LES SAVANS DE LA GRECE
Salut, à sarans de la Grèce, Triomphe, honneur du genTe-humaîn; Dans les sentiers de la sagesse, C'est vous qui mojatrea k chemin:
Chez vous l'on trouve esprit, géjue^ Et souvent la docte Ufanie (a).
Vous prend et conduit par la main.
Partout, d^goB vDta vaste tâché.
Le vrai par vo«s est recherché ;
Rien, quand vous cherchez ^ans relâche^
En effet, ne vous est caché :
Et si les routes du vrai s'ouvrent.
Si les vérités se découvrent.
C'est sur vos pas qu'on a marché.
• Des Grect-neua tenons la péiMore ;
Ils nous enseignent Part dès ven $ Nous leur devons l'aiphitecture.
Mille arts, mille secrets divers ; Le calcul, les mathématiques ; Et, dans leurs recherches pl\jsiqueiÉ, Ils ont rencontré l'uhivers.
Pour le moment, 1^ HOift »*^hftppéj (Comme en mainte aube occa^oR;)
i^^ (a) La Mute de Pastronomieé
jbe €• MTànt fils d'Eseùliip^ Qui vit la circulation Du sang, qui toujours se promené, Va, vient, coule de veine en veine, Et prend du cœur son action.
t De même qu'un fût sans un Sotlc, « Ne s'appuie ou s'élève, ainsi, € Sans semence,» dit £mpêdoclb« « Nulle plante ne naît icL» (b) Dans leurs contexturés complexes, Si quelque^ aneien coUnut les sexes.
C'est lui, c'est Empédocle aussi
Et de i'écïaîr et du tonnerre Quand parlent les fils de Z&irov, Mon esprit s'instruit et s'éclaire s Je crois entendre la^raisoni Quand ils disent : « Dans les orages, c Le bruit vient du choc dts nuages, € Le feu, de leur attrition.»
Mais,, combien plus j^admire AifTBXiiBy
Dont le génie a, nous dit-on.
Des règles de l'Etre-Suprême
Fresque deviné la raison ;
Et qui, contrefaisant la foudre.
Tonne, frappe, réduit en poudre
La maison même de Zenon.
MPVM
(6) 8«r la t«nre*
là
t^ûôiqu'un peu moins, j'admire eBcoré Et goûte la docte leço» > Et du quasi-saint Ftthagore^ Et du presque divin PuLTaiTi Quand, par différentes méthodes, Ils enseignent des antipodes.
Et l'existence et la raison, (c)
Oh! que j'aime à t'entendrc dirc^
Abchihede, d'un ton qui duit
Au physicien que j'admire :
« Que l'on mé donne un point d'appuî»
« Avec le levier néceràaire,
« Par moi le globe de la terre
« Sera de çà, de là, conduit» Qi)
Honni soit l'auteur incrédulei Qui, par sotte prévention, Du merveilleux miroir qui brûlé Te contesta l'invention :
Asservie aux ftits, ingénue, L'histoire de chose inconnue Fit-elle jamais mention ?
Quand, combattant la voix commùhéj Un fait par les yeux attesté,
(c) La cause, non de leur êtfe, mais de leur pôUMir^Hrê ïi ta ils sont, 81 Pon |)eut ainsi parler. i^wwr eir# it
(<0 Dds md poû stè, kai Idnô tèn ghén,
(d) DkiOi comiatam, terram qtJtdcumque mc$aoi
AKAXi)rAKi>iiE, de h lune Dit que Téclat est empiuitéi £t démpntre qu'wi aodiaquei Sans le soleil^ elle est opaque, Son renom (ievient mérité.
Quand, du clair-voyant Dêmocbits Les yeux, oa plutôt la raison Découvre ei^Qotr^ aateUite, Mer, lac, fleuve, xockfix» v^J^, £t l'ombre d'énorme montagnes, Noircif^unt, au loin, Ub cfki^pag^esy le dis : « Salut, efpni^ pcQ£>n4^»
Pour son temps, j'aime encore Éphakhsi
Car, s'il se trompe sur le lieu
De la terre, qu*il représente
Du monde occupant le milieu,
Du moins, la montre-t-il qui jpuf,
Ainsi que le fait une ro^e 1
Que l'on tourne si)x son essieu* I
A plus forte raison, j'admire, !
Dans son système régulier,
X>e docte Platon osant dire :
< Rien, au monde, n'est singulier ; (e)
« Comme la terre, les planètes,
« Peut-êtr& méi^e les comètes,
« Ont le maurement joumatier.» (/>
(e) Uniquey'^ou plutôt, contraire dans une chpse à.c^ qui esi ^1 dans une autre dô même nature. 1
(/) Ou diurne, comme s'expriment les astronomea*
Le movrem^at orbieulairt
Est soup^aoé p(r Tmasor. ;
c Autour.de nottelttoniisir^)
« Tellus (g) tourne,» dit Sâleucus ;
« En suivant sa ponte donnée,
« C'est elle qui dèorft Pannée,»
Nous dit encor pHtLt)tlî>s,
Quand, dans ta science profonde^ Tu dis chaque étoile un sokil, Démocrite, éclairant maint mondes Au nôtre, aux planètes pareil.
Devais-tu tout à ton génie ?
Venais-tu d'entendre Utanie ?
Sortais-tu du divin ^<mséil ?
Et toi, profond Anaxàgoii^ Quand tu parles, je te comprends ; Tu dis que l'Etre qu'on adore Peupla la lune d'babitans :
Transporte-les dàn$ les planètes ; Attends, pour peupkr les eomètes, De plus amples rensèi^ei^ens.
Mille fois plus grand-que la teifte, ^ Connais et peuple Jupiter ; Celui qu'un vaste cercle enserrre»
Saturne; Uranus, Lucifer; (A)
(g) La terre.
(h) La plandte dt Vénus.
Ua» ; enfin, le bralanl MnewN } Tons lei mondei que la Natnca A lemés danï l'immenie éllter^
Salut, A pftjs d« la Grèce, Pépinière d'houuneB pensants t Terre du goût, de la sagesse.
Gloire, triomphe A tes enfant* ^ Délivrés de la tyrannie.
Par le savoir et le génie, Çj ielîpieront nos savants^