‹ Épîtres, satires, chansons, epigrammes, et autres pièces de versChapitre 16 sur 40 · LES SAVANS DE LA GRECE · texte numérisé non relu

LES SAVANS DE LA GRECE

Salut, à sarans de la Grèce, Triomphe, honneur du genTe-humaîn; Dans les sentiers de la sagesse, C'est vous qui mojatrea k chemin:

Chez vous l'on trouve esprit, géjue^ Et souvent la docte Ufanie (a).

Vous prend et conduit par la main.

Partout, d^goB vDta vaste tâché.

Le vrai par vo«s est recherché ;

Rien, quand vous cherchez ^ans relâche^

En effet, ne vous est caché :

Et si les routes du vrai s'ouvrent.

Si les vérités se découvrent.

C'est sur vos pas qu'on a marché.

• Des Grect-neua tenons la péiMore ;

Ils nous enseignent Part dès ven $ Nous leur devons l'aiphitecture.

Mille arts, mille secrets divers ; Le calcul, les mathématiques ; Et, dans leurs recherches pl\jsiqueiÉ, Ils ont rencontré l'uhivers.

Pour le moment, 1^ HOift »*^hftppéj (Comme en mainte aube occa^oR;)

i^^ (a) La Mute de Pastronomieé

jbe €• MTànt fils d'Eseùliip^ Qui vit la circulation Du sang, qui toujours se promené, Va, vient, coule de veine en veine, Et prend du cœur son action.

t De même qu'un fût sans un Sotlc, « Ne s'appuie ou s'élève, ainsi, € Sans semence,» dit £mpêdoclb« « Nulle plante ne naît icL» (b) Dans leurs contexturés complexes, Si quelque^ aneien coUnut les sexes.

C'est lui, c'est Empédocle aussi

Et de i'écïaîr et du tonnerre Quand parlent les fils de Z&irov, Mon esprit s'instruit et s'éclaire s Je crois entendre la^raisoni Quand ils disent : « Dans les orages, c Le bruit vient du choc dts nuages, € Le feu, de leur attrition.»

Mais,, combien plus j^admire AifTBXiiBy

Dont le génie a, nous dit-on.

Des règles de l'Etre-Suprême

Fresque deviné la raison ;

Et qui, contrefaisant la foudre.

Tonne, frappe, réduit en poudre

La maison même de Zenon.

MPVM

(6) 8«r la t«nre*

là

t^ûôiqu'un peu moins, j'admire eBcoré Et goûte la docte leço» > Et du quasi-saint Ftthagore^ Et du presque divin PuLTaiTi Quand, par différentes méthodes, Ils enseignent des antipodes.

Et l'existence et la raison, (c)

Oh! que j'aime à t'entendrc dirc^

Abchihede, d'un ton qui duit

Au physicien que j'admire :

« Que l'on mé donne un point d'appuî»

« Avec le levier néceràaire,

« Par moi le globe de la terre

« Sera de çà, de là, conduit» Qi)

Honni soit l'auteur incrédulei Qui, par sotte prévention, Du merveilleux miroir qui brûlé Te contesta l'invention :

Asservie aux ftits, ingénue, L'histoire de chose inconnue Fit-elle jamais mention ?

Quand, combattant la voix commùhéj Un fait par les yeux attesté,

(c) La cause, non de leur êtfe, mais de leur pôUMir^Hrê ïi ta ils sont, 81 Pon |)eut ainsi parler. i^wwr eir# it

(<0 Dds md poû stè, kai Idnô tèn ghén,

(d) DkiOi comiatam, terram qtJtdcumque mc$aoi

AKAXi)rAKi>iiE, de h lune Dit que Téclat est empiuitéi £t démpntre qu'wi aodiaquei Sans le soleil^ elle est opaque, Son renom (ievient mérité.

Quand, du clair-voyant Dêmocbits Les yeux, oa plutôt la raison Découvre ei^Qotr^ aateUite, Mer, lac, fleuve, xockfix» v^J^, £t l'ombre d'énorme montagnes, Noircif^unt, au loin, Ub cfki^pag^esy le dis : « Salut, efpni^ pcQ£>n4^»

Pour son temps, j'aime encore Éphakhsi

Car, s'il se trompe sur le lieu

De la terre, qu*il représente

Du monde occupant le milieu,

Du moins, la montre-t-il qui jpuf,

Ainsi que le fait une ro^e 1

Que l'on tourne si)x son essieu* I

A plus forte raison, j'admire, !

Dans son système régulier,

X>e docte Platon osant dire :

< Rien, au monde, n'est singulier ; (e)

« Comme la terre, les planètes,

« Peut-êtr& méi^e les comètes,

« Ont le maurement joumatier.» (/>

(e) Uniquey'^ou plutôt, contraire dans une chpse à.c^ qui esi ^1 dans une autre dô même nature. 1

(/) Ou diurne, comme s'expriment les astronomea*

Le movrem^at orbieulairt

Est soup^aoé p(r Tmasor. ;

c Autour.de nottelttoniisir^)

« Tellus (g) tourne,» dit Sâleucus ;

« En suivant sa ponte donnée,

« C'est elle qui dèorft Pannée,»

Nous dit encor pHtLt)tlî>s,

Quand, dans ta science profonde^ Tu dis chaque étoile un sokil, Démocrite, éclairant maint mondes Au nôtre, aux planètes pareil.

Devais-tu tout à ton génie ?

Venais-tu d'entendre Utanie ?

Sortais-tu du divin ^<mséil ?

Et toi, profond Anaxàgoii^ Quand tu parles, je te comprends ; Tu dis que l'Etre qu'on adore Peupla la lune d'babitans :

Transporte-les dàn$ les planètes ; Attends, pour peupkr les eomètes, De plus amples rensèi^ei^ens.

Mille fois plus grand-que la teifte, ^ Connais et peuple Jupiter ; Celui qu'un vaste cercle enserrre»

Saturne; Uranus, Lucifer; (A)

(g) La terre.

(h) La plandte dt Vénus.

Ua» ; enfin, le bralanl MnewN } Tons lei mondei que la Natnca A lemés danï l'immenie éllter^

Salut, A pftjs d« la Grèce, Pépinière d'houuneB pensants t Terre du goût, de la sagesse.

Gloire, triomphe A tes enfant* ^ Délivrés de la tyrannie.

Par le savoir et le génie, Çj ielîpieront nos savants^

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