EPITAPHE DE L'AN
ÊxRunrss' POUR le 1er.. Janvier 1837.
Mourut hier, qui, dans le coun De trois cent soii^ante et cinq jouri^ (Que ceci soit son Êpitabhs,) Fut témoin par tout l'unirers, Sans bouger ni changer de place, De mille évènemens divers.
Il a vu d'abord, en Asie, Les féroces Binnans défaits Forcés de dçmander la paix ;, De leurs, armes, en Géorgie, perse et Russe, avec énergie^ Faine entendre le cliquetis, Et se mesurer en bataille ; £b Afrique, les Achantis, Peuple noir, peut-être canaille»
Epouvantés par la mitraille, S'enfuir péle-mèle, éperdus ; Constantinople eç proie aux flammes,.
Se venger sur, hommes et femmes, Empalés, noyés ou pendus ; En Grèce, horrible boucherie, Mères, fUles, enfans vendus, A des tyrans de Barbarie ; Ailleurs, indigne tricherie
Ul
Siirers ce peuple< iiUQoéiâblml
Soiis le JouK afireax qui TùppP6Ê9t i
En Angleterre, h» détresse
Pe l'ouvrier et du mafcliand^
Et îa rareté de l'argent ;
En Espagne, kt tyrannie
Jointe h la dégradatimi ;
La ré<roke e& Lusltittâe
Contre la constitution ;
En France, la monotmiilié,
Et la dîBeitte 4e tdnneattlt
Pour contenir le^vins notfteati«,
Au grand ^làMr de daffse-jetiMie ;
Partout, «fi cheTaliet erMnt,
Que les journanx nommait CocÉtftâzr»»
Se promenant, allant, venaiit,
Perdant toujours la tramontane,
Et gagnant ainsi ibrce argent,
Payé d'aranee et sans réplique :
Si nous passonâ «A Amérique,
Il a TU maint nouvel état
Reconnu par maint potentat
Haute et puissante république ;
Près de nous, deux ex-présidens,
Comblés d'honneurs et chargés d'ana^
Le même jour, à la môme heure.
Des virans quitter la demeure ;
Un peu plus loin, un général,
lin donnant, par un paissant leurre,.
Z>e la réTolU la lifqpl, A toiju lei maux ouTiir la port* :
Quelqu'un ra dina, que m'importa Ce qu'il a vn par^i, par-la ?
Qu'a-t-il m dans le Canada ?
Sans voua parler de la déroute De plus d'un champion mis ft baa, Far un autre plus fort, aana doute, H a TU mainte banqueroute A laquelle on ne aongeait pas, £n dépit de certains présagea ; n a TU, dans certain endroit.
Force gens donner leurs auflraget.
Sans HToir il. qui, ni, pourquoi, £t pourtant ea croire fort aages ;
n a TU Mais où me conduit
Le fol amour de ne rien taire f De crainte d'amener l'ennui, Prudemment faisona notre affair« pu prOTerbo i Trop parUr mii^
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