussitôt l'ose prendre* (A)
Mais Ponthiac, homme d'état.
Autant que guerrier magnanime, Dans le grand dessein qui l'anime.
Veut être potentat.
Il le fût devenu, si sagepieut faciles, Yendats, Miamis, Outaouais, CristineauXn
Sous les piêmes drapeau^;, ISussent pu se montrer à ses ordres dodles.
(g) C'est le noni doniié par les sauvages aux Anglais, ou plu* tôt aux habitans des ci-devant colonies anglaises de l'Amérique.
(A) ALfixANDRE buvant la ]x>tion du médecin PHn^iPPE, dit un auteur moderne, fait Padmiration du monde ; voici un Alexandre sauvage. Le guerrier Ponthiac était brouillé avec les Anglais en 1762 : le major Roberts, chargé de le régaler, lui envova de Teau-de-vie. Quelques guerriers qui entourraient leur che^ fré* mirent à la vue de cette liqueur ; ils voulaient qu'cm rejettât un présent si suspect, ne doutant pas que Peau-de-vie ne fût empoisonnée. « Non, A leur dit Ponthiac, « l'homme qui est sûr de l&on estime, et à qui j'ai repdu de si grands services, ne peut
Parntil ottitctir éftlipsê, ÊgA ati plus gftiûA dani U gtteite, Du plus transcendfltit eamcftèr^i Se monti^ ÏÉcuMSt:
f Lui ! non, le soleil seul se peut dire mon père^^ Dlt-ii, en rejetUot le fauteaâ d'HAiousoir ;
Et sur le vert gaason^ n s'assied, se disant sur le seixK de sa tf^èrcf. (0
Si sa main cueille le laurier ; Au camp, sur le champ de bataille.
Son œil, du braracbe, sans faille, Distingue le guerrier :
n connatt l'à-pro*pos de l'ordre et de k BMtftbe^ JL'art du commandement ; c'est kû €gâ dit eaoor^ Par reproche & Paoctos:
f Quand Broce disait : MarchoMi ta dis^rudement : •tforcAe.i
Donnant à son couriroux l'enori « Pour ériter une défitite, < Il faut, dis-tu, faire retraite,»
Rép«mâ-il à Prodot t
fonger kïBfMat le iour.»* Ei â 'avala' la boissoii d'ttr air èfdssi awuté qu'araiait pu le iatre te pkm iatTé^iide béread» Paniiq«ifel^
(i) Au eofiseil taaa à Ymèdfine», «n IBll, Téeuàlsé ayant fini sa harangua, regarda autotit d6 loi, et voyant queehacua^aôf aastB, et qu'à ne restait pas de siège, on dépit soudain sè^ nmid*^ f6«te dans toute aa contenajace. Aaseitdt, le génénA Han4«i>ii c^doima <][U*on lui dona&it une <^i06 : qnelqci'an lui en appoita une, et-lui dH, en fi^iaelinaital t :«c G«etfrier, vôtre père', l&gMS^ HarrisDft, t6vm présente un. -sièg&.» « Mou père!)» décria la chef, arèe indiMi^n : «tle'SG^l ebt mon pète^ et )a tetteest « ma mèfe; en» me B«arivt, et je repoeetsta.atfnseiiirir et aùiK sitôt, il s'assit à terre, Us jambesr^oiséei.
4èt
fCotnmTtal'm prén, notre lu^, «oBvIe-TW», • Ne ae rëpandM point pour défendre eu forts :
< Tous tes Anglais sont morts, ■ Si l«iir Bang-oe se mêle, en cunbattant, au n4trf>>
Pourtant, leveDu àa propos Quele dépit Ini mit en tête, Il c«nsent it -Taire retraite ; fuis, combat eo héros, £t meurt, quand devant lui tout recule et tout plie.. ties tribus, par la mort de ce chef des guarriers.
Se fanent les lauriers ; Mon chalumeau se brise, et ma t&die est remplie.