‹ Épitres, satires, contes, épigrammes de Voltaire, suivis de fragments de la PucelleChapitre 126 sur 273 · SUR SON RECUEIL DE VERS QU'IL A FAIT IMPRIMER · texte numérisé non relu

SUR SON RECUEIL DE VERS QU'IL A FAIT IMPRIMER

Reçois mes compliments, charmant roi de la Chine K Ton trône est donc placé sur la double colline ?

1. Kien-Long, roi ou empereur de la Chine, actuellement régnant, a composé, vers l'an 1742 de notre ère vulgaire, un poème en vers chinois et en vers tartares. Ce n'est pas à beaucoup près son seul ouvrage. On vient de publier la traduction française de son poème.

Les Chinois et les Tartares ont le malheur de n'avoir pas, comme presque tous les autres peuples, un alphabet qui, à l'aide d'environ vingt-quatre caractères, puisse suffire à tout exprimer. Au lieu de lettres, les Chinois ont trois mille trois cent quatre-vingt-dix caractères primitifs, dont chacun exprime une idée. Ce caractère forme un mot ; et ce mot, avec une petite marque additionnelle, en forme un autre. J'aime, ynao, se- peint par une figure. J'ai aimé, j'aurais aimé, j'aimerai, demandent des figures un peu différentes, dont le caractère qui peint gnao est la racine.

Cette méthode a produit plus de quatre-vingt mille figures qui composent la langue ; et i mesure qu'on fait de nouvelles découvertes dans la nature et dans les arts, elles exigent de nouveaux caractères pour les exprimer. Toute la vie d'un Chinois lettré se consume donc dans le soin pénible d'apprendre à lire et à écrire.

Rien ne marque mieux la prodigieuse antiquité de cette nation, qui, ayant d'abord exprimé, comme toutes les autres, le petit nombre d'idées absolument nécessaire, par des lignes et par des figures symboliques pour chaque mot, a persévéré dans cette méthode antique, lors môme qu'elle est devenue insupportable.

Ce n'est pas tout : les caractères ont un peu changé avec le temps, et il y en a trente-deux espèces différentes. Les Tartares Mantchouxse sont trouvés accablés du même embarras ; mais ils n'étaient point encore parvenus à la gloire d'être surchargés de trente-deux façons d'écrire. L'empereur Kien-Long, qui est, comme on sait, de race tartare, a voulu que ses compatriotes jouissent du même honneur que les Chinois. Il a inventé lui-môme des caractères nouveaux, aidé dans l'art de multiplier les difficultés par les princes de son sang, par un de ses frères, un de ses oncles, et les principaux colao de l'empire.

On s'est donné une peine incroyable, et il a fallu des années, pour faire imprimer de soixante-quatre manières différentes son poème de Moukden, qui aurait été facilement imprimé en deux jours, si les Chinois avaient voulu se réduire à l'alphabet des autres nations.

Le respect pour l'antique et pour le difficile se montre ici dans tout son faste et dans toute sa misère. On voit pourquoi les Chinois, qui sont

On sait dans l'Occident que, malgré mes travers, J'ai toujours fort aimé les rois qui font des vers. David même me plut, quoique, à parler sans feinte» Il prône trop souvent sa triste cité sainte, Et que d'un môme ton sa muse à tout propos Fasse danser les monts et reculer les flots.

Frédéric a plus d'art, et connaît mieux son monde ; Il est plus varié, sa veine est plus féconde ;

peut-être le premier des peuples policés pour la morale, sont le dernier dans les sciences, et que leur ignorance est égale à leur fierté.

Le poème de l'empereur Rien-Long a plus d'un mérite, soit dans le sujet, qui est l'éloge de ses ancêtres, et ou la piété filiale semble naturelle ; soit dans les descriptions, instructives pour nous, de la ville de Moukden, et des animaux, des plantes de cette vaste province ; soit dans la clarté du style, perfection si rare parmi nous. Il est encore à croire que l'auteur parle purement : c'est un avantage qui manque à plus d'un de nos poètes.

Ce qui est surtout très-remarquable, c'est le respect dont cet empepereur parait être pénétré pour l'Être suprême. On doit peser ces paroles à la page 103 de la traduction : t Un tel pays, de tels hommes ne pouvaient manquer d'attirer sur eux des regards de prédilection de la part du souverain martre qui règne dans le plus haut des cieux. » Voilà bien de quoi confondre à jamais tous ceux qui ont imprimé dans tant de livres que le gouvernement chinois est athée. Comment nos théologiens détracteurs ont-ils pu accorder les sacrifices solennels avec l'athéisme? N'était-ce pas assez de se contredire continuellement dans leurs opinions? fallait-il se contredire encore pour calomnier d'autres hommes au bout de l'hémisphère?

Il est triste que l'empereur Kien-Long, auteur d'ailleurs fort modeste, dise qu'il descend d'une vierge qui devint grosse par la faveur du ciel, après avoir mangé d'un fruit rouge. Cela fait un peu de tort à la sagesse de l'empereur et à celle de son ouvrage. Il est vrai que c'est une ancienne tradition de sa famille ; il est encore vrai qu'on en avait dit autant de la mère de Gengis.

Une chose qui fait plus d'honneur à Kien-Long, c'est l'extrême consi • dération qu'il montre pour l'agriculture, et son amour pour la frugalité .

N'oublions pas que, tout originaire qu'il est de la Tartarie, il rend hommage à l'antiquité incontestable de la nation chinoise. 11 est bien loin de rêver que les Chinois sont une colonie d'Egypte : les Égyptiens, dans le temps même de leurs hiéroglyphes, eurent un alphabet, et les Chinois n'en ont jamais eu; les Égyptiens eurent douze signes du zodiaque empruntés mal à propos des Chaldéens, et les Chinois en eurent toujours vingt-huit; tout est différent entre ces deux peuples. Le P. Parenna réfuta pleinement cette imagination, il y a quelques années, dans ses Lettres à M. de Mairan.

Il a lu son Horace, il l'imite ; et vraiment Ta majesté chinoise en devrait faire autant.

Je vois avec plaisir que sur notre hémisphère L'art de la poésie à l'homme est nécessaire.

Qui n'aime point les vers a l'esprit sec et lourd; Je ne veux point chanter aux oreilles d'un sourd : Les vers sont en effet la musique de l'âme.

toi que sur le trône un feu céleste enflamme, Dis-moi si ce grand art dont nous sommes épris Est aussi difficile à Pékin qu'à Paris.

Ton peuple est-il soumis à cette loi si dure Qui veut qu'avec six pieds d'une égale mesure, De deux alexandrins côte à côte marchants, L'un serve pour la rime et l'autre pour le sens ? Si bien que sans rien perdre, en bravant cet usage, On pourrait retrancher la moitié d'un ouvrage.

Je me flatte, grand roi, que tes sujets heureux Ne sont point opprimés sous ce joug onéreux, Plus importun cent fois que les aides, gabelles, Contrôle, édits nouveaux, remontrances nouvelles, Bulle Unigenitus, billets aux confessés *, Et le refus d'un gîte aux chrétiens trépassés. Parmi nous le sentier qui mène aux deux collines Ainsi que tout le reste est parsemé d'épines. A la Chine sans doute il n'en est pas ainsi.

Les biens sont loin de nous, et les maux sont ici : C'est de l'esprit français la devise éternelle.

Je veux m'y conformer, et, d'un crayon Adèle, Peindre notre Parnasse à tes regards chinois.

1. Ce passage n'a guère besoin de commentaire. On sait assez quelle peine la sagesse du roi très-chrétien et du ministère a eue à calmer toutes ces querelles, aussi odieuses que ridicules. Biles ont été poussées jusqu'à refuser la sépulture aux morts. Ces horribles extravagances sont certainement inconnues à la Chine, où nous ayons pourtant eu la hardiesse d'envoyer des missionnaires.

Écoute : mon partage est d'ennuyer les rois.

Tu sais (car l'univers est plein de nos querelles) Quels débats inhumains, quelles guerres cruelles Occupent tous les mois l'infatigable main Des sales héritiers d'Estienne et de Plantin '. Cent rames de journaux, des rats fatale proie, Sont le champ de bataille où le sort se déploie. C'est là qu'on vit briller ce grave magistrat * Qui vint de Montauban pour gouverner l'État.

Il donna des leçons à notre Académie, Et fut très-mal payé de tant de prud'homie.

Du jansénisme obscur le fougueux gazetier 8 Aux beaux esprits du temps ne fait aucun quartier ; Hayer 4 poursuit de loin les encyclopédistes ;

1. Probablement l'auteur donne l'épithète de sales aux imprimeurs parce que leurs mains sont toujours noircies d'encre. Les Estienne et les Plantin étaient des imprimeurs très-savants et très-corrects, tels qu'il s'en trouve aujourd'hui rarement.

2. L'auteur fait allusion, sans doute, à un principal magistrat de la ville de Montauban, qui, dans son discours de réception à l'Académie française, sembla insulter plusieurs gens de lettres, qui lui répondirent par un déluge de plaisanteries. Mais ces facéties ne portent point sur l'essentiel, et laissent subsister le mérite de l'homme de lettres et ce%» du galant homme.

S. On ne peut méconnaître à ce portrait l'auteur du libelle hebdomadaire qu'on débite clandestinement et régulièrement sous le nom de Nouvelles ecclésiastiques, depuis plusieurs années. Rien ne ressemble moins à l'Ecclésiastique ou à V Eeelésiaste que ce libelle dans lequel on déchire tous les écrivains qui ne sont pas du parti, et où l'on accable des plus fades louanges ceux qui en sont encore. Je ne suis pas étonné que l'auteur de l'Épttre au roi de la Chine donne le nom d'obscur au jansénisme. Il ne l'était pas du temps de Pascal, d'Arnauld, et de la duchesse de Longueville ; mais depuis qu'il est devenu une caverne de convulsionnaires, il est tombé dans un assez grand mépris. Au reste, il ne faut pas confondre avec les jansénistes convulsionnaires les gens de bien éclairés qui soutiennent les droits de l'Église gallicane et de toute Eglise, contre les usurpations de la cour de Rome. Ce sont de bons citoyens, et non des jansénistes : ils méritent les remerctments de l'Europe.

4. On croit que cet Hayer était un moine récollet qui avait part à un journal dans lequel on disait des injures au Dictionnaire encyclopédique. On appelait ce journal chrétien; comme si les autres journaux de l'Eu-

Linguet fond en courroux sur les économistes i ;

A brûler les païens Ribalier se morfond * ;

Beaumont pousse à Jean-Jacque, et Jean-Jacque à Beaumont 8 ;

rope avaient été païens. Les injures n'étaient pas chrétiennes. Bien des gens doutent que ce journal ait existé ; cependant il est certain qu'il a été imprimé plusieurs années de suite.

1. Les économistes sont une société qui a donné d'excellents morceaux sur l'agriculture, sur l'économie champêtre, et sur plusieurs objets qui intéressent le genre humain. M. Linguet est un avocat de beaucoup d'esprit, auteur de plusieurs ouvrages dans lesquels on a trouvé des vues philosophiques et des paradoxes. Il a eu des querelles assez vives avec les économistes, auteurs des Êphèmérides du citoyen, et s'est tiré avec un succès plus brillant de celles que l'abbé La Blé trie lui a suscitées.

2. Ceci est une allusion visible à la grande querelle de M. Ribalier, principal du collège Mazarin, avec M. Marmontel de l'Académie française, auteur du célèbre ouvrage moral intitulé Bdisaire. 11 s'agissait de savoir si tous les grands hommes de l'antiquité qui avaient pratiqué la justice et les bonnes œuvres, sans pouvoir connaître notre sainte religion, étaient plongés dans un gouffre de flammes éternelles. L'académicien soupçonnait que le père de tous les hommes, en mettant la vertu dans leurs cœurs, leur avait fait miséricorde. Le principal du collège, membre de la Sorbonne, affirmait qu'ils étaient en enfer, comme ayant invinciblement ignoré la science du salut.

L'Europe fut pour M. Marmontel, et la Sorbonne pour M. Ribalier. M. de Beaumont, archevêque de Paris, prit aussi le parti delà Faculté. Ce procédé déplut beaucoup à l'empereur Kien-Long, qui en fut informé par le P. Amyot, l'un des jésuites conservés à la Chine pour leur savoir et pour leurs services; mais ce m'est pas le seul roi qui a eu de petits démêlés avec M. de Beaumont. L'empereur Kien-Long n'en gouverna pas moins bien ses États, et continua à faire des vers.

8. Jean-Jacques Rousseau, natif delà ville de Genève, était un original qui avait voulu à toute force qu'on parlât de lui. Pour y parvenir, il composa des romans, et écrivit contre les romans; il fit des comédies, et publia que la comédie est une œuvre du malin. Jean-Jacques, dans -ses livres, disait : mon ami! avec effusion de cœur, et se brouillait avec tous ses amis. Jean-Jacques s'écriait dans les préfaces de ses brochures : ma patrie! ma chère patrie! et il renonçait à sa patrie. H écrivait de gros livres en faveur" de la liberté, et il présentait requête au conseil de Berne pour le prier de le faire enfermer, afin d'avoir ses coudées franches. Il écrivait que les prédicants de Genève étaient orthodoxes, et puis il écrivait que ces prédicants étaient des fripons et des hérétiques. « mon cher pasteur de Boveresse! a bovibus, s'écriait-il encore dans ses brochures, que je vous aime, et que vous êtes un pasteur selon le cœur de Dieu et selon le mien ! et que vous m'avez fait verser de larmes de joie! » Mais le lendemain il imprimait que le pasteur de Boveresse était un coquin qui avait vouiu le faire lapider par tous les petis garçons du village.

Palissot contre eux tous puissamment s'évertue ' : Que de fiel s'évapore, et que d'encre est perdue !

De là, Jean-Jacques, vêtu en Arménien, s'en allait en Angleterre avec on ami intime qu'il n'avait jamais vu; et comme la nation anglaise faisait usage de sa liberté en se moquant outrageusement de lui, il imprima que son ami intime, qui lui rendait des services inouïs, était le cœur le plus noir et le plus perfide qu'il y eut dans les trois royaumes.

M. de Beaumont, archevêque de Paris, qui était d'un caractère tout différent, et qui écrivait dans un goût tout opposé, prit Jean-Jacques sérieusement, et donna un gros mandement, non pas un mandement sur ses fermiers, pour fournir i Jean-Jacques quelques rétributions par la main des diacre*, selon les règles de la primitive Église, mais un mandement pour lui dire qu'il était un hérétique, coupable d'expressions malsonnantes, téméraires, offensives des oreilles pieuses, tendantes à insinuer qu'on ne peut être en môme temps à Rome et à Pékin, et qu'il y a du vrai dans les premières règles de l'arithmétique.

Jean-Jacques, de son côté, répondit sérieusement à M. l' archevêque de Paris. Il intitula sa lettre : Jean- Jacques à Christophe de Beaumont, comme César écrivait à Cicéron, Cœsar imperator Ciceroni imperatori. Jl faut avouer encore que c'était aussi le style des premiers siècles de l'Église. Saint Jérôme, qui n'était qu'un pauvre savant prêtre, retiré à Bethléem pour apprendre l'idiome hébraïque, écrivait ainsi à Jean, évéque de Jérusalem, son ennemi capital.

Jean-Jacques, dans sa lettre à Christophe, dit, page 2 : « Je devins homme de lettres par mon mépris même pour cet état. » Cela parut fier et grand. On remarqua dans un journal que Jean- Jacques, fils d'un mauvais ouvrier de Genève, nourri de l'hôpital, méprisait le titre d'homme de lettres, dont l'empereur de la Chine et le roi de Prusse s'honorent. Il ne doute pas dans cette lettre que l'univers entier n'ait sur lui les yeux. Il prie, page 12, l'archevêque de lire son roman d'Héloise, dans lequel le héros gagne un mal vénérien au b..., et l'héroïne fait un enfant avec le héros avant de se marier à un ivrogne. Après quoi Jean-Jacques parle de Jésus-Christ, de la grâce prévenante, du péché originel, et de la Trinité. Et il conclut par déclarer positivement, page 127, que tous les gouvernements de l'Europe lui devraient élever des statue» à frais communs.

Enfin, après avoir traité i fond avec Christophe tous les points abstrus de la théologie, il finit par faire un petit opéra en prose.

De son côté, Christophe commence par avertir les fidèles, page 4, que « Jean-Jacques est amateur de lui-même, fier, et même superbe, même enflé d'orgueil, impie, blasphémateur et calomniateur, et qui pis est, amateur des voluptés plutôt que de Dieu; enfin, d'un esprit corrompu et perverti dans la foi. »

On demandera peut-être à la Chine ce que le public de Paris a pensé de ces traits d'éloquence. Il a ri.

1. M. Palissot est l'auteur de la comédie des Philosophes, dans laquelle

Parmi les combattants vient un rimeur gascon * f Prédicant petit-maître, ami d'Aliboron, Qui, pour se signaler, refait la Henriade; Et tandis qu'en secret chacun se persuade De voler en vainqueur au haut du mont sacré, On vit dans l'amertume, et Ton meurt ignoré.

La Discorde est partout, et le public s'en raille. On se hait au Parnasse encor plus qu'à Versaille. Grand roi, de qui les vers et l'esprit sont si doux, Crois-moi, reste à Pékin, ne viens jamais chez nous. Au bord du fleuve Jaune un peuple entier t'admire; Tes vers seront toujours très-bons dans ton empire : Mais gare que Paris ne flétrit tes lauriers ! Les Français sont malins et sont grands chansonniers. Les trois rois d'Orient, que Ton voit chaque année \

on représenta Jean-Jacques marchant à quatre pattes, et des savants volant dans la poche. U est aussi l'auteur d'un poème intitulé la Dunciadc, d'après la Dimciadede Pope. Ce poème est rempli de traits contre MM. Marmontel, abbé Coyer, abbé Raynal, abbé Le Blanc, Mailhoi, Baculard d'Arnaud, Le Mierre, du BeUoy, Sedaine, Dorât, La Morlière, Rochon, Boistel, Taconnet, Poinsinet, du Rosoy, Blin, Colardeau, Bastide, Mouhtj Portelance, Sauvigny, Robbé, Lattaignant, Jonval, Açarq, Bergier; M»" Graffigny, Riccoboni, Un ci, Curé, etc.

Ce poème est en trois chants (on eu a fait dix chants, depuis). Préron y est installé chancelier de la Sottise. Sa souveraine le change en âne. Préron, qui ne peut courir, la prie de vouloir bien lui faire présent d'une paire d'ailes; elle lui en donne, mais elle les lui ajuste à contresens : de sorte que Préron, quand il veut voler en haut, tombe toujours en bas avec la Sottise, qu'il porte sur son dos. Cette imagination a été regardée comme la meilleure de tout l'ouvrage. On apprend, dans les notes ajoutées i ce poème par l'auteur, « que Préron était ci-devant jésuite chassé du collège pour ses mœurs, qu'il fut ensuite abbé, puis sons-lieutenant, et se déguisa en comtesse. » (Page 62, chant III.) Le grand nombre de gens de mérite attaqués dans ce poème nuisit à son succès; mais la métamorphose de Préron en âne réunit tous les suffrages.

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