‹ Épîtres, satires, chansons, epigrammes, et autres pièces de versChapitre 33 sur 40 · LE DÉFUNT QUI COMPARAIT · texte numérisé non relu

LE DÉFUNT QUI COMPARAIT

Pkractè est mort, et même ab intestat, Et sans pouvoir paracherer un pacte, A son voisin confirmer un achat :

Maître GuiUôt avise qu'on contracte Avec un mort, et met dans le contrat :

« Par-devfiit moi fut présent feu PeraeUi « Lequel, avant la fabrique de l'acte, « A déclaré qu'à JVicaUe Pitrat^ « Bien «t dûment, il vendait une terré, « Et cetera : lequel par nous requis « De le signer^ dit ne le. pouvoir fairej « « Vu que ses doigts sont par la mort roidis.* Par ce moyen, à l'avisant notaire • Trois beaux écus furent dtment atqaii«

X 'chacun son armé.

ÙH'jpur, le courtier Gogtf^nari

Voit le chirurgien Panglosey

Chez lui, maniant un poignard :

« Voilà bien,» lui dit^il, « la chose

« Qui vous convient, tnon cher docteur }

k Vous devriez en faire emplette.

— « Oh !» répondf-il k l'encànteur,

K J'ai bien assez de ina lancette.»

L'ÉfOUX CONFUS. '

Fiiinion donnant un festin,.

Ldsey sa femme, sur la nappe, Par hazard répandit un plein verre de rin :

« Faut-il que je vous pincé, ou bien que je vous frappe ??

Dit le mari, plein de courrons.

— « .Vous le savez ; mais je me flatte,»

Répondit-elle, d'un ton doux, « Que la punition ne sera pas publique.»

Comme on le peut penser, Tépouj^

Jlesta confus et sans réplique.

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