‹ Épitres, stances, et odes de VoltaireChapitre 100 sur 134 · X. AU ROI DE PRUSSE · texte numérisé non relu

X. AU ROI DE PRUSSE

pour en obtenir la grâce d'un Français détenu depuis long-temjis dans les prisons de Spandau. (i744-)

VJTÉNiE universel , ame sensible et ferme, Grand homme, il es t sous vous de malheureux mortels t Mais quand à ses vertus on n'a point mis de terme. On en met aux tourments des plus grands criminels.

Depuis vingt ans entiers faut-il qu'on abandonne Un étranger mourant au poids affreux des fers ? Pluton punit toujours , mais Jupiter pardonne : j\'imiterez-vous jjlus que le dieu des enfers ?

Toyez autour de vous les Prières tremblantes. Filles du repentir , maîtresses des grands cœurs ^ S'étonner d'arroser de larmes impuissantes La généreuse main qm sécha tant de pleurs.

Ah! pourquoi m'étaler avec magnificence Ce spectacle 'brillant où triompha Titus ? Pour embellir la fête égalez sa clémence. Et l'imitez en tout , ou ne le vantes plus.

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