‹ Épitres, satires, contes, épigrammes de Voltaire, suivis de fragments de la PucelleChapitre 148 sur 273 · SUR LE FAUX BRUIT DE LA MORT DE L 'AUTEUR · texte numérisé non relu

SUR LE FAUX BRUIT DE LA MORT DE L 'AUTEUR

Annoncée dans la Gazette de Bruxelles au mois de février 1778.

Prince dont le charmant esprit Avec tant de grâce m'attire, Si j'étais mort, comme on l'a dit, N'auriez-vous pas eu le crédit De m'arracher du sombre empire?

Car je sais très-bien qu'il suffit De quelques sons de votre lyre.

C'est ainsi qu'Orphée en usait Dans l'antiquité révérée; Et c'est une chose avérée Que plus d'un mort ressuscitait.

Croyez que dans votre gazette, Lorsqu'on parlait de mon trépas, Ce n'était pas chose indiscrète; Ces messieurs ne se trompaient pas.

En effet, qu'est-ce que la vie?

ÊPITRES. *5i

C'est un jour : tel est son destin.

Qu'importe qu'elle soit finie Vers le soir ou vers le matin?

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